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Publié par Michel El Diablo

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Le 23 septembre 2014, après trois jours de grève, les femmes de chambre, gouvernantes, équipiers et valets, salariés de la sous-traitance de l'hôtel Park Hyatt Paris-Vendôme ont obtenu de fortes hausses de salaires, alignés sur ceux des palaces. « … Nous avons obtenu de 380 à 420 euros par mois en comptant les primes. On demandait l'alignement sur les salaires des palaces : pour les femmes de chambre, valets et équipiers 1.870 euros brut et pour les gouvernantes 2.200 euros brut », a affirmé un responsable de la CGT des hôtels de prestige et économiques (HPE). L'année dernière, ils avaient obtenu, après 4 jours de grève, une prime de fin d'année équivalente à un treizième mois et la suppression de la clause de mobilité. « Du balayeur à la gouvernante générale, tout le monde a été augmenté du salaire de base de 300 euros et, avec les primes, on est entre 380 et 420 euros d'augmentation par mois », pour cet accord qui concerne 80 salariés. Les équipiers sont les salariés qui s'occupent de la manutention, pour un travail très pénible dont a été obtenu l’alignement quasiment sur les salaires des femmes de chambre. Ces salariés ont entamé vendredi une grève illimitée avec ceux du Hyatt Paris Madeleine, boulevard Malesherbes (8e arrondissement) pour obtenir leur intégration, de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaire.


C’est le 26 septembre 2014 que les salariés de la sous-traitance de l'hôtel Hyatt Paris-Madeleine ont obtenu à leur tour, après huit jours de grève, l'alignement de leurs salaires sur ceux des palaces, soit au moins 500 euros de plus par mois. « Puisque Hyatt refuse idéologiquement de les intégrer au groupe, ils demandaient au moins d'être rémunérés au même niveau que les salariés des autres cinq étoiles parisiens », a précisé un syndicaliste CGT.


Ces salariés ont obtenu une augmentation de leur taux horaire de 2 euros (en deux fois), l'instauration d'une prime de fin d'année équivalente à un 13ème mois sur deux ans (50% en novembre 2014, 100% en novembre 2015), la participation de l'employeur à la  mutuelle santé à 60%, une diminution de la cadence et enfin la suppression de la clause mobilité. Parallèlement, un accord a aussi été signé pour les salariés intégrés du Hyatt Paris-Madeleine avec la mise en place d'une prime de fin d'année équivalente à un treizième mois, qui n'existait pas jusqu'à présent.


L’URCF rappelle que du point de vue ouvrier, l’octroi de primes ou de « parts d’intéressement » ne peut satisfaire la revendication de hausse des salaires : l’individualisation de la rémunération est un piège pour les travailleurs, car elle aboutit à la mise en concurrence entre salariés et paralyse les luttes menées contre l’exploitation patronale. L’URCF avance le mot d’ordre de classe d’intégration de toutes les primes dans le salaire. « Le film « On a grevé » de Denis Gheerbrant, qui est le récit de la lutte de femmes de chambres qui se sont battues pour leurs droits, a été le déclencheur pour les femmes de chambre. Elles ont vu concrètement qu'on pouvait gagner », a affirmé un responsable CGT.


Les travailleurs de l’hôtel Park ne se sont pas contentés d’être « stupéfaits du culot » de leur patron, comme s’est exclamé Thierry Lepaon sur le MEDEF après ses propositions sur le Smic et la durée du travail. Les travailleuses de l’hôtel Park n’ont pas non plus appelé le préfet du département à « ramener le patronat à la raison », comme l’a fait Thierry Lepaon en s’adressant au Premier Ministre Manuel Valls ! Les salariés se sont rassemblés et ont décidé de préparer et de bloquer leur entreprise par la grève, voilà la voix gagnante que refusent de prendre les centrales réformistes, y compris la CGT. La grève générale et les actions bloquantes, ça se discute, ça se prépare, ça s’organise, ça se décide ; c’est la seule voix qui peut faire reculer le Capital et son gouvernement, les empêcher de nous faire payer la crise du capitalisme.

 

Source : URCF                                                                                                

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