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1 Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images (photos , dessins, vidéos), les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.

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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par El Diablo

Dans l’avion qui le ramenait d’Israël le 24 janvier, Emmanuel Macron s’est répandu en propos étranges ou scandaleux, parmi lesquels se trouve une phrase souvent commentée : “Une dictature c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois”. Certains ont dit avec plus ou moins d’ironie que la définition lui convenait à merveille. N’exagérons pas !

 

Au sens moderne, une dictature est un pouvoir absolu exercé dans une relation immédiate – sans médiations – avec le peuple. Tel n’est pas le cas. Nous sommes confrontés à une subversion oligarchique de nos institutions politiques et administratives mais celles-ci conservent une capacité de résistance, démontrée par le Sénat lors de l’affaire Benalla et par la sévérité de l’avis rendu par le Conseil d’Etat sur le projet de réforme des retraites. Cette résistance est faible et, depuis vingt ans, la dérive oligarchique nous a entraînés hors de la tradition républicaine : la finalité du pouvoir n’est plus l’intérêt général, mais l’intérêt d’un clan qui mène ses opérations dans une confusion croissante des pouvoirs et des fonctions.

 

La Constitution de la Vème République respectait le principe fondamental de séparation des pouvoirs. La force de l’exécutif était assurée mais le régime parlementaire demeurait et il y avait une nette distinction entre le président de la République, en charge de l’essentiel, et le Premier ministre. Le phénomène majoritaire a souvent permis d’organiser une chaîne de décision reliant la Présidence, le gouvernement et l’Assemblée nationale mais les périodes de cohabitation nous ramenaient à la réalité parlementaire du régime (1). Nous avons souvent fait la critique de cette organisation des pouvoirs, qui instituait le conflit entre le Président et le Premier ministre et qui ne permettait pas d’affranchir l’arbitrage présidentiel des enjeux partisans.

 

 

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