Les députés « FRONDEURS » du PS qui veulent déposer un « CONTRE PROJET » de LOI TRAVAIL ont rencontré les dirigeants de la CGT, de FO et des syndicats lycéens et étudiants (UNEF, UNL)
16 mars 2016 – les députés socialistes frondeurs prévoient de présenter un « contre-projet » de loi travail. Le 16 mars, à l’Assemblée nationale, ils ont auditionné Jean-Claude Mailly (FO) et Philippe Martinez (CGT), les représentants des organisations de jeunesse William Martinet (UNEF) et Samya Mokhtar (UNL). Il s’agit pour les frondeurs de renforcer le compte personnel d’activité (CPA) en créant un vrai « statut du travailleur nomade », appelé au XXIe siècle à changer plusieurs fois d’entreprises au cours de sa vie. Avec le CPA les droits collectifs inscrits dans les conventions collectives et les statuts seraient remplacés par des droits individuels liés à la personne.
SOURCE :
Un commentaire de Jean Lévy (sur son blog) :
Face au « détricotage » systématique du Code du Travail, la jeunesse scolarisée et les salariés se mobilisent contre l'offensive de « contre-révolution sociale » menée par l'oligarchie, ses pantins politiques (de « gauche » comme de droite) et ses médias.
C'est en effet la rue, les entreprises, le terrain de lutte du monde du travail contre le capital.
Avec, si possible, l'appui du maximum de parlementaires pour porter leur combat à la tribune de l'Assemblée nationale.
Et pas dans le cadre de prétendues « négociations » avec le pouvoir et le patronat. Car il s'agit bien d'une supercherie que de faire croire à l'utilité de rencontres avec ceux qui veulent acculer notre peuple à un nouvel esclavage, d'où pourraient sortir des solutions acceptables par les deux parties. Car, soyons net : le capital globalisé, au niveau de l'Union européenne et du monde, vise à réduire à néant toute la législation sociale imposée au patronat par plus d'un siècle de luttes incessantes.
Dans ces conditions, "négocier" c'est accepter d'avance de batailler en recul afin de réduire le moins possible les droits, les acquis sociaux, la législation du travail qui sont, encore aujourd'hui, en vigueur. C'est accepter d'avance une nouvelle défaite.
Les Confédérations syndicales devraient - enfin - définir une stratégie de reconquête, et non pas négocier d'empiétement nouveau.
Ce choix est décisif. Nous sommes confrontés à un épisode de confrontation violente de classes. S'y refuser c'est capituler sans combattre, c'est trahir les intérêts de notre peuple travailleur.
Jean LÉVY
Ancien responsable CGT
qui prend, en 2016, sa 76ème carte confédérale


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