MISE EN GARDE: la Grande Bretagne n'est pas du tout sortie de l'UNION EUROPÉENNE
On n'a jamais vu de politique européenne corrigée, amendée, ou stoppée par un vote populaire dans aucun des pays européens. Sans un puissant mouvement populaire pour le valider, est fort probable qu'il en sera de même pour ce Brexit qui provoque tant de panique dans la bourgeoisie mondiale, et chez nous un certain contentement. Voir leur réaction ça fait du bien. Mais c'est loin d'être fait.
Cette panique s'explique par deux choses : le caractère fatidique et irréversible de l'unification européenne sous l'égide oligarchie internationale semble enrayé. Et l'unité de l'Occident, qui est le vrai nom que doit porter le vrai sujet géopolitique actuel est remise en cause parce que le Royaume Uni sert d'articulation entre l’Amérique du nord et l'Europe continentale, mais aussi une part non négligeable du troisième monde.
Il s'agit là d'un scandale mondial qui ne peut pas continuer, et d'un défi qui ne doit pas rester impuni.
Dans les faits rien ne justifie une telle panique économique et ils vont bientôt s'en apercevoir (à commencer par les naïfs qui se sont fait plumer sur les marchés la nuit dernière). Mais il se dessine une politique de sanction contre la Grande Bretagne. C'est que ces gens de Bruxelles et de Washington ne comprennent pas autrement la politique étrangère : Désaccord, litige? Sanction ! Les Britanniques vont soudain être traités comme n'importe quel Russe, et se voir infliger des brimades collectives tout à fait arbitraires, comme par exemple pour commencer l'imposition punitive d’un visa d’entrée en UE, présenté comme une conséquence directe de leur vote. Ou le sabotage de leur championnat de foot !
Mais outre ce prurit disciplinaire qui pourrait s'avérer contre-productif, il s'agit aussi d'intimider les britanniques de l'intérieur, ces « ploucs » de la campagne qui au dire de la presse sont sortis des rails de la civilisation et ont entrainé avec eux leurs compatriotes « hypes » bouffeurs de sushi de Londres et des autres centres-villes, et qui nous appellent à leur secours. Une intervention humanitaire s'impose, et non seulement l'Ecosse (pauvres écossais! ils ne savent pas ce qu'ils font!) mais aussi Londres menacent de faire sécession.
Un certain nombre de calamités quotidiennes vont donc aggraver singulièrement la vie de ces ouvriers et de ces chômeurs mal-pensants dans les prochains mois. De plus il se dessine une stratégie pour gagner du temps de manière à créer une situation favorable pour un deuxième vote, tout en organisant un chaos de mauvais augure. On a fait revoter les Danois, les Grecs, les Irlandais, on a contourné les votes des Hollandais et des Français. Les Britanniques ne feront pas exception, ils connaîtront à leur tour l'humiliation nationale parce que les élites qui disposeraient du pouvoir de s'y opposer ne le feront pas. Bien au contraire ils organiseront le contournement du Brexit. Peut-être l'assassinat de Jo Cox montre-t-il la voie implacable qu’ils vont emprunter. A moins que ...
GQ
24 juin 2016
SOURCE:


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