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Publié par Michel El Diablo

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Que de contorsions grammaticales ou idéologiques, pour ne pas aborder le problème de la propriété privée des moyens de productions et d’échanges, les usines et les banques, et aujourd’hui les grandes surfaces de distribution, qui n’existaient pas du temps de Marx et Engels.


Toutes les interventions, déclarations, études, se bornent à déplorer les méfaits du capitalisme, en évitant le plus souvent d’en désigner la cause ou en l’esquissant à peine, comme pour éviter de s’y attaquer.


On nous présente des courbes, et encore des courbes, qui se courbent, se redressent, descendent, montent, et en définitive ne disparaissent jamais.


On accumule les constats : manques de crédits, manque de démocratie, profits et dividendes explosent en permanence, mais ouah ! on s’abstient d’aller plus loin par on ne sait quelle prudence ou absence de mémoire, ou pour ne pas avoir à aborder les vrais problèmes, déclencher des luttes, surtout locales. Pour la lutte, la mode c’est d’aller le plus loin possible, à Bruxelles, et bientôt dans la lune !


La propriété c’est le pouvoir


On leur demande de partager un peu, à ces méchants capitalistes ; ne mettez pas tout dans votre poche ! Bien sûr, ce n’est pas vous qui produisez la richesse, ce sont vos employés, ouvriers, et autres salariés, vos prolétaires, en un mot, même vous les techniciens et cadres, de simples prolétaires qui vendent leur force de travail, puisqu’ils n’ont que ça, ils n’ont pas la propriété.


– Qui peut t’embaucher ? qui peut te virer ?


– Mon patron, a répondu un technicien d’Eiffage, installant la fibre optique dans une armoire sur le trottoir.


A force de vouloir oublier les fondamentaux, très simples pourtant, dégagés, analysés par Marx et Engels, puis Lénine, on contribue à recouvrir la société d’un voile opaque pour l’empêcher de voir ce qui gangrène la collectivité humaine : la propriété privée.


Pas de ta maison ou de ton appartement, ça ne produit pas de richesse au bilan en fin d’année, mais la propriété qui permet de t’envoyer les gendarmes ou les militaires pour te tirer dessus si tu mets la dite propriété en danger. Avant d’envoyer la force armée, la bourgeoisie, le grand capital peut utiliser les fascistes ; armée de secours, avide de sang communiste (encore une agression à l’arme blanche à Lyon il y a peu de jours : février 2014) contre les jeunesses communistes ; le Front National, dont l’accumulation des apparitions sur les ondes constitue l’équivalent d’une nouvelle chaîne de télé, ce qui atteste du rôle que la bourgeoisie lui fait jouer : force d’appoint.


Évidemment, ce genre de réflexion va être qualifié de primaire, peu élaboré ; on va lui opposer les fameuses courbes et analyses économiques. Mais la vie des gens, qui crèvent dans la rue, qui crèvent chez eux, cette dame, dont la lettre est publiée en une de l’Huma en Mars 2014, obligée de se prostituer à 50 ans pour remplir son frigo, ne pas crever de faim, (et crever à la fin), des retraitées qui font la manche dans la rue…


L’horreur absolue tous les jours, le retour à la barbarie, et il faudrait se contenter de belles analyses, certes utiles, mais dérisoires.


C’est un cri d’urgence qu’il faut lancer, ne pas continuer à ergoter. A jouer à ceux qui connaissent tout, oublient les notions simples d’exploitation capitaliste et de lutte des classes ou en font fi. Cinquante pour cent d’abstentions ! Il faut les éclairer ces gens là, pas avec des mots le dos au mur, ou des slogans démagogiques du genre "prenez le pouvoir", comment, qu’est-ce qu’il y a dedans, le pouvoir, il est où, c’est qui ?


C’est comme "l’Humain d’abord", quelle plaisanterie, tout le monde peut le dire, mais si tu dis : l’emploi d’abord, le capital dehors, c’est quand même plus concret.


Sans la maîtrise de l’économie, le peuple ne peut pas espérer une amélioration de ses conditions de vie, obtenir un avenir pour ceux d’aujourd’hui et ceux de demain.


La chimie nous assassine, mais on ne réclame pas sa nationalisation immédiate... Pourtant l’exiger, ce n’est pas pour faire joli, mais par simple instinct de survie. Et le restant de la planète qui fuit comme l’eau dans le fond de l’évier, vidé par les rapines des multinationales ; Unilever remplit ton chariot de ses produits d’entretien, de ta nourriture, et on les laisse faire. On préfère défiler contre ceci cela, au lieu d’être devant le super marché et exiger sa nationalisation. On dit qu’il faut partir des préoccupations des gens, si le chariot n’en est pas une, alors c’est quoi une préoccupation, les roues du chariot ? Non, il semble que ce soit trop simple à réaliser, on préfère les grandes envolées démagogiques, qui ne perturbent nullement les pensées et le porte monnaie de madame Bettencourt et consorts.


En ce moment, on nous sort des articles "sur le coût du capital", bien sûr qu’il faut le faire, mais on ne peut en rester à ce constat ; et après ?


La seule proposition : donner du pouvoir aux salariés dans l’entreprise ? Ambroise Croizat l’a déjà instauré à la Libération, avec un PCF à 30%, en créant les comités d’entreprises. Et le patronat a tout remis en cause, avec un PCF à 5 ou 6%, "détricoté" le système mis en place ; alors, la solution, n’est-elle pas de donner le droit de propriété aux ouvriers ? Ils les auront, leurs droits nouveaux, les ouvriers et ingénieurs, s’ils sont propriétaires. C’est quand même simple, et pas "simpliste". Le manque d’idéologie, le peuple en crève ; l’abandon des fondamentaux du marxisme : lutte des classes, propriété des moyens de production (les usines) et d’échange (les banques).


Nous avons droit aussi au partage des richesses. Une perle ! Partager la plus-value avec son capitaliste, mais c’est déjà fait, il prend tout !


Aller manifester, marcher, à droite à gauche, au loin, on devient une agence de voyage.


Le communisme


Définition : propriété collective des moyens de production et des banques. Une société sans classe(s).

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N’a jamais existé : voir le livre de Roger Keeran, « Le socialisme trahi, les causes de la chute de l’Union soviétique ». Le gendre de Brejnev aurait pu vous l’affirmer, entre deux séances au tribunal pour corruption, pillage du bien public, au profit de lui-même et de l’association de malfaiteurs « Dolce Vita » un regroupement de tous les futurs oligarques, (il fallait oser, avec ce nom).


Le Siècle des Lumières a ouvert la voie à la Révolution de 1789. Les gens ont osé.


La Commune de Paris : les gens ont osé devenir leurs propres maîtres.


Marx, Engels, Lénine ont ouvert la voie aux bolcheviques, ils ont osé.


Avec cette précision (marxiste), en 1789, la bourgeoisie, qui possédait les usines et les banques, avait besoin du pouvoir politique pour faire tomber les péages entre les provinces et obtenir la libre circulation de ses productions. Aujourd’hui, le Marché Commun répond aux mêmes soucis d’expansion du capital, conditionné par le développement des forces productives.


De même le système des corporations, qui interdisait à la main d’œuvre de changer de métier, était une entrave à l’exploitation capitaliste ; aujourd’hui, la réponse, c’est le plombier polonais, les entreprises espagnoles dans le sud, etc…


En rester à la protestation, c’est admettre le maintien du système capitaliste. Une sorte de collaboration. A notre corps défendant, on devient des collabos du capital, on lui pose des pansements, des aménagements, pour qu’il ne soit pas trop méchant ; on devient des chevaliers de la défaite permanente.


Les gens d’aujourd’hui, vont-ils oser ?


Quand on entend certains parler de nationalisation "temporaire", il y a de quoi s’étouffer de rire ou d’indignation.


On ne peut en rester à la protestation, à l’analyse du capitalisme et de ses dégâts, tracer des courbes et des diagrammes, etc…


La perspective, voilà ce qui manque, les programmes, c’est temporaire, ça permet au capital de s’adapter. Voir le livre de Yvan Lavallée : « Pour le communisme, la liberté et la France ».


Les gens ne bougeront qu’avec un projet de société. Pas du bricolage ; ils le disent, tout est toujours remis en cause.


Nationaliser la totalité de l’économie, de la multinationale à l’artisan ; oser les nouveaux rapports de production, l’association au lieu de l’exploitation.


Nous envoyer à la figure les crimes de Staline ne résout rien ; d’ailleurs, donner des chiffres de morts, quel comptage, quelle comptabilité morbide ! Pas question de nier les crimes de Staline, mais utiliser des accumulations de chiffres pour impressionner, ça ne permet guère la compréhension et la réflexion. Le ver était dans le fruit !


Le CNR (Conseil National de la Résistance, créé, entre autres, par le communiste Pierre Villon) a fait la moitié du boulot : nationalisations des secteurs indispensables (dernière mouture élaborée par les communistes Jacques Duclos et Benoît Frachon et adoptée à l’unanimité.


Réalisons l’autre moitié. Une société « d’individus associés », conclusion du Manifeste de Marx et Engels.


Oser ou ne pas oser : telle est la question. Pour être ou ne pas être.


En fait, une erreur à propos de La Commune : « les communards se sont arrêtés devant la porte de la banque de France et, saisis d’une peur quasi religieuse, ils ont hésité à la défoncer. Derrière, il y avait les lingots ; en se les appropriant, ils prenaient le pouvoir ». (en substance) (Marx : la Guerre Civile en France).


La propriété de l’emploi :


Que génère cette appropriation de l’économie par la minorité capitaliste : la peur de s’afficher syndicaliste ! La peur de se faire licencier si l’on n’obtempère pas aux conditions dégradantes, aux soumissions aux ordres et aux contraintes.


Je suis propriétaire, donc :


 je peux faire fabriquer au Bangladesh et ensevelir un millier de personnes sous les décombres des ateliers, et vous vendre des produits à trois francs six sous (H&M, Auchan, Carrefour, etc…).


 je peux vous faire bouffer des OGM, élever des poulets par milliers, ou construire une étable pour 1.000 vaches ! détruire les forêts primaires, la faune et la flore, des milliers d’années pour reconstituer tout ça, mais pendant ce temps, à la place, je peux planter du soja, ou des palmiers à huile pour faire rouler les bagnoles, ça rapporte plus que les lianes ou les cacatoès !


 je suis émir, propriétaire d’une chaîne d’hôtels de luxe, je peux appliquer la charia à mon personnel !


Total : en nationalisant l’entreprise, on évite le pillage du tiers monde.


Les actionnaires de la multinationale Chevron Texaco mis en cause par l’Équateur : une inondation de pétrole gigantesque des centaines de fois supérieure à l’Erika ! 


Parmi eux : le fonds de réserve pour les retraites, fonds de pension placé sous la tutelle de l’État ! Créé par Lionel Jospin.


Un exemple supplémentaire de la nécessité de nationaliser les banques et toute l’économie. Le peuple doit avoir la maîtrise de son argent, c’est bien le minimum !


La BNP-Paribas a des valeurs, paraît-il ! Dans une lettre à ses clients, elle présente sa soumission aux USA, comme une chose normale. Elle a utilisé des dollars pour commercer avec les "maudits", Iran, et surtout Cuba ! Pour ne pas subir l’affront d’être accusé de soumission, elle invoque « défaillances individuelles, défauts de vigilance, des pratiques contraires à l’éthique de la banque, des dysfonctionnements contraires à nos valeurs et à notre politique de banque responsable ».


Une responsabilité qui coûtera la bagatelle de 9 milliards de dollars à ses déposants !


Un exemple supplémentaire d’avoir à nationaliser le secteur bancaire et revenir à notre monnaie nationale : le franc et si besoin l’écu, cette monnaie commune.


Notre-Dame des Landes : aéroport inutile, sauf pour les finances de Vinci, et des politiques qui toucheront les pots de vins ; monsieur Héros, ou monsieur Ayrault ?


Tout nationaliser !


Les syndicats : arrêtez de nous dire que vous ne devez pas faire de politique !


Le Medef, syndicat patronal, ne se gêne pas. Vous seriez des "courroies de transmission entre les partis et les syndicats", "moi, je ne fais pas de politique", etc… la droite et le Medef vous font parler et réfléchir comme ils l’entendent. 


Les statuts de la CGT à sa création en 1905 prévoyaient la disparition du capitalisme par l’appropriation collective des usines et des banques ; c’est iconoclaste d’y revenir ?


Les gens privés d’emplois, de plus en plus nombreux, ont besoin de politique ; que la CGT, en premier, revendique la nationalisation de l’économie. Tout est politique, donc il faut faire de la politique. On ne peut se permettre le luxe de faire la fine bouche et obéir à ces prescriptions édictées par les capitalistes ! La lutte des classes exige de lutter sur tous les plans et avec tous les arguments idéologiques.



Noël COLLET


source: faire vivre le pcf 

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Richard 01/10/2014 01:07


Entièrement d'accord avec votre conclusion, tout est politique. Se priver de cet outil condamne les syndicats à se cantonner dans le corporatisme sans la moindre approche globale, c'est
désastreux.

Quant à *tout* nationaliser, je crois qu'il est nécessaire de nuancer clairement cette "profession de foi" qui fait énormément de tort à la gauche lorsqu'elle est mal interprétée. Nous parlons
ici, et j'espère que c'est dans ce sens que vous le voyez, de la nationalisation des outils de production et non des pots de géranium. Ce n'est pas parceque le capitalisme a péché par
individualisme qu'il faille renvoyer le balancier dans l'excès contraire, le collectivisme pur et dur.

la contradiction capital/individualité a été épinglée par Marx dans ses manuscrits de 1844 où il dénonçait l’aliénation capitaliste, appel on ne peut plus clair à l’émancipation de
l’individualité ? N’a-t-il pas également qualifié de « vulgaire » le communisme qui promeut « le nivellement des être humains » en « niant partout la personnalité de l’homme »?... 

→  http://rvvaza.blogspot.fr/2012/03/marxisme-et-contradictions-du-capital.html