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Le 26 avril à Bruxelles, tous mobilisés pour une Europe sociale
Partout en Europe nous exigeons une hausse des salaires, des pensions et des minima sociaux, parce que ce sont les travailleurs qui créent la richesse.
Alors qu’on voudrait nous enfermer dans un débat binaire opposant les pro-europe, tenant de plus de libéralisme et les contre, qui promeuvent un repli nationaliste, la CGT, avec d’autres organisations syndicales (belges, espagnoles, italiennes …) et avec la confédération européennes des syndicats, appellent à imposer notre Europe : une Europe sociale, écologique, ouverte et solidaire. Un signal fort sera envoyé en ce sens à travers l’organisation d’une grande manifestation européenne le 26 avril 2019 à 10h30, Place du Luxembourg à Bruxelles.
Les travailleurs de toute l’Europe seront présents le 26 à Bruxelles, pour exiger une hausse de tous les salaires et pour en finir avec les politiques d’austérité qui les écrasent pendant que patronat, financiers et actionnaires se gavent.
Les travailleurs de toute l’Europe seront présents le 26 à Bruxelles, pour promouvoir le projet de garanties collectives et des normes sociales à l’échelle européenne, pour en finir avec la tendance actuelle de rendre le travail toujours plus précaire et les travailleurs toujours plus vulnérables.
Les travailleurs de toute l’Europe seront présents le 26 à Bruxelles, pour défendre les services publics publics face à la vaste offensive de privatisation dont ils font l’objet et avec les effets dévastateurs que l’on connait (augmentation des tarifs, fermeture de services jugés « non rentables »), le tout au profit d’actionnaires de grands groupes.
Les travailleurs de toute l’Europe seront présents le 26 à Bruxelles, pour exiger une justice sociale et fiscale, en faisant payer le capital pour financer le sociale, à travers l'éradication des paradis fiscaux et via l'harmonisation par le haut de la taxation du capital.
Les travailleurs de toute l’Europe seront présents le 26 à Bruxelles, pour imposer les investissements dans la transition industrielle et écologique partout en Europe. C’est en s’unissant entre travailleurs de toute l’Europe que nous lutterons contre la désindustrialisation et contre les stratégies de dumping social.
Ainsi, c'est à travers cette mobilisation organisée le 26 avril à Bruxelles, que nous imposerons d'autres choix économiques, sociaux, environnementaux et que nous assécherons les plus-values reversées aux actionnaires.


Manifestation annuelle pour l' « Europe sociale » à Bruxelles à l'appel de la CES et de la CGT…
(voir le tract CGT ci-dessus)
Voici revenu le temps de l'action annuelle de revendications de la CES : l'organisation d'une manifestation à Bruxelles pour « Une Europe plus juste pour les travailleurs » .
LA CGT y appelle également et Philippe Martinez est annoncé en personne, aux côtés de Laurent Berger…
Le texte de la CGT appelant à cette journée est un vibrant appel à l'Europe sociale : « Alors qu’on voudrait nous enfermer dans un débat binaire opposant les pro-europe, tenant de plus de libéralisme et les contre, qui promeuvent un repli nationaliste, la CGT, avec d’autres organisations syndicales (belges, espagnoles, italiennes …) et avec la confédération européennes des syndicats, appellent à imposer notre Europe : une Europe sociale, écologique, ouverte et solidaire. » Il décline des revendications ambitieuses (hausse des salaires, fin de l'austérité, défense des services publics publics (sic), justice sociale et fiscale...) et conclut presque de manière lyrique : « c'est à travers cette mobilisation organisée le 26 avril à Bruxelles, que nous imposerons d'autres choix économiques, sociaux, environnementaux et que nous assécherons les plus-values reversées aux actionnaires. »
Bigre, comme les années précédentes, les actionnaires tremblent sûrement devant cette manifestation des bureaucraties syndicales appointées et organisées par l'UE elle-même.
Car loin d'être une organisation syndicale, la CES est une officine de l'UE créée et financée par elle pour accompagner « syndicalement » la construction européenne, et que l'UE est construite à travers ses traités successifs pour être anti-sociale sans aucune possibilité qu'il en soit autrement : inscription dans le marbre des traités du néolibéralisme à l'anglo-saxonne, règle de l'unanimité rendant impossible toute évolution, pouvoir aux instances non élues directement branchées sur le grand capital (Commission, BCE...), négation de toute souveraineté populaire et nationale, …
Autrement dit, le slogan « Europe sociale » au sein de cette UE est un slogan ouvertement mensonger et mystificateur, visant à circonscrire les luttes sociales dans le cadre de l'UE et du capitalisme comme horizon indépassable et à arrimer les travailleurs à un réformisme devenu accompagnement des régressions.
Et l'appel de la CGT à l'initiative de la CES dont le précédent secrétaire général appelait à « sauver le capitalisme de lui-même » après la crise de 2008 n'est que la poursuite de l'intégration de la confédération au syndicalisme officiel dans le cadre du « syndicalisme rassemblé ».
C'est ce syndicalisme, qui passant à côté voire combat le mouvement des Gilets jaunes et n'obtenant aucune avancée sociale depuis des années, qui a entraîné le recul de la CGT devenue deuxième organisation syndicale en France derrière la CFDT.
Cette orientation passe de plus en plus difficilement auprès des bases syndicales combatives qui d'une part ont entamé un mouvement de ré-adhésion à la FSM et d'autres part ont tissé des liens avec les GJ dans de nombreux département et qui appellent à une grande journée de luttes le 27 avril avec manifestation nationale à Paris.
Face à cette évolution, B. Thibault soutenu par le journal Le Monde a d'ailleurs dû récemment se fendre d'un article (creux) pour essayer de défendre l'adhésion de la CGT à la CES…
Mais l'épisode actuel de la lutte des classes marquée par l'offensive euro-macroniste comme par la résistance populaire ne laisse aucun doute : c'est par l'ancrage dans le syndicalisme de classe et de masse, par la réaffirmation de l'antagonisme capital/travail, par la dénonciation des politiques anti-sociales et anti-démocratiques au coeur même de la construction européenne, dans la volonté non pas de négocier la régression sociale mais de la combattre frontalement, UE comprise, que se trouve la seule issue possible pour les travailleurs.
SOURCE:


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