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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d'une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d'Information du Kurdistan, situés au 147 rue La Fayette, à Paris.

 

L'enquête menée en France a révélé nombre d'indices faisant apparaître que le meurtrier présumé, Ömer Güney, arrêté quelques jours après le crime, avait agi pour le compte des services secrets turcs (MIT), comme le confirme le réquisitoire du Procureur de la République dans cette affaire : « de nombreux éléments de la procédure permettent de suspecter l'implication du MIT dans l'instigation et la préparation des assassinats. »

 

Cependant, La mort d'Ömer Güney, le 17 décembre 2016, à un mois de son procès qui devait commencer à Paris, le 23 janvier 2017, nous prive d'un procès public qui aurait permis de juger non seulement l'exécutant, mais aussi, et surtout, le commanditaire, l'Etat turc !

 

Alors que l'instruction avait été bouclée en mai 2015, et alors que l'on avait connaissance des graves problèmes de santé de Güney, cela dès son arrestation, pourquoi le procès a-t-il été fixé à une date aussi lointaine ? En différant la tenue de ce procès, la France a manqué une occasion cruciale de juger, enfin, un crime politique commis sur son territoire ! Depuis les années 60, pas moins de 43 assassinats politiques ont été commis sur le sol français. Ils sont tous restés impunis !

 

Malgré les promesses faites par le Ministre de l'intérieur de l'époque, Manuel Valls, au lendemain des assassinats, les autorités politiques françaises n'ont jamais cherché à faire la lumière sur ce triple assassinat. Toujours soucieuses de préserver leurs relations avec la Turquie, elles n'ont même pas pris la peine de recevoir les familles des victimes, ni les représentants de la communauté kurde.

 

Et que dire du refus du gouvernement français de lever le secret-défense sur des renseignements qui auraient pu permettre la progression de l'enquête judiciaire ? Privés de ces renseignements, les juges chargés de l'instruction ont finalement clos le dossier sans avoir pu remonter jusqu'aux commanditaires qui sont pourtant connus.

 

Jusqu'à quand la France va-t-elle fermer les yeux sur la dérive du régime turc qui, non seulement, viole en permanence les règles d'un Etat de droit et celles de la démocratie locale, mais qui entend aussi sévir en Europe où il déploie ses agents chargés d'espionner et d'éliminer ses opposants ?

 

La mort du meurtrier présumé n'entame en rien notre détermination à lutter pour la vérité et la justice ! Le ou l'un des exécutants est mort, mais les commanditaires sont toujours vivants et libres ! 5 ans après, le silence des autorités françaises est plus assourdissant que jamais. Nous exigeons d'elles toute la lumière sur ces assassinats et, enfin, la justice !

 

Premiers signataires:

Conseil démocratique kurde en France (CDKF), Mouvement des Femmes Kurdes en Europe, Coordination nationale Solidarité Kurdistan (CNSK), Mouvement de la Paix (MdP), Marche Mondiale des Femmes (MMF), Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB), Union des Etudiants kurdes en France (UEFK), Femmes Solidaires, Union des Femmes Socialistes (SKB), Association France-Kurdistan, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié des Peuples (MRAP), Initiative pour un Confédéralisme démocratique, Union syndicale Solidaires, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Association Solidarité & Liberté Marseille, L'Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML), Les Amis de l'ICOR en France, Réseau Sortir du colonialisme, Ecologie Sociale,

 

SOURCE :

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