ONU : les grenadiers de l'empire US, MACRON en tête, mobilisés contre la RUSSIE - Par Jean LÉVY [TRIBUNE LIBRE]
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Les États-Unis espèrent transformer l'ONU en tribunal international qui mettrait la Russie au ban des Nations. Washington manœuvre pour disposer du nombre suffisant d'états vassaux à même de réaliser cette opération, s'estimant le « gendarme du monde ».
Et c'est Emmanuel Macron, qui pour le compte de Washington, a été chargé de l'opération.
Dès le début de la session de l’Assemblée, le président français s'est adressé d'abord aux représentants des Etats qui n'avaient pas approuvé les sanctions lors d'une réunion précédente. Il s'est grimé en pourfendeur de l'impérialisme. Selon « Le Monde », daté du 22 septembre :
« C'est un risque de division du monde qui se joue en raison des conséquences directes et indirectes du conflit » a reconnu le président français, tout en fustigeant les tenants d'une forme de non-alignement entre les Occidentaux et la Russie comme au temps de la guerre froide.
« Qui voudrait mimer ce combat des non-alignés se trompent lourdement : ceux qui se taisent aujourd'hui servent malgré eux, ou secrètement avec une certaine dose de complicité, la cause d'un nouvel impérialisme, qui désagrège notre ordre international
Mais les temps ont changé. « Le Monde » s'en fait l'écho en étalant son dépit sur deux pages, dans son édition datée des 18 et 19 septembre :
« La guerre déclenchée par Moscou en Ukraine révèle une fracture grandissante entre l'Occident et les pays qui contestent l'ordre international sous la bannière de la Chine et de la Russie ».
Et le quotidien du soir craint « un risque de fragmentation » à l'Assemblée générale de l'ONU :
« Jamais l'ordre international n’a paru si fracturé, le conflit révélant une nouvelle cartographie des rapports de force mondiaux. D'un côté, les Occidentaux et leurs alliés, emmenés par les Etats-Unis, fatigués de jouer les gendarmes du monde, mais fer de lance du soutien à l'Ukraine dans une Europe traumatisée par le retour de la guerre. De l'autre, la Russie, membre du Conseil de Sécurité, accusée de violer la chartre des Nations Unies en envahissant son voisin, et soutenue avec prudence et non sans arrière-pensée, par la Chine. Enfin, un groupe hétérogène représenté par l'Inde, des pays asiatiques, africains - comme l'Afrique du Sud - du Moyen-Orient et de l'Amérique du Sud, qui ne veulent pas choisir leur camp ».
Et « Le Monde » de poursuivre :
"Ce conflit (Russie-Ukraine) marque une rupture, celle déclinante des Occidentaux..."Pour l'Elysée, l'Assemblée générale doit permettre d'amplifier le soutien à l'Ukraine, tout en cherchant à rallier les pays « non alignés » ou « neutres », afin de faire pression sur la Russie."
Les propos du « Monde » mettent à mal le mensonge d'une « Russie isolée sur le plan international ».(*)
Il sera intéressant, lors de cette Assemblée générale des Nations Unies, de comparer le nombre de pays toujours alignés sur Washington avec ceux qui avaient appuyé les sanctions contre la Russie lors d'un vote précédent...
Une certitude : la France de Macron sera toujours le fidèle second de l'oncle Sam...
JEAN LÉVY
(*) Voir notre article La RUSSIE isolée dans le Monde ? - Par Jean LÉVY


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