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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

*****

Publié par Michel El Diablo

L’Observatoire des inégalités publie les seuils de pauvreté, de richesse et le niveau de vie des classes moyennes pour les principaux types de ménages. Des données essentielles.

Qui est pauvre, moyen ou riche selon le type de ménage ? Délimiter des frontières de niveaux de vie est une construction statistique. L’exercice est pourtant essentiel si l’on veut comprendre la société. Encore faut-il prendre quelques précautions. Nous publions des données détaillées de l’année 2011 par type de ménage. Elles sont obtenues à partir des déclarations d’impôts, auxquelles l’Insee a retiré les impôts directs payés et les prestations reçues (voir encadré méthodologique).

Les frontières des niveaux de vie

niveau-de-vie.jpg

Qui est pauvre ?

 

Une personne seule est considérée comme pauvre si elle vit avec moins de 729 euros par mois.

 

Un couple sans enfant avec 1 423 euros et 1 921 euros avec deux enfants.

 

Nous avons utilisé le seuil de pauvreté situé à la moitié du niveau de vie médian. Il ne s’agit pas du seuil de pauvreté officiel de l’Insee à 60 %, qui se situe à 814 euros. Le seuil de l’Insee est une valeur théorique pour une « unité de consommation » fictive, qui permet de comparer l’ensemble des formes de ménages entre elles. Nous présentons un découpage interne à chaque type de ménage, en fonction des revenus qu’il perçoit réellement et non des échelles d’équivalence utilisées par l’Insee.

Qui appartient aux catégories populaires ?

 

Si l’on définit les catégories populaires comme les 30 % du bas de l’échelle des revenus, elles perçoivent par mois au plus :

1 183 euros pour une personne seule,

2 251 euros pour un couple sans enfant

et 3 100 euros pour un couple avec deux enfants.

 

Pour un célibataire, il s’agit environ du niveau du Smic pour un temps plein, auquel il faudrait ajouter les impôts et d’éventuelles allocations. Ce niveau est sans doute restrictif. S’il semble bas à certains, c’est qu’il intègre les personnes qui touchent des minimas sociaux, qui sont en temps partiel, au chômage, qui n’ont travaillé que quelques mois dans l’année ou qui touchent des petites retraites. Il ne s’agit pas des revenus des actifs en temps plein.

Qui fait partie des classes moyennes ?

 

Selon la définition que nous utilisons, les classes moyennes s’étendent des 30 % les plus pauvres aux 20 % les plus riches.

Soit de 1 183 à 2 177 euros mensuels pour un célibataire,

de 2 251 à 4 280 euros pour un couple sans enfant

et de 3 122 à 5 567 euros pour un couple avec deux enfants. On est loin des chiffres des « classes moyennes » dont on parle souvent dans le débat public, et dont les revenus sont très supérieurs.

 

Qui est aisé ?

 

On qualifie d’« aisés » ceux qui se situent parmi les 20 % les plus riches. Ils disposent d’un niveau de vie supérieur à

2 177 euros mensuels pour un célibataire,

4 280 euros pour un couple sans enfants

et 5 567 euros pour un couple avec deux enfants. Aisés ou pas ? Tout dépend de la perspective que l’on choisit.

 

Avec 3 000 euros de niveau de vie par mois après impôts, un célibataire vit bien mieux que le reste de la population, il est objectivement à l’aise. Mais il ne gagne tout aussi objectivement pas grand chose s’il se compare aux 1 % les plus riches : les inégalités sont grandes au sein des tranches supérieures.

Et les riches ?

 

Nous considérons comme riche:

 

une personne seule qui touche plus de 2 917 euros par mois,

 

un couple sans enfant qui vit avec plus de 5 693 euros,

 

et un couple avec deux enfants au-delà de 7 683 euros

 

C’est le double du niveau de vie médian. Cette norme n’est ni plus ni moins subjective que celle qui fixe le seuil de pauvreté.

 

Fixer un seuil de richesse déclenche immédiatement un tollé. Qu’est-on quand on dispose de deux fois plus que celui qui se trouve au milieu du gué des revenus ? Encore une fois, on n’est pas « riche », si l’on se mesure à une poignée de dirigeants du CAC 40. Mais on l’est très nettement, rapporté au plus grand nombre. Reste à savoir quelle perspective on adopte.

 

En conclusion

 

Toutes ces frontières sont critiquables. En tous cas, on ne peut que regretter la pauvreté du débat dans ce domaine. Un assez grand consensus existe pour maximiser le niveau de la pauvreté et minimiser celui de la richesse en élevant les seuils de ces deux catégories. Les classes moyennes deviennent un fourre-tout pratique permettant de rassembler des catégories hétéroclites. Comme le Crédoc, nous adoptons une position plus mesurée, qui n’est pas plus ou moins objective qu’une autre, mais qui a le mérite de mettre des données sur la table plutôt que de rester dans un épais brouillard.

 

le 29 août 2014

 

source: filpac cgt

 

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