La CHINE communiste, et son président Xi Jinping, cibles privilégiées du camp occidental, et du « Monde » en particulier- Par Jean LÉVY
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Hier dimanche s'est ouvert le 20ème du Parti Communiste Chinois.,
C'est l'occasion pour les médias français, pour « Le Monde » en particulier, de faire le procès du régime et de son président, présentés comme les ennemis à combattre sans merci. Pourtant, le prétexte d'avoir initié une intervention militaire dans un pays voisin, ne peut être retenu contre la Chine...
Alors pourquoi tant de haine déversée en permanence contre son président et son système politique ? Son armée menace-t-elle nos frontières, celles des nations européennes ou de ses voisins asiatiques ?
Les médias n'osent pas s'aventurer sur ce terrain.
L'éditorial du « Monde », daté des 16 et 17 octobre, laisse entrevoir les vraies raisons de la mise au pilori du système politique chinois.
D'abord le regret que ce "XXème Congrès" chinois ne réédite pas le tournant révisionniste pris 1956, par le Parti Communiste d'Union soviétique :
«(qui) fut celui de la déstalinisation et marqua le début de la fin de l'URSS ». « Dix ans après avoir pris novembre 2012, les rênes d'un parti en plein désarroi qui craignait de subir le même sort que son grand frère soviétique, le secrétaire général du PCC peut se vanter d'avoir mené à bien sa première mission. Il a remis de l'ordre dans le parti, tout en parvenant à rendre la Chine deux fois plus riche en 2021 qu'elle ne l'était en 2010 ».
De cet immense succès, « Le Monde » ne s'en satisfait manifestant pas...et le reprend comme un argument contre le président Xi :
« Tout cela n'augure rien de bon »
Et l'éditorialiste du Monde de se morfondre :
« Sans être nationalisé, le secteur privé à la base du dynamisme économique est désormais soumis peu ou prou aux mêmes règles que le secteur public ».
C'est bien cela que Le Monde ne supporte pas. Pas plus que le dégagement de la Chine vis-à-vis des États-Unis et des autres pays impérialistes.
« L'ouverture de la Chine vers le monde laisse place à un pays refermé sur lui-même pour des raisons qui paraissent aussi idéologiques que sanitaires », faisant là allusion à la théorie du « zéro covid ».
Enfin, cerise sur le gâteau :
« Enfin la coopération qui prévalait jusqu'alors avec les Etats-Unis s'est transformée en quasi-guerre froide, la Chine optant, de facto, pour une alliance anti-occidentale avec la Russie ».
En clair, l'éditorialiste du Monde reproche aux dirigeants de Pékin d'avoir choisi la voie du « socialisme à la chinoise » au lieu du « libre marché », dont les peuples d'Europe mesurent aujourd'hui les carnassiers effets...
Réaction normale de la part d'un média, dont l'actionnaire principal, Xavier Niel, fait partie du monde des affaires et du capital financier.
Mais alors pour justifier sa détestation du socialisme, qu'il parle « gros sous », et non de libertés, si ce n'est celle du commerce !
JEAN LÉVY


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