LE 17 ON BLOQUE TOUT ! Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation -Pardem-

Le 15 novembre 2018
Depuis que j’ai mis mon gilet jaune de la sécurité routière sur la plage avant de mon véhicule, je croise en Seine-et-Marne un nombre incroyable d’automobilistes qui ont fait comme moi. Combien ? Une voiture sur 30, sur 20, sur 10 ? Le phénomène est massif et se renforce jour après jour, il n’y a qu’à compter les voitures avec gilets jaunes dans les parkings des grandes surfaces. Les appels de phares ou coups de klaxon lorsqu’on croise un autre gilet jaune deviennent un signe de reconnaissance et de complicité.
Bien sûr, le Parti de la démondialisation (le Pardem) appelle à participer aux initiatives du 17 novembre. Ce phénomène est inédit. Son développement reste totalement imprévisible. En fait, cette traînée de poudre populaire semble être à la fois une protestation radicale contre le macronisme, pas simplement focalisée sur la hausse des prix des carburants, et contre l’impuissance générale apparente, politique et syndicale. Pour autant, jusqu’à présent, les gilets jaunes ne sont pas prêts à se faire récupérer et à se donner aux extrêmes ou réputés tels, quels qu’ils soient, contrairement à la lancinante campagne des grands médias pour tenter de les discréditer.
M. Macron a été élu sur la base du rejet de « l’ancien monde» incarné par les partis politiques traditionnels de gauche et de droite. Ces partis ont gouverné en alternance pendant des décennies pour mener finalement des politiques quasi identiques, toutes inspirées de la « théorie» économique standard (néolibérale). Logiquement, les résultats ont été identiques et prévisibles : renforcement du pouvoir et de la richesse pour ceux qui étaient déjà les plus puissants ; appauvrissement plus ou moins prononcé pour tous les autres. Afin d’échapper à ce clivage gauche-droite toujours présent à l’état de mythe, mais vide aujourd’hui de tout contenu, M. Macron s’est présenté comme étant à la fois « et de droite, et de gauche ». C’est parfaitement exact puisqu’il est, tout comme les principaux partis de gauche et de droite, en faveur du libre-échange (tout en le condamnant), pour la globalisation financière (tout en dénonçant ses excès), enthousiasmé par le système de l’Union européenne (tout en regrettant ses insuffisances), contre l’Etat et la nation aux motifs qu’une politique indépendante de la France ne pourrait qu’aboutir à l’étatisme et au nationalisme. Au second tour de l’élection présidentielle, tous les partis de gauche et de droite ont appelé à voter pour lui.
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