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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

photo d'illustration (source: solidarité internationale pcf)

photo d'illustration (source: solidarité internationale pcf)

Interview de Carolus Wimmer, Secrétaire aux Relations Internationales du Parti communiste du Venezuela (PCV), réalisée le 29 octobre 2018 par Luis Angel Yañez, pour le mensuel chilien « El Ciudadano »

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF


"Le slogan du moment doit être le suivant : Travailleurs d'Amérique latine et du monde, aujourd'hui plus que jamais, unis face à la menace fasciste"


Le Secrétaire aux Relations Internationales du Parti communiste du Venezuela (PCV), Carolus Wimmer, à propos des résultats du scrutin de ce dimanche au Brésil, a affirmé que la victoire électorale du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro au Brésil signifie l'avènement du fascisme dans une économie émergente et détermine le début de l'intensification de la lutte des classes sur notre continent.

"Loin des analyses des intellectuels réactionnaires, Bolsonaro ne représente pas une nouvelle gouvernance populiste apparaissant comme une réponse à l'échec supposé de la gauche. Son élection constitue une grave menace pour la démocratie, financée par des entrepreneurs apatride et des sociétés transnationales qui cherchent à démanteler l'État-nation afin de piller la richesse et le patrimoine des peuples", estime Wimmer.

Le dirigeant communiste a affirmé que les résultats donnent aussi une leçon aux forces révolutionnaires et nous indiquent que nous devons reprendre les méthodes de la lutte de classe pour affronter cet ennemi puissant. "L'histoire est claire : seul le socialisme, seule l'organisation et la formation de la classe ouvrière, a réussi à vaincre le fascisme sous toutes ses formes", a-t-il déclaré.

Le triomphe de Bolsonaro représente aussi l'institutionnalisation du coup d'État contre Dilma Rouseff. Pour Wimmer, il est temps d'évaluer et d'analyser, de donner des réponses, pour empêcher que les groupes économiques ne manipulent les outils de la démocratie bourgeoise, y compris les médias - et au-delà de la grande presse, nous parlons aussi des réseaux sociaux et des nouvelles technologies - dans l'objectif de "construire des scénarios favorables à la restauration néo-fasciste et néo-libérale en Amérique latine, impulsée par les oligarchies locales, les multinationales et l'administration Trump".


Le capitalisme pour tous

"N'oublions pas le rôle important joué par Steve Bannon, ancien directeur de la Stratégie à la Maison Blanche, dans la campagne pour positionner Bolsonaro comme "leader" des mécontents et dans l'imposition du "populisme de droite" et du slogan "le capitalisme pour tous" comme une option pour les électeurs brésiliens déçus par la pratique politique de la social-démocratie", fait observer l'analyste.

"L'erreur des groupes révolutionnaires a été de considérer que l’État bourgeois permet des changements de pouvoir par le biais d'élections manipulées par le même système", a-t-il dit.

D'autre part, à son avis, la gauche au pouvoir doit intégrer une fois pour toutes que la pratique politique doit aller au-delà des améliorations sociales pour le peuple, la tâche est de donner aux travailleurs des campagnes et des villes le pouvoir politique réel pour initier une véritable transformation de la société. Cela se fait par la formation idéologique et par l'organisation révolutionnaire.

"Face à cette nouvelle réalité, plus que de résister, le slogan doit être de lutter pour la construction d'une nouvelle corrélation des forces favorables à la prise de pouvoir par la classe ouvrière et les couches populaires", souligne Wimmer.

"Le slogan du moment doit être le suivant : Travailleurs d'Amérique latine et du monde, aujourd'hui plus que jamais, unis face à la menace fasciste ", a-t-il conclu.

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