GRÈCE, EURO, Union Européenne : Passer sous la table ou la renverser telle est la question ?
Passer sous la table ou la renverser telle est la question ?
Tsipras près à accepter l'austérité en contre partie de la renégociation de la Dette.
Les renoncements annoncés sont vrais. Manque la ou les contreparties exigées (Notamment sur la dette). En tout état de cause, je considère que les politiques d'austérité sont consubstantielles à cette Europe toute dévouée au Capital. Sortir des politiques d'austérité, défendre et développer des services publics qu'attendent nos concitoyens est mission impossible dans cette U.E et avec cet Euro. (Affirmer le contraire est tout simplement un mensonge). Nous ne transformerons JAMAIS le crocodile Europe en gentil végétarien.
Principes de réalités obligent :
1 - Il n'y a pas de peuple européen, c'est un fait
2 - Les économies des différents pays européens sont hétérogène, c'est un fait
3 - Les modèles sociaux mis en oeuvre par les différents pays d'Europe sont hétérogènes, c'est un fait
4 - La culture, les mentalités sont elles aussi hétérogènes, c'est un fait
CONCLUSION :
Vouloir faire fonctionner cet ensemble, par nature hétérogène sous la dictature d'une monnaie UNIQUE est une absurdité, sinon un crime.
Monnaie commune cela peut fonctionner, monnaie unique impossible.
Une monnaie unique n'a de cohérence que dans le cadre d'un état fédéral liquidant les états nation. Est-ce cela que vous voulez ?
Dans le cadre d'une Europe fédérale cela conduirais pour l'Allemagne à accepter de transférer vers les autres (pays du sud pour l'essentiel) de 8 à 12% de sont PIB et là l'Allemagne ne veut pas en entendre parler. Mais pour la France ce serait 4 à 6% êtes-vous prêt à vous serrez la ceinture ? Pour que cela fonctionne il aurait fallut que les économies convergent hors la réalité montre qu'elles divergent. L'harmonisation sociale que vous espérer ne se fera, comme d'habitude par le bas. Je comprends tout à fait pourquoi 80% des ouvriers sont aux abonnés absents - Nous ne répondons absolument pas à leurs attentes.
Vouloir l'Euro monnaie unique a un cout, et pour le monde du travail ce cout est élevé. Êtes-vous prêt ?
Sortir de l'Euro aura aussi un coût, mais y rester le sera in-fine à un coût bien supérieur.
Et au-dela la question centrale que nous pose la Grèce est bien celle de la souveraineté, de la démocratie.
Sortir de la pensée unique autour de l'Euro est une question d'hygiène mentale.
La preuve est donnée, impitoyable, politique d'austérité, démantèlement des services publics, privatisations à tout va. Autant d'éléments génétiquement liés à cette Europe du capital financier et à son Euro. Le concept d'Europe sociale montre là toute sa vacuité, un contresens.
Se refuser à prendre la porte de sortie, c'est in-fine accepter ces politiques là, pour notre peuple.C'est se mettre à disposition du capital financier, c'est renoncer à toutes volontés de transformations sociales. C'est se refuser à répondre aux attentes sociales. C'est accepter que 80% des ouvriers restent à l'écart des isoloirs. C'est rendre toutes propositions ne s'articulant pas sur cette néccessité comme étant purement et totalement démagogique. C'est se vautrer dans la pensée unique. C'est offrir un boulevard au FN.
Ne pas dénoncer les nouvelles régions comme étant un des éléments d'une Europe fédérale liquidant les états-Nation, c'est la aussi se mettre, de fait, à disposition du capital financier. Et là pour l'Auitaine j'attends et je rest sur ma faim.
Bernard Trannoy
SOURCE :http://www.pcfbassin.fr/


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