L'ALLEMAGNE et la FRANCE prévoient de coopérer dans le domaine des ARMES NUCLÉAIRES
/image%2F1449569%2F20260531%2Fob_8ae0c9_armes-nucleaires-france-allemagne.jpg)
La France, puissance nucléaire, et la RFA semblent concrétiser leur coopération dans le domaine de l'armement nucléaire. Selon les médias, un représentant du chancelier fédéral Friedrich Merz se serait déjà rendu à Paris.
Comme le rapporte aujourd'hui [31 mai 2026] le magazine « Der Spiegel », la coopération franco-allemande concernant les armes nucléaires françaises prend une forme plus concrète. Selon cet article, des discussions ont eu lieu cette semaine en vue d'une coopération plus étroite en matière de dissuasion nucléaire. Outre l'Allemagne et la France, d'autres pays européens auraient également pris part à ces consultations.
C'est Günter Sautter, conseiller en politique étrangère du chancelier fédéral Friedrich Merz et chef du département de la politique étrangère et de sécurité à la Chancellerie, qui s'était rendu à Paris en tant que représentant allemand. Selon le magazine Der Spiegel, il était déjà arrivé dans la capitale française mercredi. Une autre rencontre est prévue en Allemagne avant la pause estivale.
La première série de discussions de cette semaine fait suite à une rencontre entre le président français Emmanuel Macron et le chancelier fédéral Friedrich Merz en mars 2026. À l'époque, les dirigeants des deux pays avaient mis en place un groupe de pilotage chargé d'élaborer les modalités de cette coopération.
Les premiers détails de ces accords viennent d'être révélés. Il semblerait que des manœuvres nucléaires franco-allemandes communes soient prévues afin de préparer les deux forces armées à une situation d'urgence. La Bundeswehr aura ainsi accès aux sites nucléaires français, mais ne participera qu'à la partie conventionnelle des exercices nucléaires. Le premier de ces exercices communs devrait avoir lieu dès le mois de septembre.
La décision finale concernant l'utilisation d'armes nucléaires restera du ressort exclusif du président français en exercice. Il ne semble pas non plus qu'un stationnement permanent de bombes nucléaires françaises en Allemagne ait été convenu.
La tendance à la coopération nucléaire intra-européenne dans le domaine militaire est considérée comme le résultat de l'inquiétude croissante des Européens quant à savoir si les États-Unis, qui ont jusqu'à présent assuré leur protection nucléaire, viendraient réellement à leur secours en cas de guerre. La Pologne et la Lituanie, par exemple, se sont déjà placées sous le parapluie nucléaire français.
Mercredi dernier, la Norvège est devenue le dernier pays à bénéficier de la protection de la puissance nucléaire française. Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a signé à Paris un accord de défense en ce sens. À l'avenir, une attaque contre la Norvège ou les autres États partenaires pourrait donc déclencher une riposte nucléaire de la part de la France, puissance protectrice. Toutefois, dans le contexte de ce qu'on appelle « l'ambiguïté stratégique », de nombreuses modalités de l'accord restent floues.
SOURCE : Presse internationale


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)