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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

les quatre bûcherons marocains (source photo: france bleu)

les quatre bûcherons marocains (source photo: france bleu)

Recrutés depuis le Maroc par leur employeur comme bucherons saisonniers, avec la promesse d’un CDI au Smic et d’un titre de séjour pérenne, ils ont été surexploités dans des conditions de travail épouvantables pendant des mois dans le Village d’Aigurande (Indre).
 

Payés de 100 à 200 euros par mois, d’une demi-baguette et l’eau du ruisseau en guise de déjeuner, surnommés par des noms d’animaux (« le chien » et « l’âne ») par leur employeur, ils ont vécu l’enfer.
 

Celui-ci les faisait travailler 10 à 12h par jour en semaine comme bucherons sans aucune protection, avec une seule pause quotidienne de 20 minutes puis les faisait travailler comme maçons le week-end dans son local commercial.
 

Après plusieurs mois où ils se sentaient tenus par la peur, le 21 mai dernier, ils osent réclamer une nouvelle fois leurs salaires, l’employeur force la porte de l’appartement qu’il leur sous-louait et déchirent tous leurs papiers. Ils se retrouvent contraints à dormir sur le parking du village.
 

Et là, une formidable solidarité se met en place : les villageois et les camarades de l’Union départementale (UD) CGT de l’Indre s’organisent collectivement et leur viennent en aide concrètement.
 

Épaulés, soutenus, les salariés gagnent en référé aux prud’hommes le 23 août et déposent plainte pour Traite des êtres humains dans le milieu du travail.
 

Après plusieurs semaines de silence préfectoral, toute la CGT (UD, Fédération Agro-alimentaire et Confédération) appuie la demande de régularisation des camarades par une carte de séjour, légalement délivrée dans le cadre d’un dépôt de plainte pour Traite. Les salariés ont enfin retiré vendredi à la Préfecture de Châteauroux leur premier récépissé de six mois autorisant le travail (sans conditions), dans l’attente de leur carte d’un an Vie Privée et Familiale.
 

Le combat continue toujours au pénal pour faire reconnaître la Traite des êtres humains dans le milieu du travail. Le récent jugement reconnaissant la Traite des êtres humains pour les coiffeuses de Château d’Eau permettra aux magistrats, nous l’espérons, de reconnaître plus facilement ce délit dans le milieu du travail ; délit qui se caractérise par une action (le recrutement ici), un moyen (la tromperie ici : des promesses de rémunérations ou d’avantages qui ne sont pas tenues) et une finalité : l’exploitation (ici par le biais de conditions de travail et/ou d’hébergement indignes).
 

C’est une formidable première victoire de nos quatre camarades marocains, du collectif de villageois qui s’est constitué et de notre CGT unie, coordonnée et donc plus forte !
 

Rappelons toujours que ce qui place nos camarades travailleurs migrants en situation de vulnérabilité et les rend victimes de conditions de travail contraires à la dignité humaine, voire de Traite des êtres humains, c’est l’absence de droits (sans-papiers) ou la précarité de ces droits (saisonniers ou détachés), liée au durcissement inacceptable des politiques migratoires !
 

Une seule solution : l’égalité des droits et de traitement entre travailleurs français et immigrés dès l’arrivée sur le territoire !

 

Montreuil, le 17 septembre 2018

 

SOURCE

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Réduits à l’esclavage par leur patron, quatre Marocains gagnent leur procès

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