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Publié par Michel El Diablo

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SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DU BURKINA FASO EN LUTTE


A l'initiative des syndicats et de jeunes burkinabés, un mouvement populaire d'une ampleur inégalée depuis longtemps en Afrique ou en Europe (un million de manifestants à Ouagadougou dans un pays de 17 millions d'habitants) a contraint Blaise Compaoré à quitter le pouvoir.

 

Compaoré, dirigeant depuis 27 ans grâce à l'assassinat avec sa participation du progressiste Sankara, était l'un des piliers de la domination néo-coloniale occidentale en Afrique sahélienne. Non seulement il a perpétué le sous-développement et la misère du plus grand nombre au Burkina, mais il a été l'organisateur de conflits meurtriers (au Liberia, Sierra Leone, etc.), et il a aidé en Côte d'Ivoire le poulain de la France et du FMI Ouattara a conquérir le pouvoir à Abidjan. Il était au centre du dispositif occidental de reconquête des pouvoirs économiques et militaires au Sahel et au Sahara, et il a permis l'installation au Burkina de bases occidentales, notamment de drones étatsuniens de surveillance et de combat. Sa chute est donc, grâce au soulèvement populaire burkinabé, une défaite de l'impérialisme en Afrique.


 

Mais sa fuite en Côte d'Ivoire, puis au Maroc, sous protection de la France et de ses alliés Africains pro-occidentaux, ne répond pas aux aspirations des Burkinabés, jeunes, chômeurs et salariés, inspirés de l'exemple du révolutionnaire Sankara : le pays a besoin de retrouver la voie du développement agricole et industriel autonome, permettant de satisfaire les besoins quotidiens des citoyens, de l'indépendance nationale, d'un état démocratique fort au service de l'égalité sociale et entre hommes et femmes. Les autorités transitoires, issues de tractations opaques et de pressions étrangères, n'en prennent guère le chemin. Le lieutenant-colonel Zida, premier du gouvernement provisoire, fut un des fidèles de Compaoré, et a été formé aux Etats-Unis.


 

Les puissances occidentales, leurs supplétifs africains d'Abidjan, Cotonou ou Lomé, sont à la manœuvre pour empêcher les héritiers de Sankara de réaliser au « pays des hommes intègres » leur rêve d'une société égalitaire, d'une nation libre et pacifique.


 

Mais rien n'est joué. Le peuple burkinabé peut à nouveau, par ses luttes, Étonner l'Afrique et le monde. Lui seul, en tout cas, est habilité à décider de son avenir. 


NOUS SOMMES SOLIDAIRES DE SES COMBATS, CONTRE TOUTE INGÉRENCE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, DES OCCIDENTAUX, ÉTATSUNIENS EN PARTICULIER, DES DIRIGEANTS AFRICAINS QUI LEUR SONT INFÉODÉS, DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU, QUI LEUR SERT TROP SOUVENT DE PARAVENT.


Paris, le 27 novembre 2014


Le Collectif Communiste Polex


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