ÉQUATEUR : Lenín MORENO, candidat d’Alianza País, le parti de Rafael Correa, élu président de la République
Coup dur pour la « fin de cycle » en Équateur
Par Maurice Lemoine - le 4 avril 2017
Dimanche 2 avril, les près de 13 millions d’électeurs du pays andin devaient décider qui, du candidat de gauche Lenín Moreno (en illustration) ou du néolibéral Guillermo Lasso, succédera à Rafael Correa, représentant du « socialisme du XXIe siècle » au pouvoir depuis 2007. En élisant le candidat d’Alianza País, le parti du président sortant, avec 51,16 % des voix, dans un contexte économique particulièrement difficile, les Equatoriens ont exprimé le souhait de poursuivre la « révolution citoyenne ».
Chronique d’une campagne dont le résultat a une énorme signification tant pour l’Equateur que pour l’ensemble de l’Amérique latine.
Le 3 janvier 2017, depuis Miami où il réside, le cubano-américain Carlos Alberto Montaner, journaliste d’extrême droite président de l’Interamerican Institute for Democracy (IID), « alertait » les citoyens équatoriens, au nom de son organisation, sur l’erreur que constituerait le fait de voter, lors des élections du 19 février 2017, pour Alianza País (Alliance pays, AP), parti (du président Rafael Correa) « qui a soutenu les pires tyrannies de notre continent (…) en alliance avec les gouvernements néopopulistes du Socialisme du XXIe siècle ». Peu de temps auparavant, le 5 décembre 2016, l’« analyste politique » français Marc Saint-Upéry faisait de son côté circuler sur les réseaux sociaux, au nom d’un positionnement « de gauche » autoproclamé, l’un des articles dans lesquels, d’une façon obsessionnelle pour ne pas dire pathologique, il dénonce « la soi-disant “Révolution citoyenne” » instaurée depuis 2007 – de victoire électorale en victoire électorale, tout de même ! – par Correa : « A l’exception du parti au pouvoir, Alianza País – lui-même grande machine à recycler les caciques régionaux de droite et à caser footballeurs, reines de beauté et saltimbanques télévisuels – , toutes les organisations et mouvements de la gauche équatorienne, de la social-démocratie aux maoïstes en passant par les indigènes, les féministes, les écologistes et les syndicats ouvriers, sont unis dans une alliance électorale contre Correa et son régime, et dénoncent le modèle autoritaire de modernisation capitaliste et de “restauration conservatrice” qu’il promeut. »
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Coup dur pour la " fin de cycle " en Equateur
Le 3 janvier 2017, depuis Miami où il réside, le cubano-américain Carlos Alberto Montaner, journaliste d'extrême droite président de l'Interamerican Institute for Democracy (IID), " alertait "...


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