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Publié par Michel El Diablo

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Réunis les 23 et 24 octobre 2014, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-huit ont échangé des vues divergentes sur la situation économique inquiétante de l’UE. Ils ont par ailleurs laissé en place les sanctions contre la Russie. Cependant, le premier ministre italien a exhorté ses pairs à dégeler les relations avec Moscou, ce qui a provoqué une certaine stupeur au sommet.

 

Mais le plat de résistance portait sur le « paquet énergie-climat ». Le président français, en particulier, souhaitait que soient fixés des objectifs « exemplaires » censés contribuer au succès du sommet mondial sur le climat prévu à Paris fin 2015. L’UE, qui aime à se présenter comme le phare de la planète, rêve de montrer le chemin aux Etats-Unis et à la Chine, de loin les premiers producteurs de CO2. Selon le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, les objectifs climatiques de l’UE sont désormais « les plus ambitieux du monde », après des discussions « qui furent très loin d’être faciles ».

 

C’est qu’il en va de la sobriété énergétique comme de l’austérité budgétaire : sur le principe, tous les dirigeants sont sincèrement d’accord sur la « nécessité » de réduire les émissions de gaz à effet de serre (une nécessité aussi indiscutée que celle visant à baisser les déficits budgétaires, selon la pensée dominante) ; sur la mise en œuvre concrète en revanche, chacun considère que les efforts doivent être d’abord réalisés par les voisins.

 

Un compromis s’est dégagé sur quatre objectifs visés à l’horizon 2030 : la réduction d’« au moins » 40% des émissions de gaz à effet de serre ; la montée des « renouvelables » (solaire, éolien…) à 27% de l’ensemble des énergies utilisées ; la réduction de la consommation globale d’énergie de 27% ; enfin, le développement des interconnexions entre pays à 15% de la production de chacun d’entre eux.

 

Le précédent « paquet » avait été décidé en 2008. Il fixait les trois premiers objectifs à 20% d’ici 2020 (hier comme aujourd’hui, l’année de référence est 1990). Les Vingt-huit ont bon espoir d’y parvenir, au vu des « progrès » déjà accomplis. En réalité, ceux-ci sont dus à deux facteurs : la destruction d’une large part des industries lourdes qui existaient dans les pays d’Europe orientale du temps du socialisme ; et la crise économique, incluant une récession, qui s’est développée à partir de 2008…

 

 

Quatre objectifs :

 

 

La baisse des gaz à effet de serre est donc le premier objectif, le seul auquel ait été conféré un caractère contraignant pour chacun des Etats membres. Pour atteindre une diminution globale de 40%, chaque pays se verra attribuer prochainement sa propre feuille de route. Pour la France, par exemple, ce devrait être 37%.

 

Une moitié de cette baisse globale devrait être assurée par la remise en route du système de quotas de CO2, aujourd’hui en sommeil parce qu’il y a trop de ces « droits à polluer » (ETS) sur le marché (en raison de la crise économique, les usines ont été moins demandeuses). L’autre moitié serait réalisée sur les secteurs non couverts par les ETS : agriculture, transports, mais aussi logement.

 

Le deuxième objectif, portant sur les énergies renouvelables, est également contraignant, mais seulement au niveau européen, sans niveau chiffré pour chaque pays.

 

 

Le troisième, qui consiste à réduire la consommation d’énergie, est baptisé élégamment « efficacité énergétique ». Londres a obtenu qu’il soit « non contraignant ». Mais en France, dans le cadre de la discussion sur la loi de « transition énergétique », le parlement a adopté l’objectif de réduire de 20% la consommation d’énergie d’ici 2030, et même de 50% d’ici 2050 (par rapport à 2012)… Certes, des mesures d’isolation thermique, ou des perfectionnements des processus de production peuvent y contribuer. Mais une telle restriction de la consommation énergétique est incompatible avec toute perspective de reprise vigoureuse de l’activité économique.

 

Enfin, la montée en puissance des interconnexions électriques répond à une exigence de Madrid : l’Espagne a investi massivement dans des énergies renouvelables, aujourd’hui inutilisées, et souhaite pouvoir les refourguer à ses voisins, en particulier la France.

 

Outre des aides financières massives, la Pologne a obtenu une clause de « flexibilité » : si les grandes puissances ne devaient pas s’engager de manière aussi ambitieuse lors de la conférence de 2015, les différents niveaux pourraient être revus à la baisse.

 

Cette disposition, de même que les ambitions légèrement inférieures à celles avancées en juillet par Bruxelles, ont provoqué la colère des très nombreux groupes de pression environnementalistes. Et des multinationales établies en Europe ont également plaidé en ce sens. Peu avant l’ouverture du sommet européen, pas moins de 57 PDG de grands groupes ont publié une lettre ouverte dans laquelle ils affirment être « de plus en plus inquiets quant aux coûts, aux risques et conséquences qu’entrainerait un retard dans l’action contre le changement climatique, et ce, pour nos marchés, notre logistique, nos coûts de matières premières, et pour la société toute entière ».

 

Parmi les signataires figurent notamment les dirigeants de Coca Cola, de Shell, d’EON (principal énergéticien allemand), de General Electric, d’Alstom, de Philips, d’Ikea, de Glaxo-Smith-Kline (un des géants mondiaux de l’industrie pharmaceutique)…


source : BRN

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