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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Diablo

detroit-city.jpg

Le capitalisme est la cause

de la faillite de Détroit


Par John Rummel, responsable du Parti communiste des États-Unis dans le Michigan

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C'est le « point culminant de 60 années de déclin ». Voilà les mots du gouverneur républicain Rick Snyder quand il a annoncé que la ville de Détroit allait déposer le bilan.

 

Toutefois, en attribuant à certains les responsabilités de ce déclin, avec les solutions que Snyder et son nouveau gestionnaire de crise Kevyn Orr proposaient, on faisait en sorte de blanchir ceux qui ont joué un rôle décisif dans ce déclin.

 

Snyder a dit que la « classe politique » de Détroit était le principal obstacle au redressement de la ville.

 

Un écho aux allégations des Républicains et du Tea Party pour qui le Parti démocrate – qui a longtemps gouverné la ville – ainsi que les syndicats de la ville portent la plus grande responsabilité dans la situation actuelle.

 

Une bonne partie des critiques émises envers Détroit portent une dose malsaine de racisme, insinuant que le principal problème de la ville, c'est l'existence d'une importante population composée de minorités vivant des aides publiques.

 

Si on parle de vivre sur le dos de la communauté, Exxon Mobil a fait 45 milliards de $ de profits en 2009 mais n'a pas payé un centime de taxes.

 

General Electric a réalisé 10,3 milliards de $ et a reçu pour 1,1 milliards de $ d'abattement fiscal, Wells Fargo avait des profits de 19 milliards de $ et reçut des crédits fiscaux de 19 milliards de $ après avoir racheté Wachovia Bank.

 

La crise de l'immobilier provoquée par les banques, avec les saisies de maisons, induisant des pertes de rentrées fiscales a considérablement réduit la base fiscale de Détroit.

 

On peut continuer à disserter mais ces rentrées fiscales perdues auraient pu mettre fin, une bonne fois pour toutes, aux problèmes de Détroit et d'autres municipalités.

 

Ce n'est pas une surprise que Détroit connaisse des problèmes financiers. Il s'agit d'une ville mono-industrielle qui est passée de 12 usines d’automobile à une seule.

 

La mondialisation, l'automation et la recherche de profits encore plus importants ont fait que toutes les entreprises du secteur automobile, américaines ou étrangères, délocalisent la production.

 

Tout cela a contribué à ce que Détroit perde 90% de ses emplois et de sa base fiscale. Aucune ville ne pouvait survivre à une telle perte.

 

Si il y a une classe politique à accuser de corruption ou de dysfonctionnement, Snyder devrait plutôt regarder du côté de son propre parti, et sa liste interminable d'actions extrémistes, autoritaires et à ses politiques anti-démocratiques.

 

Orr disait : « On ne peut pas noyer le poisson plus longtemps ».

 

C'est un sentiment louable, mais au lieu de rogner sur les retraites et les dépenses publiques, nous devrions plutôt rogner sur les profits des entreprises et l'évasion fiscale.

 

Le système capitaliste, mettant les profits avant les gens, a accumulé des richesses immenses, fruit du travail des ouvriers de Détroit.

 

On est en droit d'attendre que tous les élus agissent dans l'intérêt public. Mais le problème principal que rencontre Détroit et d'autres zones urbaines, de banlieue et rurales n'est pas la corruption ou que les syndicats demandent des salaires et des allocations sociales décentes.

 

Le principal problème, ce n'est pas un manque d'argent – c'est qu'il y a trop d'argent entre si peu de mains.

 

Les inégalités croissantes, et non les déficits budgétaires, sont le problème numéro un. Jusqu'à ce que ce problème soit résolu, les autres ne le seront pas non plus.

 

Traduction JC

 

Source: Solidarité Internationale PCF

 

 

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