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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

Au cours du 20ème siècle, sous la pression des luttes sociales et sous l'influence du modèle soviétique, les Français ont conquis de nombreuses et importantes avancées telles que la sécurité sociale, la retraite par répartition, l'éducation pour tous, le droit du travail, mais également des services publics forts et au bénéfice de tous. L'article 9 du préambule de la Constitution de 1946 précisait que "tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité."

Avec la disparition de l'URSS, le déclin social amorcé quelques années auparavant a subi un coup d'accélérateur brutal et la priorité des classes dirigeantes capitalistes est apparue très clairement : liquider les services publics. Les raisons sont là aussi assez claires :
1. Le service public brasse une énorme quantité d'argent et représente donc un magot gigantesque que les ogres du capital ont bientôt fini d'engloutir. Et c'est bien de l'argent public, notre patrimoine commun, qui a été englouti par quelques gros actionnaires (Entre 1985 et 1995, on peut estimer à environ 200 Milliards de dollars les recettes des privatisations en Europe).
2. Le service public est financé par nos impôts, et c'est donc toute la société qui se cotise pour que la fermière du Poitou ait autant que possible le même accès à la santé, à l'éducation, aux transports, à la culture, aux moyens de communication...que le cadre parisien. En détruisant le service public, en fermant les hôpitaux, les écoles, les bureaux de poste...nous payons toujours les mêmes impôts, mais c'est autant d'argent que les dirigeants peuvent utiliser pour faire de gros cadeaux aux entrepreneurs et aux plus riches. Deux exemples parlants : le bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt des grosses fortunes, nous a coûté 688 Millions d'euros en 2 ans, soient les salaires annuels de 28.500 fonctionnaires, et la suppression de la taxe professionnelle, qui va coûter 11,5 Milliards d'euros, représente les salaires annuels de 477.600 fonctionnaires !
3. La fonction publique est plus syndiquée que la moyenne, elle a donc une plus grande capacité de mobilisation sur les mouvements sociaux d'envergure. Casser la fonction publique, c'est casser à la foi la mobilisation sociale, et le dernier refuge où l'emploi n'est pas menacé dans le monde du travail (ce qui est d'ailleurs remis en cause par la loi « Mobilité », votée cet été au Parlement).
4. En dernier ressort, en privant les classes populaires de services publics, on dérégule les prix, on fait ainsi exploser les tarifs (EDF, GDF, Poste, Santé...) et on rend les maigres salaires encore plus vitaux, et les salariés encore plus dociles.

source : « cercle communiste région parisienne »

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