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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

 

 

Quelle nuit! Quelle joie! Quel espoir!

Le 25 avril 1974 au matin c'était la Révolution au Portugal !

Lisbonne, couverte d'œillets rouges, se libérait de 48 années de dictature fasciste !

Le peuple portugais, les soldats et leurs capitaines en révolte fraternisaient dans les rues, les places et les boulevards de la capitale du Portugal

Tout cela avait commencé dans les casernes, tard dans la nuit : une chanson, « Grandola », diffusée sur les ondes à minuit, donnait le signal.

Les chars convergeaient vers le centre et occupaient les lieux stratégiques la population, le petit peuple en tête, couvrait d'œillets rouges les blindés libérateurs, et offrait aux fusiliers-marins ces fleurs, qui allaient orner leurs armes.

Cette rencontre et cette entente entre le peuple et ses soldats permirent la victoire de la liberté.

Mais il faut savoir qu'une résistance populaire, animée par le Parti Communiste Portugais, et son secrétaire -général, Alvaro Cunhal, réduit à la clandestinité depuis des décennies, avait ouvert le chemin de la Révolution des Œillets et à sa victoire.

D'un côté, cette résistance populaire et ses combattants communistes, victimes d'une féroce répression, les tortures généralisées  et les cachots de la police politique du régime, la PIDE, menaient le combat quotidien sur le plan social.

Ils se mobilisaient à l'occasion du « Premero de Maio », journée de lutte des travailleurs, organisant des luttes dans les entreprises, les chantiers navals, contre l'exploitation patronale.

D'autre part, ces militants héroïques combattaient les guerres coloniales sanglantes et prolongées, menées en Angola, au Mozambique et en Guinée Bissau. « Nao a guerra colonial ! », pouvait-on voir inscrit sur les murs.

C'est à partir de cette réalité que se sont retrouvés officiers subalternes et prolétariat urbain et agricole dans le combat convergeant contre le pouvoir des dictateurs, d'abord Salazar et puis  Caetano, appuyés par les pays dits « démocratiques», la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

jean-levy.jpgLe témoignage de Jean Lévy :

Je m'en souviens !

« J'ai eu l'immense bonheur, le 30 avril 1974, de faire partie de la délégation confédérale de la CGT, invitée pour participer au premier 1er MAI libre à Lisbonne.

En effet, depuis 1972, j'opérais la liaison avec les syndicats clandestins portugais et la CGT française, à partir de nombreux voyages à Lisbonne, en particulier avec le Syndicat des Banques, et ceux de la Métallurgie, depuis ma présence clandestine au procès de trois militants de ces organisations, condamnés à deux ans de forteresse, après des jours et des jours de tortures par la PIDE(police politique sous la dictature).

Libérés, au bout de leur peine en 1973, la CGT française leur offrit un court séjour de repos en France pour leur permettre d'effacer les effets de la détention.

Depuis lors, j'ai gardé longtemps une amitié fraternelle avec ces camarades au cours de séjours renouvelés au Portugal.

Je me souviens du matin du 26 avril 1974, où à Lille en déplacement syndical, j'appris le "golpe" militaire à Lisbonne, ne sachant pas encore s'il s'agissait d'un « coup » de droite ou de gauche...jusqu'au moment où l'information fut donnée selon laquelle c'était « Grandola » qui en avait signifié le départ.

Or, je connaissais la chanson clandestine, fort répandue dans les milieux de la résistance communiste, que je fréquentais au Portugal.

D'où ma joie sans borne... 

Je me souviens donc de mon arrivée à Lisbonne, le 30 avril 1974, dans le même avion que des réfugiés politiques, dont Alvaro Cunhal, lui-même, évadé de prison après 10 ans de détention et un exil à Prague ».

Je me souviens de cette « Internationale » entonnée par tous ceux qui allaient retrouver leur patrie et leur combat, alors que la Caravelle tournait au-dessus de la capitale portugaise, avant de d'atterrir...

Je me souviens de l'accueil à la sortie de l'aéroport, du blindé sur lequel les soldats auréolés d'œillets rouges, faisaient monter Alvaro Cunhal, au milieu d'une foule enthousiaste...

Je me souviens du meeting du Premier Mai, de la tribune où j'étais, tout près d'Alvaro (et aussi du leader socialiste, Mario Soarès, qui avait passé les dernières années de la dictature en France), face à 100.000 personnes, chantant l'hymne portugais, « l'Internationale » et ... « Grandola »

J. L.

Source : blog « çà n’empêche pas Nicolas ! »

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thierry cayol 25/04/2011 08:46



Merci pour ce bel hommage rendu à la révolution portugaise. J'étais bien jeune -j'avais 13 ans- mais cette grande victoire de la démocratie sur la dictature reste l'un des plus beaux souvenirs de
mon adolescence.


TC