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1 Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images (photos , dessins, vidéos), les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Le 3 mars dernier, Olivier Besancenot était l’invité de l’émission « on n’est pas couché » sur France 2 : un retour du « facteur » militant troskyste au NPA après son effacement derrière le candidat de son parti à la présidentielle, le syndicaliste Philippe Poutou.

 

On notera d'une part, le ton très apaisé de ses interlocuteurs, parfois plus virulents quant il s'agit de "cuisiner" un dirigeant politique, et d'autre part le soutien appuyé de ses propos par l'épouse d'un ancien premier ministre PS.

 

Je vous invite à visionner son intervention et à la commenter si vous le souhaitez .

El Diablo

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Méc-créant 05/03/2018 20:09

Toujours intéressant et sincère Besancenot, on ne peut que partager l'ensemble de ce qu'il dénonce avec pertinence et son implication dans les luttes quotidienne des travailleurs.Mais aucune vraie question de politique plus générale n'a été posée. Le courant trotskiste, certainement un des plus clairement anticapitalistes, reste intellectuellement collé à son théoricien de référence --sans doute surtout par volonté de s'affirmer anti-stalinien-- et en est réduit à adapter un matérialisme, historique et dialectique, pourtant dit marxiste, un peu particulier, inférant que les nations et les frontières sont obsolètes --éléments qui, chez certains, seraient causes des guerres. Ainsi, face à l'UE, si son contenu et ses décisions sont bien condamnés, la question d'en sortir n'est pas envisagée. L'idée d'une "autre Europe" semble toujours présente (car Trotski prônait les Etats unis socialistes d'Europe... comme nécessaires à la construction d'un socialisme?...). C'est pourtant une question qui se révèle vitale de nos jours si on envisage, si peu que ce soit, de recomposer un mouvement populaire transformateur: sans reconquête des souverainetés populaire et nationale, quelle transformation profonde peut-on espérer? Mais il est bien vrai que des pans entiers de la classe ouvrière, sans doute plus largement chez les jeunes, sont totalement déconnectés de toute réflexion politique un peu construite et cohérente et du besoin d'actions solidaires et collectives. Mais cela n'est pas tout à fait "de leur faute" et remonte à loin. Le vieux-con que je suis n'a pas oublié: Mitterrand se faisant élire en déclarant qu'il était ignoble de s'enrichir en dormant mais soutenant quelques mois après qu'il n'y avait rien d'immoral à s'enrichir (et il ne faisait pas allusion à la culture ou à la science...). Le"chacun-pour-soi" commençait à s'installer et l'idée fixe de l'enrichissement personnel à enfler.. Mais quel courant politique a tenté de construire un barrage par la lutte idéologique? Tout l'éventail politique s'est soumis, de manière plus ou moins alambiquée, à "l'européisme" dominant qui n'est rien d'autre que la soumission à l'idéologie capitaliste.J'ai vu des militants de Lutte Ouvrière badigeonner des "élections piège-à-cons"...et appeler à quelque temps de là à voter pour les élections au parlement européen. C'est dire la hauteur d'analyse.Avec tous ces débris irrécupérables de toutes ces gauches plus ou moins extrêmes, comment une conscience de classe aurait-elle pu perdurer (avec, en plus, la fin de l'URSS)? Mais un point important a tout de même été évoqué par Besancenot et que je partage pour une bonne part: quand la politique est essentiellement un domaine où faire carrière, s'élever socialement --et donc financièrement--, obtenir du pouvoir et avoir les moyens de le conserver ou le renforcer...la démocratie tape à la porte du mouroir (je ne l'aborderai pas ici mais: qu'est-ce vraiment que la démocratie et dans quelles conditions pourrait-elle être la panacée?...Encore un "moulon" --c'est du provençal: un tas-- de questions à étudier).
Méc-créant.