AREVA : le nucléaire civil livré au privé - sa NATIONALISATION complète s’impose
L’annonce par AREVA d'un plan de 4000 suppressions d'emplois est un choc énorme. L'entreprise française du nucléaire, issue du CEA (Centre de l'Energie Atomique) est détenue à 87% par l'Etat. Elle justifie cette saignée par une perte de 5 milliards d'Euros en 2014.
Les organisations syndicales craignent évidemment un plan de licenciement de grande envergure mais au-delà une perte de compétence de l'entreprise face à une concurrence acharnée dans le domaine de l'énergie nucléaire et tout particulièrement dans la conception et la construction de centrales de nouvelle génération. AREVA est en effet positionnée sur toute la filière du nucléaire civil de l'extraction de l'uranium jusqu'à la construction des centrales.
Compte-tenu de l'enjeu stratégique d'un tel secteur, l'Etat actionnaire principal, ne pouvait ignorer la situation et il porte une lourde responsabilité dans l'état de cette entreprise.
Certains, ont développé l'idée que depuis la catastrophe de Fukushima au Japon, le nucléaire serait en repli d’où les difficultés d'AREVA. En fait, il n'en est rien, le nucléaire civil est en plein développement dans le monde compte-tenu de l'augmentation constante de la demande énergétique. Les pays émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Iran... sont très en pointe sur le développement du nucléaire civil. Compte-tenu de la taille énorme des investissements et de la complexité des technologies mises en œuvre, se développent des consortiums internationaux qui voient se nouer des alliances constituant de gigantesques groupements industriels et financiers. La Chine et la Russie ont déjà constitué de telles alliances et la Chine souhaite profiter de l'occasion pour rentrer dans le futur montage financier du géant français.
Car la question centrale est bien là. Au-delà de la situation de l'état des finances d'AREVA, ce qui est en jeu, c'est sa privatisation. Les réductions d'effectifs et les réorganisations doivent rendre attractive la prise d'intérêts par des groupes privés. La question énergétique est décisive pour le développement des forces productives et donc pour la satisfaction ou non des besoins des travailleurs. La société socialiste que nous voulons instaurer et construire ne peut pas se passer d'un puissant secteur énergétique contrôlé par la puissance publique. Aujourd’hui, face aux manœuvres du gouvernement et des capitalistes, nous nous battons pour la nationalisation complète et démocratique de ce secteur en l'arrachant aux mains des capitalistes.
SOURCE :


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