BRÉSIL: La bourgeoisie à l'offensive pour LIQUIDER LES ACQUIS des luttes populaires
De grandes manifestations organisées par l’opposition contre le pouvoir brésilien de Dilma Roussef ont eu lieu dans 240 villes du Brésil. Les manifestants, essentiellement issus de la petite et de la grande bourgeoisie, exigent le départ de la Présidente, issue du Parti des Travailleurs (PT), dont la popularité est en chute libre depuis des mois. La situation au Brésil est marquée par une dégradation sensible de la situation économique, la récession est proche et l'inflation à 9 % rogne le pouvoir d'achat des classes populaires. Les scandales de corruption qui touche la sphère gouvernementale et le PT avec en particulier l'affaire de la compagnie pétrolière Petrobas rongent la confiance qu'avait placée une partie importante de la population dans le PT.
Le PT, celui de l'ex-Président (de 2003 à 2011) Lula, a mené une politique de redistribution qui a profité de manière significative aux couches les plus pauvres, mais sans toucher aux intérêts de la bourgeoisie et sans s'attaquer à la domination capitaliste, laissant ainsi à la grande bourgeoisie la capacité de contester les fondements mêmes de cette politique.
Aujourd'hui, devant l'affaiblissement du PT, cette dernière en s'appuyant sur les USA entend reprendre complétement les rênes du pouvoir et liquider les acquis populaires des luttes sociales. Pour les USA cette contestation est du pain béni. Bousculé par la montée des courants populaires et nationaux en Amérique Latine, les USA entendent reprendre la main et interviennent activement pour déstabiliser les gouvernements légitimement élus. C'est le cas au Brésil mais aussi au Venezuela, en Equateur...et à Cuba où le changement de tactique auquel ont été amenés les USA vis-à-vis de la révolution cubaine vise à en liquider le contenu.
La situation qui se développe au Brésil n'est pas si nouvelle, rappelons-nous les manifestations populaires contre la politique d'austérité et le chômage organisées au moment de la coupe du monde de football. Ces manifestations ont été violemment réprimées par le pouvoir.
Le Parti Communiste Brésilien (PCB), à ne pas confondre avec le Parti Communiste du Brésil (PcdoB) qui participe au gouvernement PT, dénonce à juste titre le rôle opportuniste du PT et de ses alliés (un conglomérat politique allant des sociaux-démocrates aux trotskystes). Il montre que cette politique qui refuse de s'attaquer au grand capital monopoliste ne peut conduire qu'à la défaite du mouvement populaire d'émancipation.
SOURCE :


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