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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

Tribune libre

Le gouvernement mène une campagne de publicité dans la presse (inutile de demander qui paie, nous connaissons la réponse) sur le thème de l'augmentation de l'espérance de vie. 66 ans en 1950, 81 ans en 2010, dit-elle. Conclusion: il faut faire quelque chose (inutile de demander quoi, la réponse est également connue).
On ne peut rien contre les chiffres, dira-t-on. Mais ces chiffres sont truqués.
Il faut souligner un premier point: l'augmentation de la durée de la vie n'implique pas une amélioration symétrique de la santé à un âge donné. Bien au contraire: si on vit plus vieux, c'est que bien des maladies qui étaient mortelles ne le sont plus. Elles n'en laissent pas moins des séquelles. Ce n'est pas parce qu'on est plus nombreux à atteindre 70 ans qu'on est plus capable de travailler à 70 ans qu'en 1950.
Mais, surtout, le chiffre dont on nous rebat les oreilles n'a rien à voir avec la durée du temps passé à la retraite. Pour une raison simple: il s'agit de l'espérance de vie à la naissance. Elle était, encore en 1950, bien plus 100 ans plus tôt, tirée vers le bas par le nombre de morts en bas âge. Celles-ci sont, fort heureusement, devenue très rares, ce qui pousse la moyenne vers le haut. Mais ne change rien à la question des retraites.
J'ai donc cherché le seul chiffre pertinent, celui de l'espérance de vie à 60 ans. J'ai fini par le trouver,
sur le site du COR. Cette espérance était de 16 ans (soit 76 ans) en 1950. Elle atteint aujourd'hui 24 ans (soit 84 ans). Là où le gouvernement affiche un écart de 15 ans, créateur fatal de gouffre, il n'y a en fait que huit ans de différence. D'autant plus facile à combler par l'augmentation de la productivité.
Je joins le graphique du COR. Il appelle deux remarques :
1) La façon dont la courbe est prolongée jusqu'en 2050 est bien sûr ridicule. Rien ne permet de croire à une augmentation continue de la durée de la vie: certaines limites naturelles seront forcément atteintes. Pourquoi s'arrêter en 2050, et ne pas poursuivre hardiment pour nous apprendre que vers l'an 3000, nos descendants vivront en moyenne 170 ans, et qu'ile est donc urgent de porter la durée de cotisations à 150 ans ? Ce ne serait pas moins sérieux.
2) Malgré tout, supprimés ces amusants pointillés, la pente semble rude. C'est une question d'échelle: on peut tout faire, avec un graphique. Les années de vie (en ordonnées) sont représentées par quatre fois plus de centimètres que les années de temps (en abscisses). En plus, l'échelle des ordonnées commence à 16, histoire de donner l'impression qu'on part de zéro et qu'on grimpe vertigineusement.

Conclusion:
nous avons là un exemple type de l'usage qu'on fait des chiffres et des graphiques pour asséner des "vérités incontestables" qui n'en sont pas.

Emmanuel

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