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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel LeDiablo

Bridgestone.jpg

comite-base

Depuis trois ans, la CGT annonce le danger qui guette l’usine Bridgestone de Béthune, et elle avait été prise pour une farfelue quand en 2011 et 2012, ce syndicat annonçait déjà que 300 à 400 emplois du site étaient menacés dans l’ensemble des services avant 2015.

 


A l’époque, la CGT s’était appuyée sur des déclarations des japonais mais aussi sur la situation conjoncturelle de la production mondiale de pneus, il n’y avait aucune raison de cacher la vérité puisque Bridgestone annonçait son plan, celui de produire le moins cher possible pour dégager le plus de profits possible, quitte à sacrifier des milliers d’emplois dans les pays occidentaux.

 


La construction d’une usine au Vietnam qui produira 50 000 unités/jour destinés uniquement à l’exportation, ajoutée à l’augmentation du volume de production dans les usines de l’est européen, montraient que les 3 usines de l’Europe de l’ouest (Italie-France-Espagne) allaient souffrir de cette « concurrence » des pays à bas coût de production… une course aux profits qui a des conséquences.  

 


Ainsi, les usines espagnole et italienne étaient sur le fil du rasoir, celle de Béthune semblait moins menacée selon les déclarations d’un syndicat dans la presse, au grand damne de la direction, M. Bruno Capron (aujourd’hui dégagé), qui avait recadré ces syndicalistes aux yeux brouillés par leur accession au Comité d’Entreprise (après une campagne de dénigrement de la CGT, organisé par une certaine hiérarchie), comme s’ils avaient gagné des galons d’officiers pour ne plus être envoyés sur la ligne de front…

 


Aujourd’hui, les salariés de l’usine italienne ont été « sauvés » (personne ne sait pour combien de temps) par l’intervention financière de l’Etat italien, mais des centaines d’entre eux ont été licenciés pour ne pas dire sacrifiés, quant aux salariés espagnols, ils ont accepté (la pression du chômage en Espagne est terrible) de perdre des droits et des acquis, mais aussi la baisse de leur salaire, ils ont accepté moins de 800 €/mois.

 


Il reste aux japonais à contraindre l’usine de Béthune d’augmenter ses marges et ses profits en supprimant des emplois, des droits des acquis, en faisant travailler les salariés plus pour gagner moins (4x8) par l’emploi de la flexibilité et de la réorganisation du travail pour l’adapter aux commandes. Mais il n’y a pas que la production qui est menacée, car les services annexes, maintenance, administratif, recherche… sont aussi concernés par cette restructuration à pas cadencés.

 


L’arrivée du nouveau directeur, Piotr Kozlowski, dirigeant polonais formé à l’école de l’ultralibéralisme de l’après chute du bloc de l’Est, dont les dents sont acérées par la perspective d’une fin de carrière au plus haut niveau, n’arrange rien. Feignant de ne pas comprendre le français, il entend jouer de ce rôle de mercenaire à la solde d’une direction japonaise qui entend faire de Bridgestone, le n°1 mondial.

 


Mais les syndicalistes de classe et de masse ont des atouts pour conserver les emplois, car les expériences de Continental Clairoix et de Goodyear Amiens leurs ont beaucoup enseignés, et si certains syndicalistes (aujourd’hui absents dans la lutte) ou pas (se sentant protégés), n’ont jamais compris pourquoi « ils allaient soutenir sur place des camarades d’usines concurrentes », ces déplacements solidaires ont renforcés nos camarades, sur l’approche de la propre situation ici à Béthune.

 


Après avoir tout accepté pour conserver leur emploi, les salariés de Continental Clairoix ont été sacrifiés malgré des bénéfices record pour la multinationale Continental, et ce n’est qu’avec une lutte exemplaire qu’ils ont été indemnisés, mais aujourd’hui plus de 600 sont toujours sans emploi et proches de l’ASS (allocations de fin de droit). 

 


Les salariés de Michelin Joué les Tours ont été contraints de s’exiler à des centaines de kilomètres, ceux qui ont refusés ont été licenciés, malgré les bénéfices record de Michelin.

 


Les salariés de Dunlop Amiens ont tout accepté pour conserver leur emploi, aujourd’hui c’est une hécatombe de maladies et de divorces, ils sont au service de l’entreprise et plus à l’usine que chez eux… et pour le même salaire.

 


Les salariés de Goodyear Amiens ont lutté durant 7 années contre une multinationale sans foi ni loi, ils sont aujourd’hui licenciés après avoir été sacrifiés et lâchés par un deal politique, mais ils n’ont jamais rien cédé jusqu’à faire cracher au maximum la multinationale Goodyear.

 


Force est de constater que le mouvement ouvrier est trahi par ce gouvernement de la fausse gauche, force est de constater que depuis l’arrivée de cette social-démocratie au pouvoir, après des années de droite libérale incarnée par l’odieux Sarkozy, présomptueux et populiste, aucune usine n’a été sauvée sans sacrifice des travailleurs, au contraire des Lois antisociales et anti-ouvrières ont été votées pour permettre au patronat de licencier en masse pour sauver quelques emplois flexibilisés à outrance… et encore !

 


Alors si comme Jospin l’affirmait « l’Etat ne peut pas tout » alors « que ce gouvernement dégage ». En effet, vous comprendrez que la situation exige une autre politique plus offensive contre les multinationales qui sacrifient le pays, son industrie et donc sa pérennité à court terme, car tout dépend de la survie de l’industrie et du maintien d’une classe ouvrière formée et qualifiée.

 


Qui va admettre aujourd’hui, que pour quelques euros sonnants et trébuchants supplémentaires qui partiront dans les poches des actionnaires et dans les banques des paradis fiscaux, on puisse transformer notre Bassin Minier, en zone low-cost ou en « musées et espaces naturels » pour rappeler les paroles d’un camarade, où survivraient des travailleurs livrés en pâture aux marchands de rêves, d’où la grande idée des camarades syndicalistes de créer l’intersyndicale du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais ?

 


Et pourtant il y a des solutions ! Quand la France importe 55 millions de pneus par an, dont les ¾ sont des pneus de tourisme, ce volume représente la production de 5 usines comme celle de Béthune, c’est-à-dire les volumes ajoutés de Clairoix, Amiens, Jouet, Béthune, en pleines productions.

 


Ces importations alimentent les usines de production automobile et les commerces spécialisés.

 


Ces 55 millions de pneus ne sont pas vendus moins cher alors qu’ils sont produits dans des pays à bas coût de main d’œuvre, donc mécaniquement ils augmentent significativement les profits des multinationales de la production de pneus. Un chiffre résonne : pour  2013, les actionnaires des multinationales productrices de pneus recevront près d’un milliard d’euro de dividendes  et sans avoir mis un pied dans les usines.

 


Donc, si nous réfléchissons un peu, pour ces géants du capitalisme mondial largement subventionnés par l’Etat français, il leur suffit pour augmenter leurs profits et les dividendes reversés à leurs actionnaires, de produire des pneus au coût le plus bas, c’est-à-dire avec des salariés payés au rabais, malléables et corvéables à souhait, et sans acquis ni droits sociaux… le rêve de  Piotr Kozlowski qui emploie la stratégie du choc, du chaos et de la tension pour arriver à ses fins, c’est-à-dire, ou augmenter les marges en sacrifiant des droits, des acquis, des salaires et des salariés, ou fermer l’usine… c’est la menace qu’il a d’ailleurs brandit dernièrement et certainement la nature du message qu’il a adressé quand il a rencontré Arnaud Montebourg le vendredi 21 févier dernier « vous vous couchez à mes pieds ou je ferme, j’en ai le pouvoir »…

 


L’usine Bridgestone Béthune ne fermera pas et les 2000 salariés-es (CDI-CDD-intérimaires et sous-traitants) directement liés à l’usine, garderont leur emploi, leurs acquis et droit sociaux… à la condition sine qua none, déterminée et unitaire, tant syndicalement que politiquement, d’exiger la NATIONALISATION DE BRIDGESTONE BÉTHUNE sans compensation pour ses propriétaires, au cas où les dirigeants japonais de Bridgestone et leur mercenaire polonais diligenté sur place, Piotr Kozlowski, mettraient en place un plan de licenciements voire de fermeture du site béthunois.

 



En effet, cette nationalisation permettrait de sauver des emplois dans une zone sinistrée et de fournir les pneus fabriqués en France donc non importés, donc bon pour la balance commerciale et le PIB, pour le parc automobile de l’ensemble des services de la fonction publique de l’Etat français.

 



Et oui, il faut savoir ce que l’on veut, la solution n’est pas d’accorder des dizaines de milliards au patronat qui a licencié par millions depuis quelques années pour obtenir des lois profitables pour les actionnaires, mais de rappeler à Monsieur le Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, qui s’affiche en marinière « made in France » qu’une barricade n’a que deux côtés.

 



Lutter pour cette exigence de nationalisation de l’usine Bridgestone Béthune n’est pas faire acte d’un ultranationalisme chauvin à la mode extrême-droite, mais d’un refus total et visible de la mise en danger social de milliers de travailleurs et de leurs familles dans notre Bassin Minier qui a contribué à la reconstruction de la France détruite par les nazis dont les donneurs d’ordres étaient justement le même grand capital qui aujourd’hui sacrifie l’industrie du pays…  



source: http://joukov.eklablog.com

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