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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Le 28 Mars 2019

Par Julia Hamlaoui et Maud Vergnol

 

« Frexit », « plan A-plan B », stratégie de désobéissance sans sortie … si toutes les listes de gauche dénoncent les traités budgétaires européens, la méthode pour en sortir divise.

 

Le constat fait-il vraiment consensus à gauche ? L’UE, telle qu’elle est, paralysée par le carcan austéritaire, dépossède les peuples de leur souveraineté au profit des marchés financiers, et réduit sérieusement les marges de manœuvre pour quiconque voudra mettre en œuvre des politiques de progrès social. Alors faut-il désobéir et comment ? À deux mois des élections européennes, cette question centrale, nerf de la guerre pour changer l’Europe, divise à gauche et au sein même de certaines formations politiques. Car si une majorité estime aujourd’hui que les traités sont au cœur de l’impasse européenne, les stratégies pour en sortir, parfois floues, divergent sur la méthode. « L’Union européenne, on la change ou on la quitte. » Cette formule de Jean-Luc Mélenchon, en juin 2016, au lendemain du Brexit, avait fait l’effet d’une bombe. Mais deux ans plus tard, le scénario insoumis du « plan A-plan B » a du plomb dans l’aile. Et les atermoiements stratégiques de la FI divisent au sein même du mouvement. L’économiste Liem Hoang Ngoc et l’ancien porte-parole Djordje Kuzmanovic ont même claqué la porte de la France insoumise sur ce désaccord. Aujourd’hui, Manuel Bompard, numéro deux de la liste FI, pointe deux « impasses » : « La première consiste à multiplier les déclarations de bonnes intentions sans construire de rapport de forces réel. La seconde est l’idée d’une sortie, Frexit, de la France de l’Union européenne, qui est en réalité une position défaitiste. » De quoi balayer les suspicions sur une volonté de la FI de sortir de l’euro. En cas d’échec des négociations, le « plan B » insoumis est ainsi résumé dans le programme du mouvement : « Pour la France, sans laquelle l’UE ne survivra pas, il s’agira, en cas d’impossibilité à faire appliquer le plan A (de renégociation – NDLR), de construire de nouvelles coopérations européennes libérées des traités austéritaires avec l’ensemble des pays qui partageront ce projet  ». « Nous n’abandonnons pas la coopération européenne mais elle doit se faire sur une base sociale, écologique et de justice fiscale....

 

LA SUITE DE L’ARTICLE (PAYANT) EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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