RENTRÉE 2021 : DANGERS ET RAISONS D’ESPÉRER – Par François Boulo
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S’il y a bien une constante avec le pouvoir macronien, c’est qu’il est toujours là où on l’attend, et en particulier lorsqu’il s’agit d’humilier les pauvres.
A peine les congés d’été terminés, Blanquer suivi de Macron ont ainsi initié une polémique abjecte sur l’allocation de rentrée scolaire, laquelle est versée aux 3 millions de familles les plus modestes. Voilà donc des dirigeants qui sont capables de verser sans aucune contrepartie ni contrôle des dizaines voire des centaines de milliards d’euros aux grandes entreprises françaises qui ne cessent de délocaliser leurs emplois à l’étranger, mais s’inquiètent de la bonne utilisation de sommes qui se comptent en millions d’euros et destinés à soulager les familles et enfants les plus défavorisés de la société. Comment ces gens font-ils pour se regarder dans une glace ?
Au sein du parti LR (dont les différences idéologiques avec le parti présidentiel sont quasi-inexistantes), la course aux petits chevaux est lancée. Dans cette « famille » politique où l’intelligence et le charisme ont déserté depuis fort longtemps, chacun des prétendants redouble d’inventivité en annonces fracassantes mais surtout débiles et irresponsables sur le thème de la sécurité. Il faut s’attendre à ce que la thématique sécurité/immigration/islam (c’est un package de nos jours) nous soit continuellement agitée comme un chiffon rouge devant les yeux pour vampiriser tout le débat public.
Cette rentrée de septembre 2021 donne ainsi un avant-goût de ce qui nous attend pendant toute la campagne présidentielle : médiocrité, diversions, polémiques stériles. Rien ne nous sera épargné. C’est pourquoi il est important de prendre du recul pour analyser la situation, mais aussi pour proposer des solutions.
L’un des enjeux essentiels d’une campagne électorale est de déterminer les thèmes qui seront mis en avant dans le débat public. Nul doute que le système (pouvoir économique, politique et médiatique) va chercher à axer la campagne sur les sujets sécuritaires et sanitaires. Dans ces conditions, le seul moyen pour les citoyens de contrer cette propagande est de réussir à constituer une mobilisation sociale puissante permettant d’imposer ses propres préoccupations à l’agenda politique du pays.
En ce sens, les manifestations anti-passe sanitaires pourraient constituer un point d’appui. Mais il faudrait alors que ce mouvement spontané fasse significativement évoluer ses revendications. Car en l’état, ce mouvement n’est soutenu que par une minorité de citoyens, contrairement aux mouvements des gilets jaunes et à celui contre la réforme des retraites qui bénéficiaient du soutien d’au moins 70% de l’opinion publique.
Pour fédérer massivement, il faut donc impérativement que la mobilisation populaire qui devra peser sur les élections présidentielles en revienne aux revendications historiques des gilets jaunes : justice fiscale et sociale, et renouveau démocratique par le RIC.
Là est l’essentiel du combat politique pour la liberté et l’égalité.
Là est le point d’entrée vers l’émancipation des consciences.
Là est la condition pour construire un monde meilleur.
François Boulo
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