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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Diablo

prcf-logoA propos de la prestation de François Hollande le 27 mars 2013

Il faut reconnaître que Hollande est fort loin d’être aussi arrogant et agressif que Sarkozy : si on ne prête attention qu’à la forme, ses interventions télévisées sont cent fois plus « lisses » que celle de l’ex-président récemment mis en examen dans l’affaire Bettencourt.

 

Mais si l’on va sur le fond on s’aperçoit quele contenu des politiques annoncées par Hollande est extrêmement dangereux, antinational et antisocial.

 

Que signifie d’abord ce « choc de simplification » que doivent engager les services publics ? La suppression annoncée de « milliers de normes » va dans le sens de ce que réclame à cor et à cris le patronat : la déréglementation, la dérégulation, le « laissez faire, laissez passer ! » du néolibéralisme débridé. On peut sans doute simplifier les règlements existants, mais toute la question est : dans l’intérêt de qui ? Pour le patronat, le Code du travail, mis en place à la suite d’innombrables luttes ouvrières, est toujours trop « compliqué », parce qu’il offre encore aux salariés des possibilités de se défendre contre l’arbitraire. Que les salariés ne se hâtent donc pas de se réjouir de la « simplification » engagée par un gouvernement qui, avec l’accord des syndicats jaunes, CFDT en tête, vient de permettre aux patrons de diminuer les salaires à leur guise et de flexibiliser l’emploi à outrance sous prétexte d’éviter les « plans sociaux »…

 

Par ailleurs, que deviendront les millions de Français – notamment les personnes âgées – qui n’ont pas d’ordinateur ou qui sont mal à l’aise sur la Toile, avec la « dématérialisation totale » annoncée par Hollande des documents administratifs ? Encore plus dur pour eux de s’y retrouver  dans ses impôts, ses remboursements Sécu, de savoir où on en est financièrement, de contester une décision administrative…

 

Ce point semble cependant bénin par rapport aux deux autres points annoncés par le président « normal » :

 

-La nouvelle étape de la décentralisation, qui vise à supprimer les départements (comme c’est déjà sur les rails en Alsace), à désengager l’Etat au maximum dans les « dépenses publiques », à permettre aux régions de moduler la loi en fonction des demandes locales… du patronat, et pour finir, de liquider le bac national, les diplômes nationaux, les statuts nationaux, les conventions collectives, les services publics d’Etat, en installant des féodalités locales dignes de l’Ancien Régime. Vous en doutez ? Allez sur le site du MEDEF lire le manifeste patronal « besoin d’aire » qui exige la reconfiguration des territoires dans le cadre du dépassement de l’Etat nation français, des Etats-Unis d’Europe et de l’Union transatlantique. « De gauche », ce président qui met un point final à la « République une et indivisible » héritée des Sans Culotte et de Robespierre ?

 

-Une nouvelle contre-réforme des retraites avec, au minimum, un nouvel allongement de la durée de cotisation exigée par la droite et le MEDEF. Mais au point où en sont arrivées les choses après les contre-réformes Balladur, Fillon I, Fillon II et Fillon III, un nouvel allongement de la durée de cotisation signifie, soit une baisse brutale des pensions – alors que tant de retraités flirtent avec la pauvreté, voire avec la misère – soit une retraite prise à 67, 68, voire 70 ans, comme c’est déjà en discussion en Allemagne entre le patronat et les « syndicats » allemands. C’est-à-dire, soyons clairs, une grave menace sur la santé et la longévité des vieux travailleurs et la quasi-suppression de la retraite par répartition, qui conduirait bientôt à passer directement du travail à la MAPAD !

 

-la proposition sur les allocations familiales camoufle, sous des airs de justice, une attaque en règle contre cet acquis fondamental qui contribue à faire de la France le pays d'Europe qui conserve un taux de natalité dynamique.

 

-Pour finir, confirmation des politiques bellicistes de la France officielle de l’Afrique occidentale à la Syrie, où le gouvernement français, qui dit combattre le terrorisme intégriste au Mali, se prépare à armer massivement, en violation grossière du droit international, l’opposition dominée par les intégristes. Pour cela il y a de l’argent alors que la défense du territoire national, et notamment des frontières du pays, est totalement à l’abandon.

 

La clé de ce programme désastreux, qui gonfle les voiles de la pire réaction UMP/FN, est l’alignement de Hollande sur la sacro-sainte « construction européenne ». Le bavardage sur la « réorientation progressiste de l’Europe » devient insupportable d’hypocrisie quand un président qui se faisait fort de résister à Merkel, s’est couché devant l’UE des financiers et de la Banque de Francfort en livrant les clés du budget national aux euro-diktateurs, qui ont désormais le « droit » de surveiller la discussion parlementaire française dans ses moindres détails (c’est le résultat du « TSCG » voté en chœur par l’UMP, le « centre » et le PS) et jusque dans son exécution !

 

Si les progressistes républicains – peut-être en reste-t-il encore quelques-uns au parti « socialiste » - ne veulent pas que notre pays, la France, achève de se dissoudre dans l’Europe supranationale comme un sucre dans une tasse d’arsenic, s’ils ne veulent pas que le tandem horrifique Copé-Le Pen accède au pouvoir avant même la fin du quinquennat, il est temps que les vrais patriotes républicains et antifascistes se rassemblent sur un programme d’indépendance nationale, de progrès social, de nationalisation, de réduction des inégalités, de coopération internationale, de relance de l’école républicaine, de coopération internationale tous azimuts, dont la mise en application passe par la « quadruple sortie » :

 

- Sortie de l’euro et de l’UE

 

- Sortie de l’OTAN

 

- Et en perspective, sortie du capitalisme, dont le maintien dans notre pays est à brève échéance incompatible avec la survie même de la nation française et de son héritage révolutionnaire et républicain.

 

Le Pôle de Renaissance Communiste en France

(PRCF)

Le 29 mars 2013

 

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