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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

egypte-soutien.jpgLa vague de contestation née à Sidi Bouzid le 17 décembre ne cesse de grossir. Provoquée par le geste de désespoir de Mohamed Bouazizi, elle redonne l’espoir d’un monde meilleur à des millions de personnes dans un nombre croissant de pays arabes. Après les émeutes en Algérie et en Libye en début de mois, ce sont maintenant l’Égypte, la Jordanie et le Yémen qui connaissent à leur tour des mouvements sociaux d’ampleur. Ce n’est pas étonnant, car au-delà des particularités propres à chaque pays, ils partagent des caractéristiques fondamentales : la pauvreté d’une majorité de la population, lourdement aggravée par la crise, et des régimes autoritaires plus ou moins brutaux qui ont toujours accaparé les richesses.

En Tunisie, la mobilisation de la rue ne faiblit pas. Après la chute du tyran, les gens auraient pu rentrer chez eux, faire confiance aux politiciens et attendre la suite des évènements devant la télé. Cela n’est pas le cas. Se débarrasser de la mafia Ben Ali-Trabelsi n’est pas suffisant, c’est tout l’ancien régime du parti-État, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) qu’il faut détruire.

La constitution du gouvernement d’union nationale le 17 janvier, montre que les caciques du RCD comptent s’accrocher au pouvoir. La frange la plus modérée de la révolution est prête a accepter un compromis pour hâter une normalisation qui est demandée par toutes celles et ceux que la révolution fait trembler : le patronat, les investisseurs étrangers, les régimes algérien et libyen, la France, Israël, les États-Unis, etc…

Les révolutionnaires les plus déterminés refusent les demi-mesures qui permettraient à l’ancien régime de se perpétuer après un ravalement de façade. Leur principale revendication est que le RCD dégage : qu’il dégage du gouvernement, qu’il dégage de l’administration, des entreprises, des lycées… Les manifestations contre le gouvernement se succèdent dans la capitale comme dans les principaux foyers de la révolution. Depuis dimanche 23 janvier des centaines de personnes de la Caravane de la libération, partie la veille du centre ouest (Menzel Bouzaiane, Sidi Bouzib, Regueb, Kasserine), campent devant le palais du premier ministre.

Des grèves massivement suivies ont eu lieu à l’initiative des secteurs combatifs de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), en début de semaine dans l’enseignement primaire, et mercredi une grève générale régionale a touché 5 gouvernorats (départements) dont Sfax, deuxième ville du pays. Des travailleuses et travailleurs passent à l’action directe pour dégager les hommes de Ben Ali toujours en poste dans les institutions, les administrations, les entreprises publiques, les médias. Les PDG de Telecom Tunisie, la STAR (assurance), la BNA (banque) ont été énergiquement mis à la porte par leurs salariés.

Face à la pression populaire, le premier ministre Mohammed Gannouchi a reculé pas à pas, lâchant des miettes dans l’espoir de calmer la rue, sans succès. Finalement dans la soirée du jeudi 27 janvier, il a fait une concession majeure : les ministres RCD qui détenaient des postes clés (la Défense, l’Intérieur, les Finances, les Affaires étrangères) ont été remplacés par des technocrates ; il reste deux anciens ministres de Ben Ali a des postes moins importants qui, pour faire passer la pilule, ont démissionné du RCD.

Est-ce que cette nouvelle reculade amènera un retour au calme ? Rien n’est moins sûr. Les habitantes et habitants des régions pauvres de l’intérieur, les travailleuses et les travailleurs, les jeunes chômeuses et chômeurs ne se laisseront pas voler leur révolution sans rien faire. Car ce sont elles et eux qui ont le plus souffert de l’ancien régime et de sa soumission à la dictature des marchés, car se sont-elles et eux qui sont à l’origine de la révolution et en ont payé le prix fort. Car les problèmes qui les ont fait descendre dans la rue sont toujours là : pauvreté, chômage, corruption, clientélisme.

En Jordanie, il y a eu trois journées de manifestations depuis la chute de Ben Ali. A l’appel des syndicalistes, des partis islamistes et des partis de gauche des milliers de personnes sont descendues dans les rue d’Amman la capitale et d’autres villes du pays au cri de : « Non à l’oppression, oui au changement ! », « Nous voulons la liberté et la justice sociale ! », « Non à la faim qui vise à nous mettre à genoux ! »

Au Yémen, un des pays arabes les plus pauvres, des milliers de manifestants exigent le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

En Égypte, le président Hosni Moubarak, en place depuis 30 ans, commence à trembler sur son trône : depuis plusieurs jours, les forces de sécurité du régime répriment durement les manifestations faisant des dizaines de morts et des milliers de blessés en deux jours. Après avoir coupé à la population les connexions téléphoniques et internet, importants outils d’information libre et d’organisation des soulèvements, Hosni Moubarak a limogé le gouvernement et a promis des réformes démocratiques. Mais en Égypte comme en Tunisie, les miettes lancées au peuple par un régime menacé ne suffisent pas à refroidir l’ardeur révolutionnaire de la population, qui continue à descendre dans les rues du Caire pour exiger que le président dégage.

Alternative libertaire réaffirme son soutien à la lutte de ces peuples pour la liberté et la justice sociale et dénonce la compromission de l’État français avec les régimes autoritaires des pays arabes.

Le 29 janvier 2011

Alternative Libertaire

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