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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

photo : el diablo

photo : el diablo

Les retraités vont-ils perdre un demi-mois de revenu comme l'affirme Valérie Rabault ?

 

Par Luc Peillon 26 septembre 2018

 

Pour les retraités ne bénéficiant pas de la suppression de la taxe d'habitation, la perte annuelle approchera 42% de leur pension mensuelle. Mais pas pour les autres.

 

Question posée par Pierre le 25/09/2018:

 

Bonjour,

Vous faites référence à une déclaration de la députée socialiste Valérie Rabault lors de son passage lundi sur France Info: "Les retraités: non-revalorisation de leur retraite alors qu’on a une inflation autour de 2%. Et pour les 8 millions qui ont subi la hausse de la CSG, 2019 va représenter l’équivalent de un demi-mois de retraite de pouvoir d’achat en moins sur l’année. C’est énorme, c’est du jamais vu."

 

Suite à la mise en place des différentes mesures adoptées ou en voie d’adoption sous ce gouvernement (hausse de CSG, suppression progressive de la taxe d’habitation, sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation), la situation des retraités sera très différente suivant leur situation personnelle, comme nous l’avons détaillé dans une précédente réponse.

 

Ici, Valérie Rabault fait référence aux quelque 8,2 millions de retraités, soit un peu plus de la moitié d’entre eux, qui subissent depuis le 1er janvier 2018 une hausse de 1,7 point de leur taux de CSG, et qui par ailleurs ne verront pas leur pension augmenter du niveau de l’inflation comme ce fut le cas en 2017. Selon elle, ces deux mesures cumulées vont amputer de l’équivalent d’un demi-mois de pension le revenu de ces retraités l’année prochaine.

 

Pour l’heure, nous ne connaissons pas encore le niveau moyen de l’inflation (hors tabac) qui aurait été retenu si le gouvernement n’avait pas décidé de modifier les règles. Les prévisions de l’Insee tablaient plutôt, jusqu’en juin, sur 1,6% en 2018. Retenons néanmoins le chiffre de 2% de Rabault.

 

Pour une retraite nette de 3500 euros, par exemple, la revalorisation de 0,3% de sa pension au lieu de 2% va conduire à un manque à gagner de 1,7%, soit 714 euros sur 2019 (1). Par ailleurs, la hausse de 1,7 point de CSG sur son revenu brut (3780 euros), lui fait perdre depuis le 1er janvier 771 euros par an. Soit, en 2019, une perte cumulée pour ces deux mesures de 1485 euros par rapport à 2017. Un montant sur l’année qui représente 42,4% de sa pension mensuelle, par très éloigné des 50% évoqués par Rabault. Et cette hausse ne sera pas compensée par la baisse de sa taxe d’habitation, ses revenus étant trop élevés pour en bénéficier. Il devra attendre 2021 pour en être éventuellement exonérée, si le gouvernement tient sa promesse de la supprimer pour tous les foyers.

 

Donc si l’on s’en tient au périmètre des mesures retenues par Rabault, la perte n’est pas très éloignée de ce qu’elle annonce, même si elle exagère un peu.

 

[…]

 

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