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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Publié initialement en décembre 2013 :

«Depuis des années j’anime des interventions sur l’évolution politique du département. A la longue j’ai eu l’idée de tout condenser dans un ouvrage». Roger Eymard, l’un des fondateurs de Peuple et Culture en Corrèze, connaît bien le territoire et ses élus puisqu’il a été  inspecteur et directeur départemental de la Jeunesse et des Sports pendant trente ans. Il vient de publier avec Peuple et Culture «Terres rouges, luttes populaires en Corrèze au XXe siècle, 1900-2000». Une somme qui sort de l’oubli un siècle de combats politiques et sociaux. Car rien n’a été écrit auparavant sur la plus grande grève des cheminots en mai 1920, ni sur les émeutes paysannes de Vazeilles et de Bourdarias, ni sur les manifs de mai 1968. Qui se souvient des manifestations unitaires de février 1934 qui rassemblèrent à Tulle 8.000 puis 12.000 personnes ? Elles se déroulèrent en réaction aux émeutes du 6 février à Paris menées par l’extrême droite.
«La rédaction de ce livre est partie d’une observation», explique l’auteur. «Avant la première guerre mondiale, du côté d’Egletons, de Meymac, Bugeat, Sornac et un peu La-Roche-Canillac, la SFIO recueillait 25% à 45% des voix».

«Comment se fait-il qu’une population de paysans propriétaires à plus de 50% et réputés individualistes, vote pour un parti adepte de la collectivisation des moyens de production? Dans un département dominé par les radicaux, comment peut-on expliquer qu’il existe une zone où le courant socialiste soit aussi fort? Pourquoi des terres soi-disant reculées et arriérées plébiscitent-elles des idées neuves venues d’ailleurs?», s’interroge-t-il.
La réponse se trouve dans les migrations vers les grandes villes. Paris principalement, Lyon aussi. Pour gagner un peu d’argent, les gens du plateau s’exilent à la capitale pendant la morte saison. Ils y vont à pied, puis en train pour travailler comme porteurs d’eau, cochers de fiacre, ouvriers du bâtiment. «Il ne faut pas oublier les toucheurs de bœufs qui depuis la nuit des temps accompagnaient leur bétail à Paris en suivant une route vers Aubusson». Ils traversaient la Creuse, pays de maçons et de Pierre Leroux. Ce dernier a connu Blanqui, Proudhon, Fourrier, Cabet, Hugo, Ledru-Rollin. «Typographe, autodidacte éclairé et curieux, il s’installe en Creuse dans les années 1840 et fonde une communauté de travail et de vie proche de George Sand», indique Roger Eymard.

En 1832, il écrit un premier traité sur le socialisme. Neuf ans plus tard dans une autre publication, il évoque, bien avant Karl Marx, les bourgeois, les prolétaires, les classes et prône l’éducation comme remède aux problèmes sociaux.

«Les Corréziens côtoient les Creusois sur la route et à Paris. Pendant la Commune, ils sont 3.000 à œuvrer dans le Bâtiment. Entre 700 et 800 d’entre eux seront interpellés, déportés ou tués (contre 3.000 creusois)». Lorsque les migrants retournent sur leurs terres, ils ramènent dans leurs valises des idées neuves. «A la veillée, ils racontent les barricades, les massacres, le mur des Fédérés, Thiers, «le fusilleur de la Commune». Pendant des décennies, les gamins du Plateau en entendront parler». L’arrivée du train dans les années 1880 va faciliter les trajets vers le Nord. «On recensait 300 cheminots à Eygurande-Merlines, 600 à Ussel. De Bugeat, on montait plus facilement à Paris pour travailler dans le Bâtiment, le métro, les postes».
Les idées rouges ont fait leur chemin. En 1935, les listes d’union de la gauche remportent de nombreuses municipalités aux élections. Le Parti Communiste compte alors 115 cellules et 2.650 adhérents. Du côté de Saint-Salvadour, Antoine Bourdarias, paysan, marchand de peaux de lapins et chiffonnier, bat le notable tulliste, Félix Vidalin, aux élections cantonales. «Tout le département célèbre «lo pilhiaire qui o battu lo Mossur»», s’amuse Roger Eymard.

La carte politique est remodelée par Pétain quelques années plus tard. On destitue les maires et conseillers municipaux du Front Populaire pour les remplacer par des «délégations spéciales» dévouées à Vichy. «Sur les Terres rouges, les Juifs seront assignés à résidence. Ils viennent de Paris et du midi. Arrestations et rafles se dérouleront en 43 et 44 sur Egletons, Bugeat et Meymac.
Après la guerre, la vie politique s’articule majoritairement autour du Parti Communiste. Il compte désormais 423 cellules et 11.231 adhérents.

Aujourd’hui, la Corrèze a changé. Les musées ont remplacé les grosses usines, les paysans ne sont plus que 2.000 contre 70.000 en 1900. «Il y a autant, sinon plus de maisons de retraite que d’écoles. Le département est passé d’un horizon politique généreux centré sur les luttes contre l’exploitation et la domination avec des partis et syndicats puissants au recours aux hommes providentiels pour les sous et les plaçous». Pas de gouvernement sans corréziens sous la Ve République. «Mais un record en cache un autre, celui de la fuite des cerveaux. Quand dix jeunes ont le bac, dix ans plus tard, un seul travaille en Corrèze».

Karène Bellina

 

SOURCE:

 

 

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COTTY 28/11/2013 10:06


UN GRAND MERCI KARENE BELLINA!salutations fraternelles communistes.Jean-Louis Cotty