Les voeux de Hollande : « On attend rien de bon de sa part, une bonne raison pour ne pas être déchu ! »
Voeux de François Hollande : les critiques fusent
de la part des politiques
François Hollande s'est rendu jeudi 31 décembre 2015 au soir au pied des Champs-Elysées à la rencontre des forces de sécurité et de secours engagées sur le terrain pour la nuit de la Saint-Sylvestre, après avoir évoqué une menace terroriste à son «plus haut niveau» lors de ses voeux aux Français.
Le chef de l'Etat a également fait de la lutte contre le chômage sa priorité.
Plusieurs responsables politiques ont réagi à ces annonces, certains estimant que le discours du chef de l'Etat manquait de consistance.
- Nouveau parti anticapitaliste : «Hollande est égal à lui même. Il force la dose sur les dimensions guerrière, sécuritaires et autoritaires. Il se félicite des interventions militaires et promet d'intensifier les frappes en Syrie et en Irak. Il persiste et signe sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. Quand il fait le coup de l'état d'urgence +économique et sociale+ c'est pour confirmer la +simplification du code du travail+ et de nouvelles aides aux entreprises soi-disant pour l'embauche. Rien de neuf, nous aurons autant de raisons de combattre le gouvernement Hollande en 2016».
- Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) : «Hollande a parlé. Double peine : l'écouter et devoir le commenter. Résumons : il continue ce qui ne marche pas. Le grand nombre va encore souffrir».
- Julien Bayou, porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts : «François Hollande nous a offert un nouveau discours du 31 sans annonce concrète si ce n'est l'entêtement sur la déchéance de nationalité. Des voeux qui signent un mandat déjà fini, un mandat sans vision pour le pays, un mandat pour rien»
- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France : «François Hollande a rappelé la gravité des menaces qui persistent. Pourtant le décalage entre ses paroles et ses actes est effrayant. Au-delà de l'état d'urgence, qui d'ailleurs aurait dû être mis en oeuvre dès janvier, et l'extension de la déchéance de nationalité, importante mais symbolique, il n'y a rien contre les jihadistes présents sur notre territoire, que le gouvernement refuse d'isoler ou d'éloigner; rien sur le contrôle des frontières renvoyé aux oubliettes de l'Union Européenne. Aucune mesure d'urgence enfin sur nos forces de police, de douane et de gendarmerie, complètement exsangues. J'appelle une fois encore le président à enfin passer des paroles aux actes, tout simplement».


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