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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par DIABLO

En 1999, 53% des électeurs français avaient boudé les urnes, lors du scrutin européen.
En 2004, le pourcentage atteignait
57%.

Et cette année ?

Début avril 2009, un sondage de l'IFOP indique que seuls 17% des personnes interrogées disent avoir parlé des « européennes » avec des proches. Dans le même état d'esprit, elles étaient 33% à deux mois des élections, en 2004 ! 

Aujourd'hui, selon l'IFOP, à l'échelle de l'Union européenne, 34% des citoyens des 27 pays prévoient d'aller voter le 7 juin prochain...

C'est encore trop !

Toute la classe politique française, l'UMP en premier lieu, fait du taux de participation au scrutin du 7 juin, l'enjeu premier de ces élections.
Avant même le pourcentage qu'obtiendra le parti présidentiel.
Entre toutes les formations politiques qui présentent des listes, il y a convergence sur l'existence, le maintien et le renforcement de la construction européenne. Certes, Nicolas Sarkozy et ses affidés souhaitent poursuivre la ligne directrice qui guide l'UE depuis le traité de Maastricht, en 1992 : la loi du profit maximum, s'appuyant sur un libre marché. Chacun peut en mesurer les effets : la concurrence exacerbée entre les entreprises, entre les salariés, la casse des services publics et de tout système de protection sociale, les délocalisations, le chômage de masse, la précarisation des emplois.

Nicolas Sarkozy veut poursuivre cette politique avec le souci d'avantager les entreprises amies du CAC 40 dans le contexte européen.

Mais, en quoi diffère la politique menée par la social-démocratie européenne ?

L'expérience passée du parti socialiste aux différents gouvernements qu'il a dirigés  en France, montre une convergence totale dans les buts recherchés. Et toutes les déclarations « sociales » des dirigeants actuels du PS se heurtent à la réalité : dans les pays de l'UE où, actuellement, les socialistes sont au pouvoir (au Portugal, en Espagne, en Grande-Bretagne), ou bien  partagent ce pouvoir avec la droite  (en Allemagne, en Hollande, en Autriche), la politique suivie dans tous les domaines, l'ensemble des mesures politiques et économiques prises, ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles décidées par leurs « adversaires » de droite.

C'est dire que voter pour les socialistes  ou l'UMP, c'est voter « bonnet blanc et blanc bonnet ». A leurs côtés, les Verts comme le Modem rivalisent de zèle européen, en proposant encore plus d'intégration politique au niveau de l'UE !

Quand aux « européens » qui se réclament de la « gauche » ? Le Front de Gauche (PCF-Mélenchon) comme le Nouveau Parti Anticapitaliste clament haut et fort leur hostilité  au « libéralisme ». Ce qu'ils veulent, c'est  une « Europe sociale ». Autrement dit, ils ne rejettent pas l'idée de construction européenne. Ils espèrent seulement qu'un jour - lointain - l'UE adoptera, à côté de l'emblème marial étoilé, le drapeau rouge de la Révolution.
En attendant cet heureux évènement, les salariés continueront d'être soumis aux dures lois du capital financier.

De toutes façons, le 7 juin au soir, le pouvoir comme l'opposition parlementaire, feront les comptes : combien d'électeurs, toutes listes confondues, se seront rendus aux urnes.

La totalisation des voix recueillies par l'ensemble des partis en compétition,  sera considérée par Sarkozy comme le pourcentage des électeurs favorables à l'Union européenne.

Imaginons que celui-ci n'atteigne pas 40%...

Comment alors prétendre que les Français ont soif d'Europe ?

Un tel résultat aurait l'effet d'un nouveau 29 mai 2005, lorsque le projet de constitution a été repoussée  par 55% des électeurs.

Le pouvoir, comme l'opposition de Sa Majesté, conscients de ce péril, vont tout mettre en œuvre par une propagande encore plus massive pour faire voter à droite, à gauche, au centre, peu importe : l'essentiel étant pour eux d'obtenir un nombre maximum de participants au scrutin.

Cette perspective conduit tous les Français désireux de mettre un holà à la construction européenne, à s'abstenir et à faire campagne pour cette nouvelle résistance à l'ordre établi.

Tel est le point de vue de canempechepasnicolas.

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Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

source : blog « çà n'empêche pas nicolas »

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http://www.forum-unite-communiste.org/ 16/04/2009 19:19

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