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Publié par Diablo

carte-cuba

« Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés à Cuba », déclare Idalmis Zayas au monde.fr. Idalmis Zayas fait partie des 115 « dissidents » cubains arrivés en Espagne en 2011 après un accord entre le régime cubain et l’Église. Elle n’est pas la seule à considérer qu’elle a été dupée. Gilberto Martinez lui aussi voudrait rentrer à Cuba. Le 7 mai dernier, la police espagnole l’a expulsé de son logement de Valence, avec sa famille, pour cause de non-respect du droit de propriété : il ne payait plus son loyer. Les militants anti-expulsion venus protester ont été réprimés démocratiquement par la police.

 

À leur arrivée, les Cubains s’étaient vu promettre cinq ans d’aides par le gouvernement Zapatero. Fin 2012, le nouveau premier ministre Rajoy, pourtant aussi à droite que les Cubains émigrés, estime manifestement que cette promesse vaut moins que celle qu’il avait faite aux banques et à la Commission européenne : il leur coupe les vivres. Comme les Cubains n’ont pas trouvé de travail dans ce pays où le chômage bat des records, ils se retrouvent vite sans rien : plus d’électricité, puis plus d’eau, et les voilà maintenant à la rue, comme des dizaines de milliers d’Espagnols victimes de la crise et des plans d’austérité.

 

En Espagne, des dizaines de milliers de logements sont vides. Si on les remplissait, cela ferait chuter les loyers. Gilberto se consolera donc en pensant que son sacrifice en tant que nouveau SDF permet de préserver la bonne santé du libre marché de l’immobilier espagnol, et de garantir le train de vie des propriétaires, ce qui est essentiel dans une démocratie libérale.

 

La première mesure de l’horrible dictature castriste, le 26 janvier 1959, avait été d’annuler toutes les expulsions, et peu après, les loyers baissèrent de 30 % à 50 %. Aujourd’hui, à Cuba, les locataires deviennent automatiquement propriétaires de leur logement après 25 ans. Quelle grossière violation des Droits de l’Homme ! Gilberto et Idalmis ont subi un tel choc en se retrouvant à la rue qu’ils en perdent le sens des valeurs : comme chacun sait, mieux vaut être libre de mendier en Espagne que d’être astreint à la santé et à l’éducation gratuites à Cuba, avec des produits alimentaires de base garantis à tous par l’État ! 


Didas Kalos

 

PS : ce texte est extrait de Solidarité de Classe numéro 82 (juin 2013)

 

Source : Résistance.fr

 

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