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Publié par Diablo

medecin

Dans bien des secteurs ruralues , petites villes et villes moyennes, le nombre de médecins, de dentistes, d’ophtalmologistes, de pharmaciens, de spécialistes, qui s’approchent de la limite d’âge augmente ! C'est la conséquence de 40 ans de politiques malthusiennes !

Le numérus clausus pour les étudiants en médecine est apparu en France en 1971.

 

C’était 4 ans après les Ordonnances d'août 1967, qui avaient repris un grand nombre des revendications contenues dans leRapport de 1965 du CNPF (ancêtre du Medef), en renforçant la pénétration du patronat dans la gestion des Caisses de Sécurité sociale. Avec ces ordonnances, le paritarisme est modifié au bénéfice du patronat, et au détriment de la CGT, et les élections des administrateurs de la Sécurité sociale sont supprimées.

 

 

Ces ordonnances ont rompu l'unité du régime général de Sécurité sociale, et les ont éclaté entre trois Caisses nationales (maladie, vieillesse, allocations familiales) qui devaient équilibrer leur budget indépendamment les unes des autres. C'est à partir de là  que le Trou de la Sécu est apparu, et que le patronat a commencé à obtenir des allègements de "charges", que l'expression "charges sociales" a commencé à remplacer subrepticement le terme de "cotisations sociales", etc. On connait la suite !

Ces ordonnances de 1967 ne seront pas sans conséquences sur la politique de formation des médecins.

 

Le Journal Officiel publia le 23 Octobre 1971 , en application d’une loi votée quelques semaines plus tôt, le premier des arrêtés annuels qui fixent le nombre d’étudiants en médecine admis en deuxième année, nombre appelé depuis numerus clausus. Il s'agissait d'empêcher la "démocratisation" des professions médicales, qui avaient été marquées en 1968, 1969, et 1970 par l'entrée massive d'étudiants issus des classes populaires das les cursus de formation.

 

 

Le numérus Clausus fut donc fixé à 8 591 en 1971. En 2013, il est prévu que 7 492 étudiants seulement seront admis en 2e année de médecine à l’issue de cette année universitaire, selon l’arrêté paru le 11 janvier 2013 au Journal officiel. En 2012, le chiffre étaient sensiblement le même (7 500). Quarante ans après on est donc en dessous du nombre de médecins que l'on formait dans les années 60, alors que la population a augmenté de 20% !

Un numérus clausus de 3500 en 1992 !

 

Mais la période 1971-2013 n'est pas marquée par une baisse rectiligne : Au cours de la décennie des années 70 et 80 le numérus clausus sera régulièrement diminué par les gouvernements successifs, jusqu’à atteindre le nombre incroyablement bas de 3 500 en 1992 !

 

 

Ce n’est qu’au début des années 2 000 que les pouvoirs publics prendront quelque peu conscience de la conséquence dramatique, pourtant largement prévisible et prévue, du numerus clausus sur les effectifs médicaux, et commenceront à le relever progressivement, pour atteindre aujourd’hui le chiffre de 7 500.

 

Mais on devrait donc en produire au moins 10200, pour être dans les clous des années 68, 69, et 70 ! Avec 7500 est loin du compte !!! On continue la pénurite !

Réduire le nombre de médecins pour réduire les dépenses de santé ? Ils l'ont pensé, et ils l'ont fait ! On en subit les conséquences aujourd'hui !

 

Le ministère de la Santé continue donc à penser en 2013, de la même manière qu'il pensait en 1971, que pour réduire les dépenses de santé il faudrait limiter le nombre de médecins. C'est comme si, pour combattre la fièvre on cassait le thermomètre !!!

 

 

La phrase « Il faut limiter les dépenses de santé », n’a pas cessé d’être ou prononcée des milliers de fois. 

 

 

Par contre, on n’entend guère que les dépenses de santé ont comme corollaire des recettes de santé, ni qu’elles apportent de la santé, des années de vie, des soulagements, des améliorations et des guérisons.

La population de la France a augmenté de 20% depuis 1968; le nombre de médecins se prépare à diminuer de 30% !

En 1968 le nombre d’habitants en France était de 49,9 millions. Aujourd’hui il dépasse les 60 millions. Or les facultés de médecine produisent chaque années 1000 médecins de moins que dans les années 60.

 

 

En 2013 France compte actuellement entre 200 000 et 210 000 médecins ; ce chiffre correspond en réalité au début d’une pénurie, d’autant que l’âge médian des médecins se rapproche dangereusement de la cinquantaine.

 

 

La question centrale qui se pose actuellement c’est le remplacement des médecins qui sont nombreux à s’approcher de l’âge de la retraite.Car ceux qui sont entré à la Fac en 1971 ont 60 ans ! Les technocrates ont choisi: fermer la porte des formations médicales à nos jeunes, et importer massivement des médecins étrangers !

Pénurie ? Oui ! On vient d’apprendre que le grand groupe historique des Télécoms vient d’embaucher un médecin du travail de 75 ans (en Région Centre !)! Véridique ! Ils l'ont fait ! Quelle honte !

Oui, à Tours il y a désormais un médecin du travail de 75 ans ! Cette grande entreprise du Cac 40, laboratoire du Medef l'a fait !Formidable (au seins étymologique, "formidable" veut dire: "cela fait peur")  

 

 

Dans le cadre de l’annonce d’une nouvelle réforme des retraites, l’allongement de la durée d’assurance aura pour effet que pour bénéficier d’une retraite sans décote, les médecins devront repousser l’âge de leur retraite départ à la retraite au-delà de 70 ans !  

 

Mais, est-ce sérieux ?

Les tenants des politiques antisociales successives ont, de plus, fermé les yeux devant l’évolution de la profession médicale, pourtant identique à celle du reste de la société.

Ils ont fermé les yeux sur cette évidence que la population française allait augmenter, allait vieillir, et allait avoir besoin de plus en plus de médecins.

  • => On n’accouche plus dans la douleur,
  • => On accouche avec l’aide d’un anesthésiste,
  • => On ne va pas à la piscine sans certificat médical,
  • => On fait des bilans de santé réguliers, chez son généraliste, et chez beaucoup de spécialistes.
  • => On vieillit en milieu médicalisé et on meurt entouré de spécialistes des soins palliatifs. 

Ce ne sont là que quelques exemples  de la considérable augmentation du besoin de la population en médecins.

Pour la CGT « il faut adapter les effectifs médicaux aux besoins de la population », et pas adapter les besoins médicaux aux impératifs financiers !

 

Car les besoins sont aujourd'hui énormes, et la falaise du vieillement des populations médicales et là ; c'est pour dans les toutes proches années ! Le véritable fond de l'affaire de la désertification médicale c'est le numérus clausus !

Pour cela il faut, d’urgence, libérer les formations en médecine, les ouvrir largement au plus grand nombre, et donc casser le numérus clausus!

Source : Blog de l'UL CGT de Dieppe

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