La LETTRE de CUBA Coopération - Les nouveautés depuis le 11 février 2021
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Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage !
Qui d’entre nous n’a pas eu connaissance de la « fable » diffusée sur tous les tons, des maladies graves, causées par des attaques soniques, contre les diplomates étasuniens en poste à La Havane ? Et bien évidemment les coupables désignés n’étaient pas très loin…
Tel un ballon de baudruche, la soi-disant attaque cubaine se dégonfle. On peut voir comment. Mais les effets désirés sont graves et toujours présents.
Ce fut, et c’est toujours un prétexte pour entraver les relations avec l’île de Cuba. C’est ce qu’a déclaré le Général Fabien Escalante, aujourd’hui à la retraite et spécialiste des questions de sécurité, dans une interview exclusive à Prensa Latina.
« Vous ne pouvez pas trouver ce qui n’existe pas. Ces attaques étaient une opération de la CIA (Central Intelligence Agency) ». Selon son analyse, le soi-disant « syndrome de La Havane, commencé il y a 4 ans, et a répondu à la revendication du gouvernement de Donald Trump de mettre fin aux liens entre les deux pays. Ce gouvernement qui s’est consacré à inverser le processus de normalisation naissant et progressif assumé par le gouvernement de Barak Obama à la fin de son mandat. Ce fut le prétexte pour renforcer le blocus et décider de mesures punitives qui ont coûté cher au peuple cubain. C’est le cas du démantèlement de l’ambassade de La Havane, début 2018, en en retirant 60 % des fonctionnaires qui a eu et a encore de sérieuses conséquences pour les citoyens cubains.
Tout cela est attesté par un récent rapport du Département d’État américain, récemment déclassifié qui confirme le manque évident de preuves. « Le mécanisme de la cause des blessures est actuellement inconnu. On ne connaît pas la raison de ces incidents, quand ils ont vraiment commencé, ni qui l’a fait ».
Le Général Escalante, estime qu’avec l’arrivée du Président Biden, la déclassification de ce rapport représente un changement de la politique américaine à l’égard de Cuba. D’après lui, la nouvelle administration devrait entreprendre des modifications positives en ce qui concerne les envois de fonds, la régularisation des vols, la réactivation des consulats et des ambassades ainsi que certains accords tel celui pour lutter contre le trafic de drogues.
Toujours dans cette déclaration à Prensa Latina, le Général a rappelé que, si les méthodes changent, l’objectif des États-Unis n’avait pas changé. « Ils veulent détruire le modèle social cubain, mettre fin au gouvernement révolutionnaire, profiter de cette époque et des nouvelles générations pour semer la confusion et essayer de réaliser ce qu’ils n’avaient pas pu réaliser auparavant ! »
Pour moi, de cet épisode, je tirerai deux enseignements.
Tout d’abord, ne nous laissons pas impressionner par les bobards, les calomnies qui sont diffusées par les médias dominants. Vous observerez que ceux-ci ne font jamais état des preuves produites qui démentent leurs propos.
Ensuite, ne nous berçons pas d’illusions. La pression mondiale doit être puissante afin que les États-Unis adoptent une politique vis-à-vis de Cuba conforme aux droits des peuples à décider de leur destin, respectueuse de ce petit pays indépendant, généreux, solidaire. Notre pays, ses représentants officiels ont une place à y tenir. Et nous, en tant qu’association, nous poursuivrons notre combat pacifique, mais résolu.
Roger Grévoul
Président Fondateur de Cuba Coopération France
Responsable politique du site et de la Lettre Hebdomadaire
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