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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

facs-lycees.JPG

Les ministres du gouvernement et les responsables de l'UMP répètent sur tous les tons que les jeunes ne devraient pas manifester car ils ne sont pas concernés par la réforme des retraites, et que les lycéens devraient rester sagement en cours.

Ce même gouvernement qui pense que des adolescents de 13 ans sont assez conscients de leurs actes pour les envoyer en prison, considère dans le même temps qu'il est irresponsable de manifester lorsqu'on à 16 ou 17 ans. Allez comprendre !

Or, si les jeunes manifestent, c'est d'abord par solidarité avec leurs parents qui devront trimer jusqu'à 62 ans ou 67 ans si la loi sur les retraites s'applique. C'est aussi parce que cette réforme détruira un million d'emplois pour les jeunes, renforçant le chômage qui les touchent déjà massivement.

Comment envisager cotiser 42 années lorsque la seule perspective qu'on nous propose est d'alterner périodes de chômage, d'activité et licenciements, toute notre vie ?

Enfin manifester, quelque soit son âge, c'est également pointer du doigt que cette société telle qu'elle est organisée, n'offre, de manière générale, aucun autre avenir que celui du chacun pour soi, de l'esclavage salarié, la précarité.

Ces préoccupations, le gouvernement et tous ses sbires s'en fichent complètement. Avec cette réforme des retraites, c'est faire des profits qui est l'objectif : en exploitant plus et plus longtemps les travailleurs, en transférant progressivement des milliards d'euros des caisses de retraite dans les caisses des fonds de pension, des banques et spéculateurs privés, en liquidant le système de répartition, acquis majeur du mouvement ouvrier.

Pour imposer ces mesures pas d'autre choix pour la bourgeoisie que de renforcer tout un arsenal législatif et policier anti-ouvrier, de diviser les couches populaires, en créant des boucs émissaires : « français » contre « étrangers », de persécuter les Roms, de stigmatiser les chômeurs, etc.

Face à la mobilisation de la jeunesse, la stratégie répressive du gouvernement et des administrations scolaires et universitaires ne s'est pas faite attendre. Des facs sont fermées administrativement. Contre les lycéens, la présence policière est impressionnante, sa violence stratégiquement orchestrée : des interpellations par centaines dans tout le pays, des blessés, des tabassés, des matraqués.

La mobilisation naissante, n'est pas encore assez massive et coordonnée. Outre la mise en place rapide d'une solidarité inconditionnelle et immédiate avec les inculpés, la seule réponse possible face à la répression est l'organisation et l'élargissement du mouvement.

Faire des assemblées générales dans chaque lycée et université, aller débrayer ceux qui ne sont pas encore mobilisés, donner un objectif aux manifestations, aller à la rencontre des travailleurs, participer aux assemblées interprofessionnelles, se structurer à l'échelle de la ville, de la région, du pays : c'est la seule voie envisageable pour amplifier et construire un vaste mouvement, assez puissant pour être victorieux.

Face à une « intersyndicale nationale » qui offre au gouvernement une porte de sortie en implorant son retour rapide à la « table des négociations », les lycéens et les étudiants peuvent impulser un souffle salvateur en imposant les mots d'ordre de :

- Retrait pur et simple de la réforme des retraites !

- Abrogation des lois racistes et liberticides !

- Pas de négociations avec ce gouvernement !

Pour que tous et toutes puissent profiter des richesses produites par la société, l'État capitaliste actuel au service d'une minorité infime de riches et de possédants, doit laisser la place à un régime politique et social nouveau, fondé sur le pouvoir de la majorité, des travailleurs et travailleuses.

Ce projet, porté par le mouvement communiste révolutionnaire, est le seul débouché positif possible aux luttes et à la colère populaire qui s'expriment aujourd'hui.

Ce texte est publié par « Initiative Communiste Ouvrière »

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