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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Diablo

Les-Conti.jpg

Lu sur le site de « La Marseillaise »: 

 

« Une comédie sociale qui réenchante la lutte »

JEROME PALTEAU est l'auteur de « La saga des Conti », qui raconte l'histoire d'une lutte exemplaire pour préserver l'emploi. Le documentaire est présenté en avant-première dans plusieurs villes du Midi.

 

En 2010, les « Conti » ont défrayé l'actualité. 1 120 salariés qui produisaient des pneus pour l'entreprise allemande Continental à Clairoix dans l'Oise ont été licenciés. 18 mois plus tôt deux syndicats avaient signé un protocole de retour aux 40 heures avec promesse du maintien du site jusqu'en 2012. Le combat des Conti est ainsi devenu l'anti « travailler plus pour gagner plus ». Depuis la fermeture, le groupe a réalisé 3 milliards de profits, mais 600 salariés sont toujours sans emploi; la justice a annulé le licenciement de 22 anciens salariés protégés dont l'emblématique Xavier Mathieu et 680 salariés ont demandé l'annulation de leur licenciement pour motif économique. « La Saga des Conti – Au cœur d'une révolte ouvrière » réalisé par Jérôme Palteau, qui est ce soir à Montpellier avec Xavier Mathieu, raconte leur combat.

Qu'est-ce qui a amené le réalisateur de films industriels que vous êtes à réaliser ce film social ?
J’habite Clairoix, le village où se trouve l’usine. Je passais tous les matins devant avec mes enfants. Le matin du 11 mars 2010, au moment où je tournais devant l’usine, la radio a annoncé sa fermeture et, devant, des ouvriers étaient rassemblés par centaines autour d’un feu de pneus. A travers la vitre c'était comme un film qui commençait. Je suis revenu l’après-midi même.

Comment vous ont accueilli ces ouvriers sous le choc ?
Dans l’ensemble bien. J’ai expliqué que je voulais faire un travail documentaire que je ne diffuserai que très longtemps après la fin du conflit. J’étais tous les jours présents alors petit à petit, j’ai pu entrer dans les coulisses, ils m’ont laissé filmer tout y compris des réunions confidentielles…

Un conflit social de cette ampleur était une découverte pour vous ?
Comme tout le monde je vivais ça par médias interposés, je compatissais mais là c’était une réalité brutale qui me frappait à côté de chez moi.

Ce conflit et son délégué syndical Xavier Mathieu ont été très médiatisés. Est-il la vedette de votre film ?

Il s’impose naturellement par son charisme mais il est plus le porte-parole de gens qui m’ont intéressé par leur détermination. J’ai assez vite vu que j’avais affaire à une bonne histoire et des bons personnages. J’ai construit ce documentaire comme une fiction, dans lequel émergent de véritables personnages de cinéma dont le couple Xavier / Roland (le jeune lion et le vieux renard), mais aussi une tribu autour d’eux. Les acteurs interprètent ici leurs propres rôles comme dans une comédie sociale qui réenchante la lutte.

Vous étiez là au moment du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. Elle a beaucoup choqué y compris Bernard Thibault. Comment avez-vous ressenti ce moment de grande colère ?
Sur le coup, j’ai pensé qu’ils avaient tort. Ils avaient commencé le mouvement par pas mal d’actions assez populaires. Alors j’étais assez triste de ce que j’estimais être un dérapage. Cela dit, malheureusement, la suite leur a donné raison, puisqu’ils ont obtenu de l’Etat, deux heures après, l’accord pour une réunion qui ne venait pas. C’est un constat assez triste, seul le rapport de forces peut faire bouger les choses.

Votre documentaire est-il un film militant ?
Non je le considère plutôt comme un film citoyen qui peut toucher tous les publics. J'ai voulu raconter cette histoire au plus juste. Il est assez spectaculaire et proche de la tension dramatique d’un film de fiction, mais c’est la réalité, rien n’est truqué ni mis en scène, j’ai juste mis en relief la dramaturgie qui existait dans cette histoire.

Vous avez aussi découvert la fraternité, la joie même qui naît de ce genre de conflits...

Oui bien sûr, au-delà du drame, il y a une histoire humaine assez impressionnante, une histoire de fraternité qu’on voit notamment lors de leur voyage en Allemagne. Ils ont été obligés d’aller au-delà de leurs limites, de se révéler.


Les derniers épisodes judiciaires ont été favorables aux délégués, c’est une sorte de happy-end même si la moitié des ouvriers n’a pas retrouvé de boulot ?
C’est un conflit exemplaire puisqu’ils ont obtenu un plan social assez exceptionnel. Maintenant c’est une victoire à la Pyrrhus puisqu’au bout du compte, ils ont perdu une situation sociale qui était très appréciable et très enviable dans la région. Ce qu’ils ont gagné, c’est la dignité mais ils ont perdu leur emploi.


Vous habitez toujours Clairoix. Comment est l'ambiance ?

De temps en temps il y a des réunions qui rassemblent entre 100 et 200 personnes, ça prouve qu’un lien s’est créé, mais l’exaltation est en partie retombée et c’est l’individuel qui prend le dessus parce que ces gens-là doivent se reconstruire

Et vous, êtes-vous retourné à vos films industriels ?

Je continue à faire du film industriel parce que j’aime l’industrie, c’est là où se crée la richesse. Mon passé de réalisateur de film industriel a fortement influencé mon envie de raconter cette histoire. Mais je continue aussi à faire des documentaires.

Votre film sort dans combien de salles ?
Une dizaine. Disons que la sortie sera étalée sur plusieurs mois. Un documentaire intitulé
« Les Conti » a déjà été diffusé sur France 3 et Public Sénat, mais ce film est fort différent. Il ne dure pas seulement 45 mn de plus. Il était vital pour moi de donner à la parole de ces ouvriers l’espace qu’elle mérite et à leur histoire sa vraie dimension, à travers des scènes inédites permettant de comprendre le récit de cette lutte.

Qu’attendez-vous de ce film ?
Peut-être qu’il bouscule les gens dans leurs certitudes. Je ne l’ai pas fait pour des gens convaincus, j’essaie de toucher un public qui va comprendre les enjeux de cette bataille sociale. C’est aussi un film sur l’intelligence humaine, celle des ouvriers, leur sens tactique lorsqu’il s’agit de négocier, d’identifier des pièges, d’élaborer des stratégies, ou tout simplement de raisonner. Enfin le film aborde tous les enjeux qui restent d’actualité bien après la fin de ce conflit.

Recueilli par Annie Menras

le 11 mars 2013


Le site du film

 

 

la-marseillaise.jpg


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