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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

source : sputniknews- philippe lopez -afp

source : sputniknews- philippe lopez -afp

Arnaud Montebourg a été l’invité, le jeudi 22 septembre 2016, de l’émission de France 2, l’Émission Politique, une émission animée par David Pujadas et Léa Salamé.
On attendait que Montebourg fit quelques clarifications à cette occasion. Ce ne fut pas le cas. Il y a, au contraire, maintenu un discours rempli d'ambiguïtés, discours qu'il tient depuis ces dernières semaines, y compris sur sa participation — ou non — à la primaire du parti « socialiste ». A cet égard, le résultat du vote interne au Parti Travailliste en Grande-Bretagne, un vote exclusivement réservé aux adhérents de ce parti, et qui a vu le triomphe de Jeremy Corbyn avec 61,8 % des voix et une participation de 77 %, montre bien — a contrario — ce qu'est une véritable démocratie politique.

On sait que le parcours d'Arnaud Montebourg suscitait logiquement une certaine sympathie. Il avait repris, à la veille de la primaire de 2011, un certain nombre des thèmes de La Démondialisation (1). Il s'est battu, avec beaucoup de courage et de constance, au sein des divers gouvernements auxquels il a participé de 2012 à 2014. Il s'en est expliqué d'ailleurs, devant une Léa Salamé, visiblement sidérée par son honnêteté politique qu'elle est manifestement incapable de comprendre, en disant qu'il s'agissait de choix politiques, qu'il avait pu d'ailleurs se tromper, mais qu'il considérait qu'il lui fallait aller jusqu'au bout de son combat. Dont acte ; sur ce point il n'y a rien à redire. Mais, Arnaud Montebourg n'a visiblement pas tiré les leçons de la dramatique année 2015. Cela se sent dans son discours sur l'Union européenne, sur les problèmes économiques, et sur la question du terrorisme jihadiste.

 

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