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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel LeDiablo

Le journal « Les Echos » publie dans son édition du 30 septembre 2013 un article semble t-il pertinent sur le sentiment d’impuissance des syndicats.

 

A vous de juger !

 

Article transmis par le « Cercle Ouvrier »   

comibase@gmail.com

 

*****

 

La CFDT proactive (1), la CGT et FO sur la défensive

Par Leïla Comarmond  Le 30 septembre 2013 - Les Echos

 

D ans le débat parlementaire à venir sur la réforme des retraites, chaque syndicat a sa stratégie.

Semaine d'action pour l'une (du 7 au 11 octobre), rassemblement militant pour l'autre (le 15 octobre). Après l'échec de leur mobilisation du 10 septembre, la CGT et FO ménagent leurs troupes, pour éviter d'être accusées de capituler en rase campagne contre la réforme des retraites.

 

Mais leurs directions savent la bataille de la rue perdue.

 

Reste celle du Parlement. CFDT, CGT et FO ont en commun d'avoir chacune fait une adresse aux élus dans cette perspective. Mais elles n'ont pas pour autant adopté la même stratégie.

 

Le calme social aidant, aucune concession n'est attendue sur les impopulaires 43 ans de cotisations auxquels tous les syndicats se disent hostiles.

 

Mais le projet traite aussi de sujets connexes : pénibilité, temps partiel... C'est toute l'habileté du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. C'est aussi pour toutes les confédérations un enjeu important car elles portent depuis longtemps des revendications en la matière et se savent donc attendues dessus.

 

La plus proactive est la CFDT. Pas question pour Laurent Berger de vivre une crise comme celle née du soutien de son prédécesseur, François Chérèque, à la réforme des retraites de 2003. Ni de risquer d'être accusé de collusion avec un exécutif socialiste, comme au début des années 1980. Le syndicat prend soin de souligner que la réforme Ayrault n'est pas sa réforme.

 

Cela ne l'empêche pas de vouloir peser dessus et obtenir des infléchissements sur ses points connexes avec la ferme intention d'en revendiquer la paternité à l'heure du bilan. Le courrier aux parlementaires signé par Laurent Berger comporte donc des propositions précises.

 

Thierry Le Paon fait profil bas

 

Du côté de la CGT, la démarche est paradoxalement moins engagée. Le temps est fini où la centrale rédigeait des amendements clefs en main pour le PC. Depuis la fin des années 1990, elle a cherché à peser de façon plus œcuménique sur les débats parlementaires.

 

 

Le retour des socialistes au pouvoir aurait pu être l'occasion de mesurer son nouveau pouvoir d'influence. Mais l'élection de François Hollande a coïncidé avec la grave crise interne provoquée par la succession de Bernard Thibault. Celle-ci a abouti à l'élection de Thierry Lepaon, qui a choisi de jouer profil bas afin d'asseoir sa légitimité.

 

Chercher à infléchir certains points d'un texte dont la philosophie globale est contestée, est un exercice risqué en interne que n'a pas souhaité engager le leader de la CGT.

 

Les propositions confédérales aux parlementaires sont pour beaucoup destinées à consolider la cohérence interne. C'est un peu différent sur la pénibilité sur laquelle les documents cégétistes sont assez précis (tout comme ceux que l'Union des cadres CGT va rendre publics aujourd'hui sur les jeunes).

 

Rien de tel du côté de FO, le syndicat le plus déstabilisé par la réforme Ayrault. La contestation sourd en interne contre la « contre-réforme » dont certains voudraient exiger le « retrait ». Jean-Claude Mailly résiste mais il marche sur des œufs. Résultat : pas question de s'inscrire dans une logique d'infléchissement de la réforme. Et donc de peser sur le débat parlementaire.

 

 

(1) Le terme proactive  décrit une personne ou une structure qui s'auto-responsabilise mais pour sa propre vie ou son propre avenir, plutôt que de rechercher la raison des causes et leurs effets avec l'appui d'un collectif ou d'une conscience collective.

 

Source: Les Echos


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