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Publié par Michel El Diablo

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Le but de cet article est de rétablir un certain nombre de vérités, de donner quelques clés pour combattre les enjeux et de dénoncer, une fois de plus, le traitement par la presse (écrite ou parlée) de notre pays, toutes tendances confondues,  qui cache des éléments essentiels.

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Qu’est-ce que l’Emirat islamique ?


Ce sigle, EIIL (d’autres l’appellent DAESH ou encore ISIS) est un nouveau venu en France. Pourtant, il fait partie, depuis les débuts de la guerre en 2011, des organisations militaires qui combattent la République arabe syrienne. Son chef, Abou-Bakr Al-Baghdadi a siégé parmi les dirigeants de la soi-disant ASL (armée syrienne libre) qui combat l’armée et l’Etat syriens. C’est lorsque l’armée syrienne a repoussé ce groupe armé qu’il est passé en Irak et a changé son nom de EIL en EIIL (Emirat Islamique en Irak et au Levant).


Comme les autres groupes armés qui combattent le régime baasiste, il est essentiellement composé d’étrangers à la Syrie. Il a d’abord été alimenté par des Libyens, menés par Adelhakim Belhadj, bombardé gouverneur de Tripoli par les fascistes et les maffieux qui ont renversé et assassiné Kadhafi avec la bénédiction active des impérialismes US, français et britannique. Des Tunisiens ont suivi (on sait que Belhadj y a sa base arrière et est impliqué dans l’assassinat du dirigeant progressiste Chokri Belaïd). Aujourd’hui, on y trouve des Jordaniens, des Irakiens, bien sûr des Saoudiens, plus récemment sont arrivés des Tchétchènes venant du Caucase et notamment de Géorgie. Ainsi le chef militaire de l’EIIL Abou Omar al-Chichani est en réalité un ancien membre du renseignement militaire géorgien nommé Tarkhan Batirashvili.


Cette présence confirme le lien entre cette bande armée et l’impérialisme dominant. L’Etat géorgien était, avec l’ancien président Saakachvili, tout au service des USA et son successeur  Margvelachvili se rapproche considérablement de l’UE.


La Géorgie, pion US/UE sur l’échiquier des rivalités inter impérialistes et de la guerre pour les ressources du sol et la domination du monde fournit donc des cadres militaires à l’EIIL. Il n’y a là rien de surprenant. Comme les autres groupes militaires fascistes constitués en Syrie, EIIL a été armé essentiellement par la France, les USA et l’Arabie Saoudite, féale de l’impérialisme US.

 


Les bandes mercenaires fascistes au Moyen Orient


Cela ne date pas d’hier. Les USA ont créé eux-mêmes ceux que l’on appelle les « Djihadistes » lors de la guerre en Afghanistan.


Le ciment anticommuniste a fait de ces gens-là des auxiliaires parfaits de l’impérialisme dominant, souvent formés par la CIA. Les princes saoudiens, particulièrement l’un d’entre eux, Bandar ibn Sultan ont joué un rôle essentiel dans la constitution de ces bandes.


Quel que soit le discours officiel tenu par les porte-parole des Etats US ou français sur EIIL, ces gens-là sont leur création et leurs créatures. Les chefs de ce groupe ont été des dirigeants fort présentables de la mythique ASL (l’opposition syrienne militaire adoubée par l’ONU, c’est-à-dire l’impérialisme US et son allié UE) ; le sénateur républicain Mac Cain, envoyé d’Obama, a même rencontré Al-Baghdadi avec l’état-major de la soi-disant ASL en mai 2013 afin de négocier la fourniture d’armes.


Sur le terrain, en Syrie, l’ASL n’existe pas ou n’existe plus. Les groupes armés opposés au régime baasiste au pouvoir  sont de trois sortes : les deux principaux sont EIIL au nord-est (Rakka, Deir ez-Zor), coupant en partie le territoire syrien de celui des Kurdes plus au nord, le Front Al-Nosra à l’est (Hama) et au sud-ouest, près de la frontière libanaise où il combat le Hezbollah et les Frères Musulmans à Alep (nord-ouest). Le Front Al-Nosra se réclame de la nébuleuse Al-Qaïda et est officiellement armé par l’OTAN, probablement aussi par les Saoudiens ; les Frères Musulmans sont soutenus militairement et financièrement par le Qatar et la Turquie d’Erdogan.


Au début les USA utilisaient ces mercenaires comme supplétifs pour leur Grand Œuvre : remodeler le Moyen Orient pour en capter les ressources et éliminer les opposants. Mais, depuis les ennuis que l’armée occupante US a rencontrés aussi bien en Afghanistan qu’en Irak, la stratégie des dirigeants de Washington a évolué. Ils ont d’abord confié leurs intérêts à des armées privées dépendant d’officines US comme la fameuse Blackwater qui a changé de nom (Xe et aujourd’hui Academi) qui continue d’être la représentation armée directe des USA en Irak.


Puis sont venues les tentatives de déstabilisation des régimes du Maghreb et du Moyen Orient trop peu (ou pas du tout) favorables aux USA ou trop corrompus pour être encore utiles ; ce que des naïfs croyant aux révolutions spontanées ont appelé « le printemps arabe ». L’opération conjointe pour renverser le régime de Kadhafi a permis d’utiliser à la fois des mercenaires classiques (un contingent des Emirats Arabes Unis notamment) mais aussi, directement, non plus seulement comme repoussoir mais comme agents, les bandes armées fascistes intégristes. Cela a permis de donner le label "fréquentable" ou "démocratique" à des bandes comme celles de Belhadj ou le gang de Benghazi et à l’organisation fasciste par excellence de la région : les Frères Musulmans. Cela évite aussi la mort de soldats US, sujet brûlant sur place, on se contente de bombarder et d’utiliser des drones, beaucoup moins dangereux. Mais cela sous-entend de fournir armement et conseillers militaires aux bandes.


Le but des USA est la "somalisation" de ces pays, leur parcellisation, avec des sbires qui contrôlent le pétrole ou le gaz, en intégrant des données collatérales comme les rivalités entre les groupes utilisés. A cet égard la Libye est une parfaite réussite, justement parce qu’elle est délabrée, à feu et à sang, pendant que les "gentils" tiennent la bande côtière pétrolière.


 

La mise en cause et le bombardement d’EIIL, un retournement ?


Et voilà que cette belle stratégie paraissait avoir du plomb dans l’aile. La créature monstrueuse aurait échappé à ses créateurs. Mais il faut y regarder de plus près. La première question à se poser est celle du sort des Chrétiens orientaux. Apparemment celui des chrétiens syriens, massacrés par les bandes armées opposées à Assad n’émeut personne. Quand-à ceux d’Irak, n’est-il pas un peu tard pour s’en préoccuper ? Même si le pape n’a réagi qu’il y a peu, les malheurs datent du renversement de Saddam Hussein par les envahisseurs de la coalition internationale, USA en tout premier lieu.


Nos media et le gouvernement français ont beaucoup mis en avant les Kurdes d’Irak, comme rempart contre EIIL. La vérité est toute autre. Les clans Talabani et Barzani, qui contrôlent cette partie du Kurdistan, sont composés de maffieux à la solde d’Obama entretenant d’excellentes relations diplomatiques avec Israël. Lorsque le monde fut enfin informé des conquêtes d’EIIL en Irak, on "oublia" de nous dire que les Peshmergas de Barzani s’étaient partagé le gâteau avec eux et en avait profité pour s’emparer de la ville pétrolière de Kirkouk auparavant aux mains de l’embryon d’armée irakienne. Le gouvernement régional du Kurdistan a ainsi augmenté de 40 % la zone qu’il contrôle et a annoncé avoir augmenté, en quatre mois, ses revenus pétroliers de 60 %. La commercialisation de ce pétrole, acheminé vers le port turc de Ceyhan, est jugée illégale par le gouvernement fédéral irakien.


Parlons-en de ce gouvernement ! La condition drastique qu’avait émise Obama pour intervenir était la mise au placard du premier ministre Al-Maliki. A l’époque, en France, même "L’Humanité" avait repris la fable consistant à justifier son éviction par sa difficulté à partager le pouvoir, à associer les opposants politiques. En réalité, Al-Maliki est tombé parce qu’il refusait à la multinationale Exxon de lui concéder des terrains pétroliers (c’est réglé, ils négocient en ce moment avec les Kurdes maffieux) et parce qu’il a été lâché par l’Iran, le nouveau président, le religieux Rohani, entamant un spectaculaire rapprochement avec les USA et l’Arabie.


Enfin, les Kurdes de Barzani n’ont aidé ni les Yézidis ni les Kurdes syriens de Kobané. Ce sont les militants communistes du PKK, des Kurdes de Turquie qui, dans les deux cas ont fourni l’aide. Au final, l’offensive venue du sud de l’armée syrienne a permis de dégager la pression et de sauver la ville de Kobané. Mais ce ne fut pas sans mal. Car, il faut le dire, l’action des avions peut rendre perplexe même les plus naïfs. Au lieu de pilonner EIIL l’Otan a lâché des bombes plus en Syrie qu’en Irak et notamment sur la zone tampon entre les fascistes et l’armée syrienne, empêchant cette dernière de remonter vers le nord pour aider Kobané. Ils en ont profité pour détruire les infrastructures pétrolières afin qu’elles soient inutilisables au moment où l’armée syrienne les reprendrait.


L’ennemi de l’OTAN, ce n’est pas EIIL, à qui d’ailleurs elle a livré des armes (soi-disant par erreur), c’est encore et toujours la Syrie baasiste qui résiste bien mieux que prévu, le dernier empêcheur de profiter tranquillement des matières premières, le seul régime politique complètement opposé aux fascistes intégristes et capable de les détruire.


Le rôle de la Turquie et de la France sont à cet égard des plus clairs. Si les USA tentent de nous faire croire qu’ils essaient de combattre EIIL, les deux autres ne s’embarrassent pas de fioritures. Erdogan a sans cesse répété qu’il fallait détruire la RA Syrienne, il a longtemps refusé d’ouvrir sa frontière aux Kurdes de Syrie. Ses ennemis, ce sont les laïcs, qu’ils soient communistes comme le PKK ou nationalistes arabes comme le parti Baas. Ainsi l’hebdomadaire US "Newsweek" a révélé que les commandants de l’EIIL parlaient turc, étaient en conversation permanente avec les autorités turques ; quant aux milices kurdes de Syrie, elles accusent Ankara de fournir des armes à leurs ennemis.


La France est sur la même ligne. Fabius et ses amis ne décolèrent pas à l’idée de ne pas retrouver le protectorat colonial que l’impérialisme français avait en Syrie dans l’"Entre deux guerres". Notre ministre s’est même fendu d’un communiqué à vomir à propos d’Alep. Il essaie piteusement de mettre sur le même plan EIIL et les dirigeants de la République syrienne, se réjouit du sauvetage de Kobané sans dire un mot des responsables et accuse l’armée syrienne de n’avoir rien fait pour le sauver alors que, dès que les bombardements de l’OTAN, qui l’en empêchait, ont cessé, elle s’est mise en mouvement. En orientant sur Alep, il tente de convaincre une nouvelle fois ses partenaires de laisser tomber la lutte contre EIIL et de s’en prendre à l’armée syrienne, sans grande chance de succès. Enfin, il est bon de rappeler que la France fournit des armes, pour soi-disant combattre EIIL, au Front al-Nosra, sachant d’ailleurs qu’il n’existe aujourd’hui aucune zone de contact entre ces deux bandes.

 


Une problématique, le rôle de la gauche en France


Tous les éléments que nous présentons pour une meilleure compréhension des enjeux et de la réalité sont quasiment absents des journaux, télés et radios de notre hexagone. C’est que l’analyse de ce qui se passe vraiment dans le monde, que ce soit en Amérique du Sud, en Ukraine ou au Moyen Orient est un enjeu idéologique primordial pour ceux qui veulent la survie éternelle de l’ordre mondial capitaliste. La spécificité d’un pays comme la France est que la gauche est tout autant imprégnée des standards de l’idéologie dominante et les défend tout autant que la droite.


Rien de surprenant s’agissant du Parti socialiste qui a toujours adopté des positions très atlantistes, qui, dans une histoire récente, ont parfois divergé de celles des gaullistes : De Gaulle met fin à la Guerre d’Algérie que la SFIO avait activée, Chirac se prononce contre la seconde invasion impérialiste de l’Irak quand Mitterrand avait activement participé à la première. Attention à ne pas faire de fausse interprétation de ce que nous disons : SFIO devenue PS comme RPR devenu UMP défendent les intérêts de la Bourgeoisie française. Mais des courants divergents peuvent exister au sein de cette Bourgeoisie, comme c’est le cas dans les pays colonisés : la Bourgeoisie compradore suit l’Impérialisme dominant en espérant des miettes (c’est la position du PS, de l’ex-UDF, et plus récemment, aussi bien de Hollande que de Sarkozy), la Bourgeoisie nationale essaie de conserver ses propres prés carrés, soit en tentant de faire de l’UE un instrument de relative résistance aux USA après la fin de l’URSS (c’est la position de Chirac et des historiques du RPR) soit en la combattant (c’est la position de Pasqua, et, plus récemment de Dupont-Aignan et Le Pen). Pas de surprise non plus concernant la position des écologistes, tenant d’une des justifications idéologiques du maintien du capitalisme les plus efficaces : l’Homme est méchant et détruit la planète, seule une élite intellectuelle avec le nez vert s’en aperçoit ; il faut combattre le nucléaire civil sans rien dire des bombes atomiques ; l’avenir est dans la misère consentie en produisant moins (mais sans amputer les dividendes) ; bref, au placard les critères de classe.


Mais, ce qui apparaît de manière évidente depuis plusieurs années, c’est la position qui pourrait sembler inattendue de la « gauche de la gauche ». Du NPA qui condamne l’intervention impérialiste au Mali mais pas en Libye ni en Syrie à Mélenchon qui approuve l’intervention impérialiste en Libye en passant par le "Monde Diplomatique", supporter des Frères Musulmans ou le PCF vantant une pseudo-révolution baptisée printemps arabe sans voir que ce sont les impérialistes qui avancent leurs pions, la liste serait longue.


En Libye, les uns et les autres voient aujourd’hui un conflit entre "libéraux" et "progressistes" d’un côté et "intégristes" de l’autre, là où groupes maffieux et fascistes s’entremêlent ou s’entre déchirent et que les progressistes sont morts, en fuite ou se taisent. Jamais le fascisme intégriste n’est dénoncé. Pire, au prétexte d’islamophobie, s’établit une échelle entre une religion oppressante (le catholicisme) et une opprimée (l’islam). Outre que les hyper réactionnaires évangélistes de tout poil semblent oubliés, il faut dire que l’islamophobie est un concept erroné, véhiculé par l’idéologie dominante, pour masquer un racisme pur et dur, où l’on en veut à l’ethnie, pas à la croyance, où, depuis 50 ans, c’est la victoire des Algériens contre le colonisateur Français qui n’a toujours pas été digérée. De la même manière, nombre d’intellectuels de gauche critiquent le terme d’islamiste, qui introduit une fausse distinction entre croyants modérés et croyants fanatiques et s’en prend à l’Islam en général. Mais le problème n’est pas, là, de défendre l’islam, mais d’attaquer les autres religions, tout autant obscurantistes. « Peut-on croire modérément ? ». Là est la vraie question. Il n’y a pas d’opprimés religieux, il n’y a que des opprimés prolétaires, et seul l’athéisme est de nature à se dégager de cette oppression idéologique.


Sur un autre sujet, la « gauche de la gauche » défend des solutions qui n’en sont pas ; des compromis qui sont des compromissions. Il en est de la paix en Palestine comme de l’Europe sociale ou du partage des richesses : chimères !!! Ce n’est pas la protestation internationale pour la paix mais le combat acharné des Palestiniens de Gaza, qu’ils soient du Hamas ou des organisations marxistes, et le nombre de soldats colonialistes tués qui ont fait reculer le gouvernement israélien.


C’est la même chose pour le conflit que nous évoquons avec ce texte. Ceux qui semblent dénoncer l’Impérialisme en disant « C’est le Qatar et l’Arabie qui arment et financent EIIL » oublient le rôle de la France et des USA, de la Turquie même. Ceux qui, par pétition interposée demandent l’aide de la France au PKK se moquent du monde. L’Etat français n’est pas au sommet d’une balance qu’il suffirait de faire pencher d’un côté. Il est dans le camp de EIIL, qui est une officine à son service ; de la même manière qu’il est au service de la bourgeoisie capitaliste (et non pas qu’il écoute plus les patrons que les travailleurs).

 


En conclusion : choisir son camp


Contrairement à ce que véhicule cette gauche de la gauche, il n’existe pas un camp de la démocratie auquel, bon an mal an, il faudrait faire confiance, contre un camp des dictateurs. Cette grille de lecture qui fausse toutes les analyses internationales en particulier du PCF et de la CGT depuis vingt ans ne prend pas en compte les aspects de classes sociales, autant dire l’essentiel ; elle est donc intrinsèquement fausse.


Depuis le début des interventions impérialistes au Moyen Orient, le PCF, le Front de Gauche, le NPA, les différents intellectuels qui parlent pour eux ont le cul entre deux chaises. Comme le disait Elsa Triolet, les barricades n’ont que deux côtés. Il n’existe pas de troisième voie. Dès 2003, ceux qui voulaient n’être ni pour Bush ni pour Saddam étaient avec Bush.


Dans les combats planétaires armés ou seulement économiques que nous avons sous les yeux, les forces au service des impérialistes dominants affrontent les peuples qu’ils veulent dominer, mais aussi des forces au service de certaines petites ou moyennes bourgeoisies (le Baas syrien, le Hezbollah) voire des impérialismes rivaux (la Chine, la Russie, le Brésil) mais en position de résistance. Quand l’Allemagne nazie voulait dominer le monde, les progressistes, au premier rang d’entre eux les Soviétiques se sont retrouvés dans le même camp que d’autres impérialismes, les USA ou la Grande Bretagne. Il en est de même aujourd’hui : ceux qui veulent l’affranchissement de l’impérialisme US, la défaite des fascistes intégristes à son service au Moyen Orient sont dans le même camp que l’armée syrienne et même que la Russie qui lui livre les missiles qui lui permettent d’éviter une invasion US. Assumer cela n’est pas dire qu’Assad est un révolutionnaire ni Poutine un progressiste, mais c’est tenir compte d’une réalité qui ne plait pas à beaucoup :toutes celles et tous ceux qui avaient cru ou dit de bonne fois que le monde ne serait plus bipolaire après la fin de l’URSS se sont trompés. Nous sommes revenus à un monde d’affrontement inter impérialistes duals : l’impérialisme dominant, ses alliés et se sbires, contre tous ceux qui ne veulent pas de son ordre, que ce soit pour prendre sa place, pour continuer d’exister ou pour combattre le capitalisme.


 

La position de COMMUNISTES est claire. Dans ce conflit du Moyen Orient, nous sommes avec toutes celles et tous ceux qui combattent les impérialismes à l’attaque (USA, France, Grande Bretagne, Turquie, Israël) et leurs sbires, notamment les légions fascistes obscurantistes, des Frères Musulmans à EIIL. Nous sommes aux côtés des peuples, syrien, irakien, kurde, qui combattent ces fléaux et des organisations qui prennent activement part à ces combats, comme nos camarades du PKK, avec une pensée pour Abdullah Öcalan, son secrétaire général, prisonnier politique isolé dans l’île d’Imrali, depuis 15 ans, seul pendant 10 ans, en proie à toutes les exactions, victime de l’impérialisme turc comme avant lui le grand poète Nazim Hikmet.

 


source: www.sitecommunistes.org

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