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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

Exit l’Ukraine?

 

Les élections ont donc eu lieu dans la partie de l’Ukraine qui contrôlée par les insurgés, et la participation semble avoir été très élevée (plus de 75%) ce qui contraste avec le résultats des élections législatives qui se sont tenues dans la partie contrôlée par le gouvernement de Kiev. La carte de la participation  (via Electoralgeography.com) révèle la fragmentation politique de ce territoire.

ukraine-elections-oct2014

La participation a été très forte, ce que l’on pouvait prévoir dans un pays traversant une grave crise politique, à l’Ouest de l’Ukraine, à Lviv et dans sa région. Le taux approche dans certains cantons (raïon) les 80%, ce qui correspond aux taux enregistrés dans la zone insurgée le dimanche 2 novembre 2014.

 

Par contre, on constate une très faible participation, inférieure à 30% dans l’ouest de l’Oblast de Donetsk, et généralement inférieure à 40% dans la partie est mais aussi sud de du territoire sous le contrôle du gouvernement de Kiev. Ceci était aussi prévisible, et correspond au sentiment d’une large majorité de la population de ne pouvoir exprimer librement son choix, les partis ayant sa sympathie ayant été soit interdits soit de fait bannis de ces élections.

 

Ce qui est nouveau, c’est l’apparition de zones de très forte abstention au Sud-Ouest de l’Ukraine, dans les régions frontalières avec la Hongrie et la Slovaquie. Cela correspond à la crainte des populations de ces régions vis-à-vis du gouvernement de Kiev. Ces populations ne sont pas « ukrainiennes » d’origine ; le comportement des groupes extrémistes (Svoboda et Pravy Sehtory) et la relative impunité dont ils jouissent, les inquiètent. Sur le reste du territoire sous le contrôle du gouvernement de Kiev, on retrouve une participation de 55% à 60% que l’on avait constatée lors des précédents scrutins.

 

Ces chiffres reflètent une réalité que les observateurs de terrain connaissent mais qui a beaucoup de mal à pénétrer dans les cerveaux obtus de certains de nos diplomates : l’Ukraine, telle qu’elle a existé de 1991 au début de 2014 est en train de se défaire. Elle se défait, bien sûr, du fait de l’insurrection de la partie Est. Mais, réduire ce processus à la seule insurrection serait une grave erreur. En réalité, les événements de janvier et février 2014 ont fait exploser le fragile équilibre qui s’était constitué depuis 1991. La volonté de certains d’imposer une Ukraine « mono-ethnique » allait à l’encontre de la réalité, composite, de ce pays. Les forces d’éclatement sont donc à l’œuvre, tout autant à l’Ouest qu’à l’Est. On peut penser que, d’ici quelques mois, la fraction la plus occidentale de la population demandera son rattachement à la Pologne ou cherchera à se constituer en entité indépendante, dans l’espoir de pouvoir intégrer au plus vite l’Union Européenne. Les régions frontalières avec la Hongrie et la Slovaquie demanderont alors, elles aussi, leur rattachement à ces pays. Le mouvement de la place Maïdan pourrait bien se solder, d’ici quelques mois ou quelques années, dans une désintégration de ce pays que l’on appelait l’Ukraine.

 

Cela n’est nullement souhaitable. Mais la question qui se pose est de savoir si l’on peut encore l’éviter.

 

le 3 novembre 2014

Jacques Sapir

 

source : russeurope

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