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Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par eldiablo

Vous lirez, ci-dessous, un extrait d’une déclaration du groupe «  La commune » après la journée de grève du 18 octobre :

 
Régimes spéciaux : le dernier verrou
 

Au-delà de la solidarité élémentaire, en quoi la défense des régimes spéciaux intéresse-t-elle tous les salariés ? Tout simplement parce qu’ils constituent le dernier verrou avant une attaque plus générale contre le régime actuel de retraites de tous les salariés, déjà mis à mal depuis 1993. Rappelons en effet qu’en 1993, Balladur a fait passer le secteur privé de 37,5 annuités de cotisations à 40 et la base de calcul des retraites sur les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures. On attend encore la réaction des dirigeants syndicaux…Ces mesures ont abouti à une perte brutale du pouvoir d’achat des retraités. En 1995, la mobilisation des cheminots et du secteur public permit à l’époque, d’empêcher la remise en cause des régimes spéciaux par Juppé ; Mais en 2003, la réforme Fillon, toujours bien sûr au nom de l’équité et de la justice sociale aboutit à aligner la Fonction publique à 40 annuités de cotisations. Si Sarkozy réussit contre les régimes spéciaux, en les alignant eux aussi à 40 annuités, il pourra passer à la dernière phase voulue par le MEDEF : faire passer la durée de cotisation de tous les salariés du pays, public-privé à 41 annuités en 2012, puis 42 en 2016 et 43 en 2020. En réalité, l’objectif final est d’éliminer toute référence à une durée de cotisations, pour faire comme aux USA ou dans la plupart du monde, faire travailler le salarié, l’ouvrier jusqu’à ses derniers instants, comme au 19 ème siècle. Voilà pourquoi les régimes spéciaux sont un verrou qui ne doit pas sauter !

 
 

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