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Publié par El Diablo

La COMMUNE de PARIS comme une ESPÉRANCE -  Montée au Mur des Fédérés : samedi 20 mai 2017 - 14h30

APPEL A LA MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS
LE SAMEDI 20 MAI 2017

LA COMMUNE COMME UNE ESPÉRANCE

Certaines commémorations, avec le temps, ont perdu de leur originalité et s’essoufflent pour un jour, ne plus avoir raison d’être. Rien de tel avec celle de la Commune de Paris.

Au fil des événements qui se sont déroulés depuis 146 ans dans le monde, il est indéniable que la Commune a marqué la mémoire collective des travailleurs. Elle s’inscrit dans la grande tradition des combats du peuple pour la liberté et l’égalité.

Le 29 novembre dernier, la Commune, les communardes et les communards ont été enfin réhabilités. Depuis 2011, notre association Les Amies et Amis de la Commune de Paris attendait ce geste historique.

Mais il reste encore beaucoup à faire pour que la Commune de Paris soit mieux connue de la population. Cela passe par l’école, le travail de recherche, la création de lieux de mémoire et par la traduction dans le champ politique des idées portées par la Commune : une démocratie qui permette au peuple d’être entendu et de conserver sa pleine souveraineté, la reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers, l’égalité des salaires femmes/hommes, la réquisition des logements vides et des entreprises abandonnées, la séparation de l’Église et de l’État, l’école laïque et obligatoire…

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes contre les droits sociaux et démocratiques et lutter pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler au Mur des Fédérés pour réaffirmer l’actualité de l’œuvre de la révolution du printemps 1871.

Rendez-vous à 14h30,
à l’entrée du Père-Lachaise
Rue des Rondeaux, Paris XXe
Métro : Gambetta

SOURCE :

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Marius 26/05/2017 21:22

Je ne sais si j'aurai la place dans un tel commentaire d'afficher tout le texte, qui ne date pas d'hier, cherchant à exprimer la trace laissée par La Commune (peut-être vais-je essayer de joindre un enregistrement...mais je ne suis pas très bien outillé pour ça...)

LES COMMUNARDS

Ils serraient leur espoir au creux de leur musette
Il ne leur restait rien d'autre à mettre dedans,
Ils se donnaient leur vie comme on règle une dette,
Ils n'avaient que la mort à foutre sous leurs dents.
Le désespoir d'hier qui fumait les masures,
Ils l'avaient ramassé et le portaient sur eux
Ils s'y étaient taillé, juste à leur démesure,
Un habit de gala pour chaque miséreux.
Aux enfants des égouts, ils changeaient la litière,
Leur offrant dignité et fierté du regard,
Par le droit d'être humain, sans classe et sans frontière
Ils avaient l'univers au coeur, les Communards.
Ils avaient l'univers au coeur, les Communards.

Ils troussaient les idées, les valeurs, la morale
Et les déshabillaient pour leur faire l'amour
Et enfanter leur loi, politique et sociale
Qui mettrait la justice en appel, dans les cours.
Aux pensées qu'ils aimaient, ils reversaient à boire
Du rouge avec leur corps pour dernier abreuvoir,
Pour que l'Homme affranchi commande à son histoire
Aux mots, pour être vrais, ils livraient le pouvoir.
Ce qu'ils cherchaient vraiment, ils cherchaient à le dire
Mais ils avaient trouvé la ligne de départ:
C'était Versailles au bout de la ligne de mire.
Ils visaient le malheur au coeur, les Communards.
Ils visaient le malheur au coeur, les Communards.

Ils traçaient leur savoir d'une pointe nouvelle
En donnant à leur vie, pour règle, l'horizon,
Avec la liberté aux accents de pucelle,
Qui pendait le profit au mât de leur raison.
L'égalité, pour eux, commençait dans l'assiette,
Jusqu'au droit, pour chacun, d'assurer ses besoins,
Entre l'homme et la femme, elle avait eu sa fête:
Leur sang sur les pavés, ...s'aimait...,comme témoin.
Sûr qu'ils ne pensaient pas, ces décrocheurs de lune
Ouvriers, artisans, vieux soldats et moutards
Qu'ils tonneraient si loin leurs canons de fortune,
Qu'ils chargeaient leurs fusils pour nous les Communards.
Ils chargeaient leurs fusils pour nous, les Communards.

Entre se résigner, avec le ventre vide,
Ou mourir dans la rue avec du plomb dedans,
Si l'air de mai portait des bouffées de suicide,
Ils préféraient la mort qu'on mord à pleines dents.
Le monde qu'ils cherchaient, nul ne l'a fait encore,
Il nous reste à venir, dans des dizaines d'ans.
L'avenir le leur doit à ces gars de l'aurore
Qui s'apprenaient la vie, d'un coup, en la perdant.
Il se peut qu'une nuit, soulevant notre écorce,
On se dise, prudent, au chaud, dans son plumard,
Qu'on aimerait savoir, savoir trouver la force,
Savoir cet honneur fou de mourir Communard.

Avoir cet honneur fou de mourir Communard
Savoir cet honneur fou de mourir Communard