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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel LeDiablo

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Rentiers de tous les pays,

réjouissez-vous!

 

 

En ces temps où l’ennemi à abattre, c’est la valeur travail et son  insupportable « coût », la nouvelle est passée inaperçue. C’est dommage, car elle vaut son pesant de bonus. Selon une étude de Henderson rapportée par Les Echos (24 février), pour la première fois, les dividendes versés dans le monde ont dépassé les 1000 milliards de dollars pour atteindre 1030 milliards de dollars. Champagne ! 

 

 

En soi, le résultat est impressionnant, mais la tendance l’est encore plus. En effet, alors que l’on rebat les oreilles de la crise, des efforts à fournir, des sacrifices à partager, des boulons à visser, des bretelles à remonter, des ceintures à resserrer et des vestes à retourner, que constate-t-on ? Que les dividendes ont progressé de 43% depuis 2009.

 

 

En somme, bourrasque ou pas, dérèglement ou pas, les rentiers et leurs familles se portent comme les oligarques d’Ukraine ou d’ailleurs. Ils prélèvent une véritable dime sur l’entreprise.

 

 

Et les actionnaires bien de chez nous, les riches de souche hexagonale, comment vont-ils ? Bien, très bien, merci pour eux. Avec 50 milliards de dollars de dividendes versés en 2013, la France se situe en troisième place, juste derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Autrement dit, une fois que l’on enlève les deux principales places financières de la planète (Wall Street et la City),  Paris est la ville de toutes les opportunités pour actionnaires en mal de rentabilité. 

 

 

C’est bon à savoir, vu ce que l’on entend sur la santé des entreprises écrasées par les « charges » (celle du travail, pas du capital, dont on ne parle jamais), l’avenir des riches tondus par le fisc, le sort des malheureuses banques, et le manque d’« attractivité » d’un pays boudé par les capitaux, au point que le président de cette drôle de République en est à faire des risettes au président du Medef sans obtenir le moindre remerciement en retour.    

 

 

En fait, les chiffres précités ne font que confirmer les résultats récents du CAC 40. Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année. 

 

 

Dans un pays où l’on nous explique jusqu’à plus soif que les caisses sont vides, voilà une musique dissonante. Imaginons une seconde le concert auquel on aurait eu droit si, par hypothèse absurde, les grosses légumes du CAC 40 avaient annoncé des pertes. Seulement voilà. Depuis 2007, nonobstant la crise dont ils sont mes premiers responsables, Nos Amis de la Bourse ont toujours obtenu des résultats positifs - inégaux, certes, mais positifs. 

 

 

Le problème est que l’on n’en mesure aucunement les conséquences sur l’économie, l’investissement et l’emploi. En effet, les groupes concernés se développent surtout à l’étranger. Pour eux, la France est plus un boulet qu’une patrie. Ils boycottent l’hexagone sous prétexte que la « compétitivité » n’y est pas ce qu’elle est ailleurs, oubliant au passage de préciser que leur expansion serait impossible sans leur base nationale, largement nourrie de fonds publics.      

 

 

Ainsi se referme le piège. D’un côté, des groupes hyper puissants qui se développent hors sol. De l’autre, des PME qui tirent la langue faute de demande (merci l’austérité) et de moyens (merci les banques). 

 

 

Voilà pourquoi le « pacte de responsabilité » idéalisé par le Medef tombe à plat. Pour l’essentiel, il va bénéficier  aux multinationales qui profitent déjà des aides publiques pour s’expatrier, tandis que les petites entreprises de l’industrie seront réduites à la portion congrue. 

 

 

Mieux vaudrait cibler les interventions et rappeler les groupes du CAC à leurs responsabilités, en exigeant des engagements clairs et précis en contrepartie d’éventuelles aides publiques. Mieux vaudrait redire haut et fort que les tirades sur le patriotisme économique sont destinées à  tout le monde, y compris à ceux qui se comportent comme des émigrés de luxe.

 

Jack DION

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