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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

*****

Publié par Michel LeDiablo

compétitivité

Le patronat prône depuis longtemps: « le rétablissement de la compétitivité des entreprises par la baisse du coût du travail ». Selon les normes capitalistes, La compétitivité d’une entreprise est mesurée par la différence entre l’offre faite par un opérateur et celle de ses compétiteurs, le tout en principe sur un marché où la « concurrence est non faussée ». L’ennui, c’est qu’une telle concurrence n’existe pas. Les législations sociales, les systèmes fiscaux différents, les aides aux entreprises, les normes spécifiques sont autant d’éléments qui apportent des distorsions énormes à cette : « concurrence non faussée ».


La revendication permanente du patronat se base pour l’essentiel sur une baisse du coût du travail:


-En agissant sur le salaire direct, c’est ce que fait le gouvernement en bloquant le point d’indice dans la fonction publique.


-En entretenant une « armée de réserve » qu’est le chômage de masse, la précarité organisée et le temps partiel, il fait pression sur les rémunérations. --La baisse est atteinte aussi en réduisant le salaire socialisé qui alimente les budgets de la protection sociale et des retraites. Ce salaire prélevé sur la richesse produite par le travail. Les « charges sociales » comme les appelle le patronat sont en réalité du salaire. Les supprimer revient purement et simplement à diminuer les salaires. Patronat et gouvernement veulent dégager les entreprises de la branche famille de la sécurité sociale. Il s’agit en clair d’une baisse des salaires de 35 milliards ! Cette mesure n’est pas unique, ni spécifiquement française et le patronat s’en réjouit bruyamment


Déjà il y a 12 ans (en 2002), un dirigeant d’alors du MEDEF déclarait : « la logique de l’économie nationale est incompatible avec les acquis sociaux et la société souhaitée par les salariés ». Déjà nous écrivions « Autrement dit, les salariés en veulent trop ! C’est pourquoi le patronat, sous le couvert de ce qu’il appelle la « modération sociale » veut remodeler toute la société française, il veut bouleverser les rapports sociaux de fond en comble. Cela se traduirait par la liquidation de nos conquêtes sociales et démocratiques essentielles. En 2002 !


Revenons à aujourd’hui. L’Organisation Internationale du Travail (OIT) remarque : « Les entreprises ont préféré préserver leur trésorerie ou racheter leurs propres actions plutôt que d’investir dans la production ». Le résultat c’est que le chômage mondial explose. Selon l’OIT, il a augmenté de 5 millions pour atteindre la valeur de 202 millions en 2013 avec une perspective à 215 millions en 2018.


Une étude menée à l’Université de Lille montre que les salaires ne sont pas responsables de la crise du capitalisme et tentent d’évaluer ce qui mine son développement. Cette démonstration valide notre analyse sur un aspect : il est possible de répondre aux revendications immédiates en matière de salaire, d’emploi, d’éducation et de protection sociale. Pour que cette possibilité puisse devenir réalité sans s’attaquer à la logique même de la propriété privée du capital, à la recherche du profit maximum par l’exploitation capitaliste. Le capitalisme n’est pas réformable. Ainsi la Confédération Européenne des Syndicats CES) distingue-t-elle l’économie réelle de l’économie « casino » comme si l’une et l’autre étaient dissociables.


La CGT formalise les choses de la manière suivante : « Deux éléments, deux facteurs de production sont nécessaires à la création de richesse : le travail et le capital. Tous deux sont rémunérés et représentent donc un « coût » pour l’entreprise ». Il est difficile d’être plus clair !!


La direction de la CGT pense que l’exploitation du travail salarié par le détenteur du capital ne serait plus au cœur des rapports sociaux capitalistes ! Il ne resterait plus qu’à négocier le partage de la rémunération respective du travail et du capital pour que tout s’arrange ! C’est ce qu’elle défend en demandant des « contreparties » au patronat dans l’application du « pacte de responsabilité » en échange des 35 milliards de cadeaux sur la branche famille.


Ce n’est pas notre point de vue ! La « crise » est le mode de développement du capitalisme parce que sa loi, répétons-le, est celle de la recherche du profit maximum. Il faut arracher par la lutte tout ce qui est possible, mais il ne sera possible de mettre un terme à cette crise qu’en supprimant l’exploitation capitaliste et en ouvrant la voie à des rapports sociaux enfin débarrassés de ce système.

 

 

source: site "Communistes" 

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Lerondeau Gerard 31/01/2014 14:52


 


Où les auteurs de ce billert ont trouvé ces infos labellisées CGT


*   les deux facteurs de production


*  le travail salarié n'est plus au coeur des rapports sociaux

Michel LeDiablo 31/01/2014 15:04



Bonjour,


voir le lien ci-dessous:


La rente indue de la finance


 


Salut et fraternité


Le Diablo



Gilleron Bernard 31/01/2014 13:28


Je vais -encore- entamer un débat byzantin sur cet excellent billet qui montre à quel degré de misère est parvenu ce sysndicat de classe et de masse que devrait encore être la CGT.


Le fondement de l'exploitation du salarié, qui produit le profit du capitaliste, c'est la "plus value" (processus invisible qui découle du fait que le prix de la force de travail est fixée [par
le marché] au cout de sa reproduction, et que l'achat par le capitaliste de la force de travail du salarié [enrôlement salarial] permet au patron d'utiliser le travailleur selon ses seuls
intérêts [limités il est vrai par les lois sociales en vigueur dans le pays]). Il résulte de cette règle qu'en principe, le travailleur ne travaille que quelques heures par jour pour rembourser
le cout de la reproduction de la force de travail qui est incluse dans son salaire, et le reste de la journée, gratis pro deo, (enfin: "pro-patron"). C'est ce reste qui est la plus-value, source
des profits du capitaliste.


Ce que je veux démontrer c'est que la logique de l'exploitation capitaliste est contenue dans le contrat de travail et ne résulte pas d'une action consciente du patronat (comme le sous entend la
phrase:"sa loi est la recherche du profit maximum")


Le stade actuel du Capitalisme financiarisé permet néanmoins de valider la phrase en question: le Capital est de moins en moins détenu par des "capitaines d'industrie" et de plus en plus par des
banques, compagnies d'assurance, fonds de pension et spéculateurs de tout poil, qui eux ont sciemment, l'intention de tirer de leurs capitaux un rendement maximum. C'est ce que le bon Monsieur
Stiglitz nomme "triomphe de la cupidité".


Par conséquent, aujourd'hui seulement, le capitaliste (grâce à des outils sophistiqués de gestion financière immédiate) arbitre en permanence l'affectation de son capital entre l'investissement
productif (au sens marxiste) et le casino financier.


Autant dire qu'à ce jeu, l'investissement productif perd tout le temps car il ne peut donner un rendement que de moins de 10% l'an, quand le boursicotage permet d'espérer des "culbutes", et en
moyenne doit pour les actionnaires rester en permanence au dessus de 20 à 25% l'an, sinon ils se retirent (quand bien même il y a un marché pour leurs productions) quitte à mettre au chômage des
milliers de salariés...


Quand j'évoque de manière sarcastique Stiglitz, c'est que son appellation "cupidité triomphante" est emprunte de considérations moralisantes qui laisseraient entendre qu'un "capitalisme moral"
pourrait nous libérer de l'exploitation (rejoint en cela par le bon Monsieur Paul Boccara, grand inspirateur de la direction du PCF: les deux se rangent eux-mêmes dans la même catégorie des
"économistes hétérodoxes"). Ca n'a rien à voir avec le marxisme.


 

Michel LeDiablo 31/01/2014 14:36



Merci Bernard,


Salut fraternel


Le Diablo