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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, or tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Diablo

Nous sommes en 1925. Mussolini est au pouvoir en Italie depuis 1922, mais Hitler et les nazis devront attendre encore huit ans pour y parvenir en Allemagne. C’est le moment où Fernand Loriot [1] publie des thèses dans lesquelles figure un important chapitre consacré à une définition du fascisme. [2]

 

Pour l’auteur, le fascisme est un instrument de guerre civile de la grande bourgeoisie lorsque l'appareil de contrainte et de répression de l’État s'avère insuffisant pour contrôler l’action révolutionnaire du mouvement ouvrier. Afin d'entraîner derrière lui les classes moyennes et même une partie de la classe ouvrière, le fascisme se pare d'une idéologie qui exalte le sentiment patriotique, les idées d'ordre, d'autorité, de discipline dans le cadre de la société capitaliste. Cette idéologie, au service des intérêts de classe de la bourgeoisie identifiés avec l'intérêt national, est d'essence impérialiste comme en témoigne son goût des aventures belliqueuses.

 

Dans le même temps, sous couleur d'entente entre le capital et le travail, le fascisme s'oppose de toutes ses forces aux luttes du mouvement ouvrier et a recours à la violence de ses organisations paramilitaires pour les briser.

Pour Fernand Loriot, dans la France de 1925, le fascisme n'existe qu'à l'état de menace qu'il serait toutefois absurde d'ignorer. Mais, « il importe de ne pas confondre la menace avec le fait ».

Les thèses de Loriot sur le fascisme se sont trouvées largement confirmées par la réalité européenne qui a mené à la Seconde Guerre mondiale. Il convient de le rappeler alors qu'aujourd'hui le mot « fascisme » est utilisé à tort et à travers sans la moindre préoccupation de le caractériser par rapport aux particularités du moment.

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[1] Militant du Parti socialiste SFIO, Fernand Loriot (1870-1932) s'oppose dès 1915 à la participation de son parti aux gouvernements de guerre. En décembre 1920, il participe à la création du Parti communiste et en devient membre du premier comité directeur. A partir de 1922, il critique l'évolution du parti et rejoint l'opposition interne.

[2] Ces thèses ont été publiées dans une tribune de discussion des Cahiers du bolchevisme n°18 du 1er mai 1925 (Tribune de discussion, pages 1177-1186) : http://www.marxists.org/francais/loriot/works/1925/03/loriot_19250323.htm

 

Source : Contre-Courant

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