TRAIN des PRIMEURS Perpignan-Rungis : L'État et la SNCF vendent le CLIMAT et les EMPLOIS au profit du Capital
Depuis le 30 juin 2019 , 80 camions prennent la route chaque jour pour remplacer le train des primeurs.
À Perpignan, la plate-forme logistique de fruits et légumes Saint-Charles International est l’une des plus importantes d’Europe, avec ses 200 000 m² d’entrepôts climatisés.
Chaque année, 1,6 millions de tonnes de fruits et légumes transitent par ce pôle (1 million au MIN de Rungis), représentant 31 % des entrées et 24 % des sorties de fruits et légumes du pays (hors bananes).
Liaison aussi historique qu’emblématique, le « train des primeurs » Perpignan-Rungis est menacé depuis la fin mars et l’annonce de l’arrêt de l’exploitation de ce dernier au 15 juillet. Cette information a engendré une forte mobilisation – qui se poursuit – avec des initiatives organisées sur le territoire comme à Perpignan, Toulouse ou Paris.
Le secteur des transports – qui représente 60 % des émissions de gaz à effet de serre – doit être au centre des réflexions sur la lutte contre le réchauffement climatique. Or, la part modale routière ne cesse de croître tandis que celle du ferroviaire ne cesse de diminuer. Ainsi, la part du ferroviaire dans le transport de marchandise, qui représentait 14 % du trafic en 2006 – année de l’ouverture à la concurrence – n’est aujourd’hui plus que de 7 %. Cela prouve que l’autorégulation du marché et l’ouverture à la concurrence ne permettent pas de répondre aux problématiques environnementales auxquelles nous faisons face.
Si cette liaison devait disparaître, l’équivalent de 25 000 camions supplémentaires par an circuleraient sur nos routes, avec les dégâts considérables inhérents : augmentation de la pollution, de l’accidentologie et de la congestion du réseau routier.
L’avenir du train des primeurs est conditionné à l’achat de nouveaux wagons, ayant un coût de 25 millions d’euros que Fret SNCF ne veut pas supporter. Pourtant, l’arrêt de cette liaison soulève également des questions sur l’emploi, car la position centrale du marché fruits & légumes de Perpignan Saint-Charles pourrait être remise en question au profit de Barcelone, avec comme conséquence plus de 6 000 emplois supprimés dont 3 000 emplois induits.
SOURCE : Le cri du poulpe sur Facebook
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