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Publié par Diablo

Le-Figaro

Bachar al-Assad au journaliste du « Figaro » :

« Quiconque oeuvre contre les intérêts de la Syrie et de ses citoyens est un ennemi », dit le dirigeant syrien.

 

« Le peuple français n'est pas notre ennemi mais la politique de son État est hostile au peuple syrien. Dans la mesure où la politique de l'État français est hostile au peuple syrien, cet État sera son ennemi. Cette hostilité prendra fin lorsque l'État français changera de politique. Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France. »

 

Bachar al Assad ne nie pas que son armée possède des armes chimiques mais dément les avoir utilisées.

 

« Supposons que notre armée souhaite utiliser des armes de destruction massive : est-il possible qu'elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même et où des soldats ont été blessés par ces armes comme l'ont constaté les inspecteurs des Nations unies en leur rendant visite à l'hôpital où ils sont soignés? Où est la logique? », dit-il.

 

« Toutes les accusations se fondent sur les allégations des terroristes et sur des images vidéo arbitraires diffusées sur internet », ajoute-t-il.

 

Bachar al Assad met en garde les Etats-Unis et la France contre les conséquences qu'auraient des frappes punitives après l'attaque aux armes chimiques du 21 août dans la banlieue de Damas.

 

« Le Moyen-Orient est un baril de poudre et le feu s'en approche aujourd'hui », dit-il. « Il ne faut pas seulement parler de la riposte syrienne mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe. Or personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l'extrémisme se répandront. Un risque de guerre régionale existe. »


*****

Les commentaires de Jean Lévy :

jean-levy1Depuis deux ans, une guerre civile, provoquée et soutenue militairement de l'étranger, sévit en Syrie. Les gouvernements successifs, celui de Nicolas Sarkozy d'abord et de François Hollande ensuite, ont pris parti contre les autorités légitimes de l'Etat souverain.

 

Aujourd'hui, la France claironne haut et fort qu'elle s'apprête à intervenir militairement contre cet Etat. Le président de la République n'attend plus que le feu vert des Etats-Unis pour envoyer des missiles sur la Syrie...Son président vient de prévenir qu'une telle agression conduirait son pays à considérer la France comme puissance ennemie.

 

Raisonnement logique : si la France était menacée de bombardements par un Etat étranger sans que celui-ci soit agressé, elle serait naturellement en droit de se défendre contre cet ennemi déclaré.

 

La France, du fait de la volonté belliciste du gouvernement de François Hollande, est en passe de devenir l'agresseur et de provoquer ainsi des représailles, dont seraient victimes nos soldats et nos armes.,

 

De plus, ce conflit  pourrait conduire à une guerre s'étendant à l'ensemble des pays de la région, voire à une troisième guerre mondiale.

 

Et pour quelles raisons notre pays et son peuple, seraient-ils entrainés dans cet infernal enchainement ?

 

Le prétexte invoqué - l'utilisation de gaz toxiques par l'armée syrienne, démentie par celle-ci mais jugées crédibles sur la foi de « vidéos » de source rebelle, c'est-à-dire de groupes terroristes se réclamant pour partie d'Al-Qaida -  vient bien longtemps après des déclarations faites par des ministres Laurent Fabius, en premier,  faisant de la chute du président Assad, le but de la diplomatie armée du gouvernement français.

 

Il n'était alors pas question d'armes chimiques...

 

Les Français, dans leur immense majorité, ne sont pas dupes. Ils rejettent l'option guerrière. Mais cette opposition morale, si elle ne s'exprime pas publiquement dans la rue, risque de ne pas être pris en compte par le gouvernement « socialiste ».

 

Il serait dangereux d'attendre le vote des parlementaires américains et un éventuel refus de ceux-ci, et la décision du président des Etats-Unis, pour réagir. A ce moment-là, il serait bien tard, les hostilités pourraient être engagées dans les heures qui suivraient...

 

De même, faire d'un vote du Parlement français l'élément déterminant, serait passer à côté de l'essentiel : la volonté réaffirmée du gouvernement français d'intervention militaire, malgré la mise en garde syrienne. Et même s'il y avait vote, ce qui n'est pas assuré, celui-ci serait sans doute en faveur de l'option de François Hollande, nombre de députés UMP feraient l'appoint aux votes des parlementaires PS au garde-à-vous devant l'exécutif...

 

Non, le choix de la paix ou de la guerre est dans la main des citoyens.

 

Ceux-ci doivent réagir, sans attendre, et dans la durée.

 

Ce n'est pas une question de "droite" ou de "gauche", il s'agit d'une affaire nationale. Le NON français à la guerre doit transcender les clivages.

 

Le peuple français doit, sans attendre, faire entendre sa voix.

 

Il y va de l'avenir de la France.

 

NB : Les « socialistes » font souvent référence à la guerre d'Espagne pour justifier leur bellicisme actuel. Il ne faudrait-pas, disent-ils, renouveler la politique de non-intervention, qu'ils ont pratiqué alors envers la République espagnole victime d'une agression intérieure soutenue militairement de l'étranger par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste.

Sauf qu'aujourd'hui, la Syrie souveraine est victime, comme l'Espagne républicaine hier, d'une guerre civile soutenue par des armées étrangères.

Et l'intervention franco-américaine en faveur de la subversion islamiste aurait d'étranges ressemblances avec celle des brigades hitlériennes et mussoliniennes en Espagne en 1936 en faveur de la « civilisation occidentale », disait-on alors.

Trois ans après, c'était la guerre mondiale.

Jean LEVY

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